La 60e Biennale de Venise

La 60e Biennale de Venise


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Par Laurent Puech, historien de l’art et docteur en histoire – Avec sa série de néons des années 2010, « Foreigners Everywhere », Étrangers partout, le collectif franco-italien Claire Fontaine décline en plusieurs langues une formule à double sens Foreigners Eveywhere. Cette représentante de l’art critique déclare « aujourd’hui l’immigration et l’émigration ne sont plus de simples épiphénomènes liés à l’économie. Ce sont des expériences existentielles et perceptives à part entière« . En la titrant de même, Foreigners Eveywhere, l’exposition internationale de la Biennale de Venise 2024 révèle tous les paradoxes de ce slogan issu du militantisme de la fin du siècle dernier. Son commissariat est assuré par le brésilien Adriano Pedrosa à travers des figures d’artistes étrangers à leur propre culture, relégués par leur étrangeté ou par les migrations anciennes et contemporaines qui ouvrent les chapitres entiers d’une culture aussi hybridée qu’étrangère. Ce prisme de l’extranéité permet l’intersectionnalité, comme on dit, et introduit l’environnementalisme, l’anticolonialisme, le féminisme et une expression queer qui contraste avec celle de l’activisme anticapitaliste à laquelle se rattache un soutien à Gaza, très présent dans l’accrochage.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent pas la ligne éditoriale du Courrier des Stratèges

L'humeur de Veerle Daens : J'adore Macron et son nouveau look de dictateur latino

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Ah, Emmanuel… Je dois vous faire une confidence : depuis mon petit appartement de Malines, alors que je regarde la Dyle couler tranquillement sous un ciel de plomb, je ne peux m’empêcher de fixer mon écran. C’est beau, c’est inquiétant, et on ne peut pas détacher ses yeux du spectacle. À 29 ans, je suis sans doute une cible facile pour ce genre de charisme. Mais là, il a franchi un cap. À Davos, au milieu des sommets enneigés et de l'entre-soi des puissants, notre « Mozart de la finance » a ran


CDS

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Trump, comme le Titanic, va-t-il se heurter à l'iceberg de la réalité? par Thibault de Varenne

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Il règne cette année à Davos une étrange atmosphère de fin de règne, ou peut-être, plus effrayant encore, de début d'une ère dont personne ici ne possède le mode d'emploi. La station alpine, habituée aux murmures feutrés du consensus technocratique, a été percutée de plein fouet par un objet politique non identifié, ou plutôt trop bien identifié : le retour physique, tonitruant et sans filtre de Donald Trump. Le thème officiel de cette 56ème réunion, "Un Esprit de dialogue", sonne désormais com


Éric Verhaeghe

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Le peuple et la nostalgie du sacrifiable : pourquoi la France ne sait plus "faire société"

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En ce 21 janvier 2026, anniversaire de la décapitation de Louis Capet, la France se recueille, ou plutôt, elle s'interroge. Sous la grisaille d'un hiver incertain, aussi mou du genou que le Bloc Central, le souvenir de la place de la Révolution et du couperet tombant sur le cou de Louis XVI n'est plus une simple image d'Épinal pour manuels scolaires en déshérence. C’est une interrogation ouverte, un pivot que nous n'en finissons pas d'interroger. Pourquoi, deux siècles plus tard, la figure du «


Éric Verhaeghe

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L'or ne cesse de monter : quand en acheter ? par Vincent Clairmont

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Nous sommes le 21 janvier 2026, et le marché des métaux précieux semble être entré dans une phase de "gravité inversée". Avec une once d’or qui flirte désormais avec les 4 750 $ (dépassant largement les 4 100 € sur nos places européennes), l’adjectif « vertigineux » n’est plus une figure de style, mais une réalité comptable. Voici mon analyse de cette envolée et des forces qui pourraient, dans les mois à venir, soit briser cet élan, soit le transformer en un socle durable. Une ascension sous


Rédaction

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