Karine Bechet-Golovko : « L’élite russe ne remet pas (suffisamment) en cause les dogmes globalistes »

Karine Bechet-Golovko : « L’élite russe ne remet pas (suffisamment) en cause les dogmes globalistes »


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Universitaire française vivant en Russie et tenant depuis Moscou un blog très lu, Karine Bechet-Golovko représente une voix inhabituelle dans le concert francophone à thème russe : proche des positions des patriotes russes, elle juge néanmoins qu’une partie du personnel dirigeant russe n’a pas rompu avec le « globalisme ». Elle a récemment accordé une interview au journaliste américain (ancien de la rédaction anglophone de Russia today, vivant depuis un an en Géorgie, après de longues années à Moscou) Eduard Slavsquat, publiée le 21 mai 2023 sur le blog – lui aussi très lu – de ce dernier. Le Courrier des Stratèges a obtenu pour vous l’original français de cet entretien. Nous jugeons utile de porter ce type de point sde vue à la connaissance de nos lecteurs. D’un côté, le risque que courent l’intervieweur et l’interviewé est de développer une réflexion sur la guerre en cours éloignée des contraintes de la décision politique réelle – un pays qui défie le mondialisme, même quand il dispose d’un outil militaire redoutable, ne peut pas engager le combat sur tous les fronts; néanmoins il est intéressant de constater qu’Eduard Slavsquat et Karine Bechet Golovko, membres eux-mêmes de l’élite intellectuelle,  reprochent à Vladimir Poutine et au gouvernement russe de ne pas remettre en cause assez radicalement, à leur goût, le mondialisme occidental. Le pouvoir russe ne se rendrait pas compte, si l’on suit cette thèse, qu’on ne peut pas avoir d’autre attitude face à la menace qui pèse sur la Russie qu’un affrontement tous azimuts. Les considérations tactiques, la hiérarchisation des combats à mener ne pourraient que mener à la compromission donc à l’échec.  Avis à tous ceux qui croient naïvement que Poutine pourrait être remplacé un jour par plus modéré que lui. Le président russe est au contraire critiqué par une frange de l’élite russe pour ne pas pousser assez loin ni assez vite la remise en cause de « L’Occident collectif » – y compris quand il se rapproche de la Chine.  Un bon exemple des limites d’une telle réflexion se voit dans la critique de l’accord sur les exportations de céréales: les auteurs ne voient pas que, malgré les ambiguïtés turques et la mauvaise foi ukrainienne, la Russie y a gagné une énorme popularité dans une partie du monde, à commencer par l’Afrique – ce qui est essentiel, du point de vue de Moscou, dans l’affrontement géopolitique en cours.

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