Le Liban, l’autre pays du Macron, par Modeste Schwartz
French President Emmanuel Macron greets people as he visits the Gemmayzeh neighborhood which has suffered extensive damage due to a massive explosion in the Lebanese capital, on August, 6. 2020. – French President Emmanuel Macron visited shell-shocked Beirut, pledging support and urging change after a massive explosion devastated the Lebanese capital in a disaster that has sparked grief and fury. (Photo by – / AFP) LEBANON-FRANCE-BLAST

Le Liban, l’autre pays du Macron, par Modeste Schwartz


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Existe-t-il encore un pays suffisamment infortuné pour accepter en baissant la tête – et, a priori, contre quelques malheureux millions d’argent public français – les leçons de démocratie et de bonne gouvernance prodiguées par l’éborgneur des Gilet Jaunes – j’ai nommé : Emmanuel Rivotril-Macron ?

Curieusement, oui, ce pays existe. L’ironie du sort veut d’ailleurs que ce pays – véritable laboratoire des réinitialisations en tout genre – doive son état de désastre avancé à l’application concentrée de toutes les « meilleures » recettes de la Macronie : une totale collusion des élites cleptocratiques, bien décidées à endetter le pays jusqu’à l’os, sous le regard apathique de masses ethniquement divisées, et unies exclusivement par le désir d’avoir leur couvert au tout dernier déjeuner gratuit d’avant faillite. C’est un pays d’où certains arméniens du cru émigrent aujourd’hui en Arménie. Oui, vous avez bien lu : vers l’Arménie.

Et les cèdres, ils poussent jusqu’au ciel ?

Ce pays où, encore récemment, même le pain du petit-déjeuner était souvent importé d’un pays voisin (étant donné qu’il est plus difficile à « imprimer » que la fausse monnaie numérique), cette start-up nation offerte comme terre promise à Son Projet – ce pays s’appelle : le Liban. Ce qu’on comprend, en revanche, de moins en moins bien, c’est qu’Emmanuel « quoi qu’il en coûte » Macron, au terme de ses déplacements triomphants dans sa patrie de cœur, s’obstine à chaque fois à revenir au pays des « Gaulois réfractaires », de toute évidence indignes de son Génie et de sa Vision. En restant là où on l’aime, le Bachir Gemayel de Reims pourrait jouir à plein du devenir-Benalla de l’Etat de droit, explorer des conceptions encore plus viriles du 49.3, et surtout : découvrir les teintes que prendrait l’amour des Libanais à partir du moment où ce serait leur argent virtuel (et non le nôtre) qu’il dépenserait sans compter.


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