Le pétrole russe dans la mire de Washington et de Bruxelles, l’Allemagne s’oppose à l’embargo

Le pétrole russe dans la mire de Washington et de Bruxelles, l’Allemagne s’oppose à l’embargo


Partager cet article

En réaction à ses actions militaires en Ukraine, les sanctions contre la Russie se multiplient. Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) « discutent très activement » des sanctions visant à mettre fin aux importations de pétrole russe. Une nouvelle ronde de sanction contre le président Poutine, que l’UE et l’administration Biden espèrent avoir des effets significatifs sur l’économie russe. L’Allemagne a déjà fait part de son désaccord sur le sujet.

Début des discussions entre les USA et l’UE

Selon le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken sur la chaîne CNN, les Etats-Unis et l’UE ont entamé les discussions concernant une éventuelle interdiction des importations de pétrole russes. L’idée de cette nouvelle sanction serait née d’un projet de loi présenté par les sénateurs américains qui a obtenu le soutien des démocrates et républicains.

Selon M. Blinken, les deux parties doivent veiller à ce que le stock de pétrole sur les marchés mondiaux soit suffisant avant d’appliquer cette nouvelle sanction. Interrogée à ce sujet, Usrula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne a annoncé que le but est de  « rendre impossible pour Poutine de financer ses guerres ».

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, encourage les deux parties à adopter cette mesure. Il a déclaré que « le pétrole et le gaz russes ont l’odeur du sang ukrainien ». En même temps, il demande aux entreprises occidentales de quitter la Russie.

L’Allemagne opposée à un embargo

Il faut dire que la situation est plutôt complexe pour l’Europe puisque 40% du gaz consommé dans le vieux continent provient de la Russie. Les Etats-Unis, eux, sont des producteurs d’hydrocarbures.

Selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l’Union Européenne souhaite actuellement à identifier les stratégies efficaces pour accélérer le développement des énergies renouvelables en vue de se libérer de la dépendance aux énergies fossiles russes. Elle n’a pas évoqué directement l’interdiction des importations de pétrole russe.

De son côté, l’Allemagne a déjà fait part de son désaccord. Sur la chaîne ARD ,la Ministre des Affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock a déclaré : « Ça ne sert à rien si dans trois semaines on découvre que nous n’avons plus que quelques jours d’électricité en Allemagne et qu’il faut donc revenir sur ces sanctions », et d’ajouter : « Si ces sanctions mettaient un terme à cette guerre, je les prendrais immédiatement ».

Pour rappel, la Russie est le troisième producteur de pétrole mondial, après les États-Unis et l’Arabie saoudite. La Russie est le deuxième producteur mondial de gaz naturel. Environ 25 à 40 % de l’énergie consommée en Europe sont fournis par la Russie.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Tchernobyl 40 ans après : ces régions françaises où la radioactivité reste élevée

Tchernobyl 40 ans après : ces régions françaises où la radioactivité reste élevée

Quarante ans après le passage du nuage radioactif, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) admet enfin la persistance de zones contaminées sur le territoire national. En 1986, Pierre Pellerin assurait que le nuage radioactif s'était "arrêté à la frontière". Quarante ans plus tard, l'ASNR confirme l'inverse, des régions françaises restent contaminées avec une rémanence durable du césium 137 et du strontium 90. Quarante ans plus tard, les effets de l’accident de Tchernobyl son


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle D. : Bardella à la Sorbonne - 1,8/20 en géo, 20/20 en foutage de gueule?

L'humeur de Veerle D. : Bardella à la Sorbonne - 1,8/20 en géo, 20/20 en foutage de gueule?

Mes chers amis de la presse subventionnée et adorateurs du tampon étatique, l'heure est grave. Le "microcosme" est en PLS. Le crime? Jordan Bardella n'a pas fini sa licence de géographie. Pire : il a collectionné les 1,8/20 et les 5/20 comme d'autres collectionnent les points fidélité chez l'opticien. On crie à l’imposture, on s’étouffe avec son croissant bio. Mais au lieu de pleurnicher sur les bancs vides de la Sorbonne, si on regardait pourquoi la moitié de la France s’en tamponne le coquill


CDS

CDS

Salaires : bientôt la fin du tabou français ! par Elise Rochefort

Salaires : bientôt la fin du tabou français ! par Elise Rochefort

Aujourd'hui, on s'attaque à un monument de notre culture d'entreprise : le secret salarial. En France, on dit souvent que l'argent est le dernier des tabous. Eh bien, préparez-vous, car ce tabou est sur le point de voler en éclats. D’ici le 7 juin 2026, la France doit avoir transposé la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale. Et ne vous y trompez pas : ce n'est pas une simple mise à jour administrative, c'est une véritable révolution sismique pour les employeurs comme pour


Rédaction

Rédaction

Créer son entreprise : micro-entreprise, SARL ou SAS ?

Créer son entreprise : micro-entreprise, SARL ou SAS ?

Je continue aujourd'hui ma série sur la création d'entreprise, en m'attaquant à une question en réalité assez simple mais souvent vécue comme complexe, voire insurmontable, par les "débutants" : quel statut juridique choisir ? Le choix de la forme juridique dépend largement de votre stratégie vis-à-vis des allocations chômage (ARE), de votre besoin de protection sociale et de l'envergure du projet. Voici une analyse comparative pour comprendre pourquoi la SAS (ou SASU) est souvent privilégiée


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe