La 60e Biennale de Venise

La 60e Biennale de Venise


Partager cet article

Par Laurent Puech, historien de l’art et docteur en histoire – Avec sa série de néons des années 2010, « Foreigners Everywhere », Étrangers partout, le collectif franco-italien Claire Fontaine décline en plusieurs langues une formule à double sens Foreigners Eveywhere. Cette représentante de l’art critique déclare « aujourd’hui l’immigration et l’émigration ne sont plus de simples épiphénomènes liés à l’économie. Ce sont des expériences existentielles et perceptives à part entière« . En la titrant de même, Foreigners Eveywhere, l’exposition internationale de la Biennale de Venise 2024 révèle tous les paradoxes de ce slogan issu du militantisme de la fin du siècle dernier. Son commissariat est assuré par le brésilien Adriano Pedrosa à travers des figures d’artistes étrangers à leur propre culture, relégués par leur étrangeté ou par les migrations anciennes et contemporaines qui ouvrent les chapitres entiers d’une culture aussi hybridée qu’étrangère. Ce prisme de l’extranéité permet l’intersectionnalité, comme on dit, et introduit l’environnementalisme, l’anticolonialisme, le féminisme et une expression queer qui contraste avec celle de l’activisme anticapitaliste à laquelle se rattache un soutien à Gaza, très présent dans l’accrochage.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent pas la ligne éditoriale du Courrier des Stratèges

Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Aujourd'hui, Thibault de Varenne fait un panorama de l'état des BRICS, sans propagande et à partir des sources des BRICS... L'évolution du groupement des BRICS, entre 2024 et 2026, marque une transition historique d'un forum de concertation économique vers une structure de gouvernance mondiale institutionnalisée. Ce processus, décrit par les sources moscovites, pékinoises et téhéranaises comme l'émergence de la « Majorité Mondiale », ne se limite pas à une simple expansion géographique, mais co


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

Ah, quelle déception! On l’imaginait déjà, notre « héros de la démocratie » en t-shirt kaki, gérant ses milliards d’aide internationale entre deux visioconférences, avec, en arrière-plan, le chic absolu du recel d’art impressionniste : un tableau de Cézanne volé il y a quelques années. Quoi de plus libertarien, après tout, que de voir un chef d’État s’approprier ce que l’État italien n'a pas su protéger? Hélas, la réalité est bien plus banale, et surtout bien plus russe. Un tableau volé de Céza


CDS

CDS

Les 8.000 licenciements de Zuckerberg : étape-clé dans le Grand Remplacement des cadres par l'IA, par Renaud Jacobs

Les 8.000 licenciements de Zuckerberg : étape-clé dans le Grand Remplacement des cadres par l'IA, par Renaud Jacobs

L’annonce du licenciement de 8 000 salariés chez Meta Platforms en mai 2026 ne relève pas d'une banale gestion de crise. Alors que le groupe affiche une santé financière insolente avec un chiffre d’affaires record de 201 milliards de dollars en 2025, Mark Zuckerberg opère une bascule structurelle historique : le remplacement de la masse salariale par une infrastructure d’IA souveraine. Cette chronique analyse les leviers de cette transformation, de l'automatisation agentique aux incitations fin


Rédaction

Rédaction

« Comme les Français » : Lecornu et ses 443 000 euros de dette immobilière

« Comme les Français » : Lecornu et ses 443 000 euros de dette immobilière

443 000 euros de crédit en cours, un découvert bancaire assumé, un bien à 770 000 euros. Sébastien Lecornu joue la carte de la transparence patrimoniale pour se normaliser. Un chiffre brandi comme preuve de normalité, mais l'argument dissimule autant qu'il dévoile. Les chiffres sont dans la déclaration de patrimoine, noir sur blanc. Sébastien Lecornu porte un crédit immobilier massif contracté dès 2018, soit en pleine ascension politique. Un endettement présenté comme banal, mais qui soulève un


Rédaction

Rédaction