Johnson & Johnson recommande une seconde dose et confirme implicitement l’inefficacité de vaccins fabriqués trop vite

Johnson & Johnson recommande une seconde dose et confirme implicitement l’inefficacité de vaccins fabriqués trop vite


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Mardi 5 octobre, le groupe Johnson & Johnson a signalé avoir déposé une demande d’autorisation auprès de l’Agence américaine des médicaments ou FDA dans le but de doubler la dose de son vaccin "Janssen" anti-Covid. Selon les études qu’il a soumises, cette seconde dose optimiserait la protection du vaccin. Comme pour Pfizer et Moderna, on a donc affaire à des produits fabriqués trop vite, qui n'ont pas tout l'effet escompté. La rhétorique de la protection renforcée ne doit pas induire en erreur: elle est l'aveu d'un échec des vaccins pourtant mis au centre des politiques sanitaires aux Etats-Unis et en Europe. L'immunité s'avère beaucoup moins durable que prévu

Connu pour son vaccin unidose « Janssen », Johnson & Johnson soutient le fait qu’une injection de rappel s’avère nécessaire pour lutter efficacement contre le Delta et autres variants du Covid-19. En parallèle, les études entreprises par le groupe indiquent un affaiblissement de l’immunité suite à la première injection, cette seconde dose contrebalancerait ainsi cet aspect.

Les documents que J&J a soumis à la FDA relatent une étude internationale présentant les aspects avantageux de l’administration d’une seconde dose à des sujets, suivant un intervalle de 56 jours. Selon le Wall street Journal, ces études résultent de données probantes indiquant une efficacité à 75% de la double dose pour les cas symptomatiques, avec 94% d’efficience aux États-Unis et un rendement de 100%  contre les cas jugés critiques et avancés.  Dans la même foulée, les niveaux d’anticorps semblent être multipliés par neuf quand le sujet procède à une seconde injection 6 mois suivant la première et par douze s’il effectue un rappel 4 semaines après la deuxième dose. Le groupe américain tient toutefois à rassurer en précisant que le vaccin, qu’il s’agisse de la dose unique ou de celle de rappel, est bien supporté par les sujets.

Une demande d’autorisation qui sera bientôt étudiée

En réponse à la demande de J&J, la FDA prévoit de réunir son comité d’experts pour les journées du 14 et 15 octobre afin de se pencher sur les requêtes du groupe pharmaceutique Johnson & Johnson et sur celles de la société Moderna. Enthousiaste, le responsable recherche et développement de chez J&J Mathai Mammen a indiqué être impatient de « discuter avec la FDA et d’autres autorités de santé pour soutenir leurs décisions concernant les doses de rappel ».

Pour ne pas créer de polémique auprès des vaccinés, la société souligne également l’efficacité du vaccin anti-Covid en s’appuyant sur des données qui indiquent des réponses immunitaires stabilisées et puissantes dans les 8 mois qui suivent le vaccin. Il s’agit néanmoins d’un net recul par rapport aux annonces antérieures.  Pour rappel, au mois de juillet, Johan Van Hoof, responsable des maladies infectieuses et des vaccins chez J&J avait déclaré qu’un rappel n’était pas obligatoire avant un an après la première dose.

Janssen soutiendrait la comparaison avec les autres vaccins mais J&J a perdu la bataille commerciale

Néanmoins, contre toute attente et d’après les données du Centers for Disease Control and Prevention, le vaccin de J&J a vendu 15 millions de doses administrées seulement. Dans la même arène, Moderna affiche plus de 152 millions de doses et Pfizer 229 millions de doses. A noter qu’aux Etats-Unis, la FDA a déjà autorisé une troisième dose de rappel Pfizer pour les plus de 65 ans

On pourrait surement mettre cet écart sur le compte de la mise en pause de sa campagne de vaccination par les autorités sanitaires au mois d’avril, due à un trouble rare, mais important, décelé au niveau de la coagulation sanguine des vaccinés. Pourtant, les effets secondaires dus au vaccins Pfizer ne sont pas moins graves. Cependant Pfizer a gagné la bataille de la communication et réussi à se placer loin devant son concurrent.


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