Klaus Schwab démissionne : ce qu’il disait de la sécurité sociale

Klaus Schwab démissionne : ce qu’il disait de la sécurité sociale


Partager cet article

La démission de Klaus Schwab donne l’occasion de rappeler quelques-unes de ses positions, notamment dans le domaine de la protection sociale. Grâce au système de l’infiltration cognitive (consistant à utiliser de prétendus dissidents pour manipuler les adversaires de la mondialisation), la caste mondialiste est en effet parvenue à faire endosser (souvent avec haine) par les prétendus « souverainistes » la vision sociale du WEF, tout entière fondée sur l’idéologie de la « protection ». Ou comment des partisans fanatiques de la sécurité sociale croient combattre l’idéologie mondialiste alors qu’ils se contentent de la propager.

Donc, Klaus Schwab vient de démissionner sagement (à 88 ans tout de même) avant d’essuyer un sanglant coup d’Etat dont nous avons raconté les coulisses sulfureuses aujourd’hui.

Le bonhomme est largement devenu un objet de fantasmes divers, dont j’avais évoqué la réalité et la mythologie. Sa démission discrètement forcée nous donne l’occasion de rappeler certaines de ses positions, et surtout de mettre en lumière l’efficacité de l’infiltration cognitive que nous évoquons souvent. Des influenceurs à la solde de la caste mondialiste ont en effet, avec beaucoup de professionnalisme, réussi à faire endosser par les « populistes » la vision schwabienne des politiques publiques.

Ainsi, on rappellera que dans son ouvrage « la Grande Réinitialisation » de l’été 2020, Klaus Schwab et son nègre Thierry Malleret, résument avec brio leur vision des politiques sociales (page 79 du livre) :

Dans certains pays, cette exaspération généralisée a pris la forme de manifestations pacifiques ou violentes ; dans d’autres, elle a conduit à des victoires électorales de partis populistes et extrémistes. Quelle que soit sa forme, dans presque tous les cas, la réponse de la classe dirigeante est restée insuffisante – mal préparée à la rébellion et à court d’idées et de leviers politiques pour résoudre le problème. Bien que complexes, les solutions politiques existent et consistent dans l’ensemble à adapter l’État-providence au monde d’aujourd’hui en donnant du pouvoir aux gens et en répondant aux demandes d’un contrat social plus juste. Au cours des dernières années, plusieurs organisations internationales et groupes de réflexion se sont adaptés à cette nouvelle réalité et ont formulé des propositions sur la manière de la concrétiser. La pandémie va marquer un tournant en accélérant cette transition. Elle a donné une dimension concrète à ce problème et rendu impossible un retour au statu quo pré-pandémique.

Rappelons-le inlassablement : le retour au « Big Government » et l’idéologie de la protection ne sont pas le fait de « populistes » ou de « souverainistes ». Ces caps idéologiques sont ceux des libéraux mondialistes.

Si vous voulez comprendre comment des influenceurs agissent pour vous convaincre du contraire, ne manquez pas ces quelques vidéos conçues pour vous.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'entrepreneur, parfait symbole de la lutte contre l'avachissement

L'entrepreneur, parfait symbole de la lutte contre l'avachissement

Il existe aujourd'hui une ligne de fracture invisible, mais profonde, qui traverse notre vieille Europe. D'un côté, le confort feutré de la « réalisation collective », ce grand tout sécurisant qui finit par étouffer l'individu sous les draps de la protection sociale et de la norme administrative (ce que j'appelle l'avachissement). De l'autre, une figure qui, presque malgré elle, devient le fer de lance d'une sécession nécessaire : l'entrepreneur. Loin des clichés du grand capital, l'entrepre


Rédaction

Rédaction

Macron président de l'Europe en 2027 ? quelles chances a-t-il ? par Thibault de Varenne

Macron président de l'Europe en 2027 ? quelles chances a-t-il ? par Thibault de Varenne

Le "Sphinx" de l'Élysée prépare sa mue. Alors que la France s'enfonce dans une paralysie politique que lui-même a orchestrée par sa dissolution "incendiaire", Emmanuel Macron regarde déjà par-dessus la haie de 2027. Ne vous y trompez pas : le personnage, dont la vanité n'a d'égale que son mépris pour les frontières nationales, ne compte pas finir sa carrière en "retraité de la République" à soixante-neuf ans. Son regard est fixé sur Bruxelles, ou plutôt sur ce trône de "Président de l'Europe" qu


Rédaction

Rédaction

Que deviendra le livret A dans la future fédération européenne, par Vincent Clairmont

Que deviendra le livret A dans la future fédération européenne, par Vincent Clairmont

Le Courrier vous alerte depuis la semaine dernière sur l'ultimatum lancé par Emmanuel Macron à l'Europe : si, d'ici le mois de juin, elle n'a pas opté pour une évolution fédérale, l'E6 se lancera dans une intégration accrue, où la France comme Etat-nation souverain disparaîtra rapidement. Concrètement, quel risque pour votre épargne ? Que deviendra le livret A dans la future fédération européenne? C'est la question qui brûle les lèvres en ce début d'année 2026, alors que le paysage financier fr


Rédaction

Rédaction

IA et nucléaire : la fin de l’équilibre ou sa métamorphose ? Par Eric Lemaire

IA et nucléaire : la fin de l’équilibre ou sa métamorphose ? Par Eric Lemaire

Abstract Telegram : du bombardier de 1945 aux MIRV, des traités SALT et START aux missiles hypersoniques, la dissuasion nucléaire a structuré l’ordre mondial. Mais la guerre en Ukraine a replacé l’IA, les réseaux satellitaires et la guerre électronique au cœur de la puissance militaire. Alors que New START expire et que les systèmes antimissiles progressent, une question s’impose : l’intelligence artificielle renforce-t-elle la dissuasion… ou la rend-elle plus instable que jamais? IA et nuclé


Rédaction

Rédaction