Les deux morts de la glycine de Montmartre

Les deux morts de la glycine de Montmartre


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Les écolos n’ont qu’une idée fantasmée des cycles naturels comme le montre quotidiennement l’actualité. Mais cette ignorance ne les empêche pas hélas d’agir.

Malheur, abomination et catastrophes : les services municipaux parisiens ont tronçonné la glycine centenaire du bistro Plumeau à Montmartre.

Pour une fois, le microcosme bobo-parisien monté sur roulettes souffre de ses propres erreurs.

« Les services ont confondu mort et repos végétatif, n’ont pas vu les bourgeons du manteau supérieur, n’ont pas laissé à la glycine centenaire un sursis, attendu la reprise végétative » explique l’association France Nature Environnement.

Donc la glycine de Montmartre a été occise durant sa mort végétative, ce qui nous fait deux morts.

Meuh oui : malgré le changement climatique, il y a des saisons, figurez-vous. Ce qui fait qu’il y a des trucs et des machins qui à la sortie de l’hiver ressemblent à du bois mort mais ne sont pas du bois mort. Et si vous voulez un scoop, en France, les chênes sont les derniers à avoir des feuilles (et les derniers à les perdre aussi en automne). Donc, prévenez vos services municipaux écolos de ne pas abattre précocement des chênes au motif qu’ils n’ont pas de feuilles en ce 21 mars qui est, scrogneugneu, le J1 du printemps.

Les grosses pattes destructrices des écolos

La mort de la glycine montmartroise est certes triste mais sans graves conséquences autres que pour quelques riverains, touristes et éventuellement abeilles.

A propos d’abeilles, nous avons eu récemment un exemple d’interventionnisme écologique catastrophique justifié là encore par une totale incompréhension des milieux naturels comme je le révèle dont mon dernier livre « Non, l’État ne nous protège plus ».

Dans la nature fantasmée des écologistes, les fleurs des betteraves sont butinables et les traitements des betteraves compromettent la survie des abeilles. Dans la vraie vie naturelle, les betteraves sucrières fleurissent – comme les carottes ou les navets – mais ces fleurs ne sont pas butinées et la pollinisation est dite anémophile (dispersion par le vent). Les agriculteurs emploient des néonicotinoïdes – une variété de pesticide qui ne s’épand pas mais est fixée sur les semences.

Par conséquent, la pollinisation d’autres espèces végétales et la survie de la vie biologique de la planète entière ne sont nullement menacées par la protection des betteraves qui alimentent toute une filière économique rentable.

Mais le législateur a interdit l’utilisation des néonics tueurs d’abeilles. L’État a donc choisi son camp : protéger les abeilles d’un risque inexistant pour plaire à un électorat écolo-pastèque quitte à sacrifier des pans entiers de notre agriculture et à augmenter le taux de suicide des agriculteurs.

En l’automne de l’an de grâce écologique 2020, deux ans après l’interdiction des pesticides, les betteraves à sucre sont envahies de pucerons verts ; Les rendements ont chuté de 30% à 50%. Toute une filière est déstabilisée pour rien : sucreries, transporteurs qui y apportent les betteraves, éleveurs qui utilisent les pulpes pour nourrir leur bétail. Ces pulpes sous-produit des sucreries sont déshydratées tout comme la luzerne et il est probable que le traitement de la luzerne seule ne suffise pas à amortir les usines de déshydratation. Ces installations, pour tenter de rester rentables, presseront les agriculteurs de baisser le prix de la luzerne ; si le prix de la luzerne baisse, beaucoup d’agriculteurs renonceront à la cultiver. Or la luzerne, elle, fleurit et les abeilles la butinent comme un met de choix !

Face à la catastrophe, le gouvernement décide finalement d’autoriser à nouveau les néonics pour les betteraviers jusqu’en 2023. On jacasse à propos de « comités de suivi », de « circonscrire les betteraves », de la validité constitutionnelle d’inscrire le mot « betterave » dans la loi, d’un plan de recherche public de 20 M€ pour remplacer les néonics, …

Du doute écologique au climatoscepticisme

Lorsque vous découvrez le monde fantasmé des actuels écolos, vous êtes en droit de douter de toutes leurs vastes théories, y compris la dernière en date : vouloir lutter contre un changement climatique tout aussi fantasmé que le butinage des betteraves par les abeilles.

Parlez à un écolo de l’Optimum du Moyen-Âge, période bien plus chaude que celle que nous vivons actuellement. Vous découvrirez qu’il ignore totalement cette partie de l’histoire bien documenté. Il ne sait pas que l’Optimum Médiéval a progressivement laissé place au mini Âge Glaciaire. Il en reviendra au CO2 et aux moteurs à combustion interne ou à explosion, sujets sur lesquels il en connaît autant que sur les glycines, les abeilles ou les betteraves, c’est-à-dire rien.

Pourquoi je persévère dans le climatoscepticisme

Ma persévérance climatosceptique n’a rien de diabolique. Simplement, elle est une quête d’efficacité qui est une quête rationnelle.

Ce qui marche, ce qui fonctionne, doit être conservé, ce qui échoue doit être oublié. Les diverses prédictions catastrophiques du GIEC ne se sont jamais réalisées et la fin du monde en permanence repoussée à demain. Ceci prouve que le modèle climatologique du GIEC est erroné. En sciences, un modèle qui n’est pas prédictif doit être abandonné.

Quant aux écologistes contemporains, ils semblent avoir oublié ce qui différencie l’homme de l’animal.

L’animal se plie à son environnement. Il évolue pour survivre aux contraintes naturelles.

L’homme fait plier son environnement. Il l’adapte pour sa survie.

L’agriculture n’est pas autre chose qu’une adaptation de l’environnement par l’homme. L’écologie d’aujourd’hui est devenu un mouvement obscurantiste, sans fondement scientifique, qui veut nous faire redevenir des chasseurs-cueilleurs, vivant au jour le jour. Une économie de subsistance. Qui en veut vraiment ?


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