Hexapro, premier patch vaccin anti-Covid testé en Australie

Hexapro, premier patch vaccin anti-Covid testé en Australie

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La société de biotechnologie Vaxxas a annoncé le lancement de l’essai clinique de phase I de son premier vaccin sans aiguille nommé HexaPro. La sécurité et l’innocuité du patch font partie des principaux critères d’évaluation.

La course au vaccin est bel et bien lancée, si début septembre, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait approuvé les deux injections actualisées de Pfizer et de son rival Moderna, voilà que la société de biotechnologie australienne Vaxxas va mettre au point le premier vaccin patch sans aiguille contre le Covid-19, HexaPro. D’après la société, l’essai clinique de phase I a débuté en Australie, sur le site de recherche clinique de Sippy Downs de l’Université de Sunshine Coast.

Lancement de l’essai clinique en Australie

Les essais cliniques interviennent après les expérimentations animales réussies effectuées par l’Université du Queensland. Au cours des expérimentations animales, les patchs ont été testés pour vacciner des souris avec le vaccin Hexapro, qui les a efficacement protégées contre le virus.

Selon l’étude de l’Université du Queensland publiée dans “Sciences Advances Journal”, les patchs de vaccination auraient généré une réponse immunitaire plus importante et plus rapide que les aiguilles et les seringues.

L’essai clinique de phase I a débuté en Australie, sur le site de recherche clinique de Sippy Downs de l’Université de Sunshine Coast. 44 adultes en bonne santé, âgés de 18 à 50 ans, vont prendre part à cette étude. Les volontaires ont déjà reçu trois doses d’un vaccin de Covid-19 et la dernière injection a été faite au moins quatre mois avant le début de l’essai clinique.

Le patch sans aiguille comporte des milliers de micro-projections de 250 à 350 um de long. Lorsqu’il est appliqué sur la peau, les micro-projections vont libérer les antigènes qui seront immédiatement capturés par les cellules immunitaires se trouvant dans la peau et transportés vers les ganglions lymphatiques.

Une technologie auto-administrée

Selon le PDG de Vaxxas, David L Hoey, les chercheurs vont commencer par utiliser une très faible dose sans adjuvants. L’objectif lors de ce premier essai est d’évaluer l’innocuité, la tolérabilité et l’immunogénicité du vaccin.

Lorsque les chercheurs peuvent affirmer la sécurité du vaccin sans aiguille, ils pourront augmenter la dose ou ajouter un adjuvant standard de l’industrie. La décision prise est censée optimiser la réponse immunitaire déclenchée par l’utilisation du patch de vaccin.

Pour Michael Junger, responsable de l’ingénierie des dispositifs médicaux et des procédés de Vaxxas, grâce à la technologie des patchs sans aiguille, dans l’avenir il ne sera plus obligatoire de se présenter dans un centre de vaccination et attendre dans une file d’attente pour se faire vacciner, car le patch a une option auto-administrante.

A noter qu’une étude récente publiée sur le serveur bioRxiv a révélé que les tous les vaccins Covid actuels n’offraient pas de résistance efficace contre le Covid-19. Des études ont également révélé que le niveau d’immunité offert par des vaccins diminue rapidement après six mois.

En somme, ce que nous disent ces travaux, c’est que l’on a mis sur le marché de manière précipitée des produits qui n’étaient pas éprouvés. Et qu’il va falloir encore de longues années aux chercheurs pour mettre au point des vaccins efficaces contre le COVID 19 et sans effets secondaires sur les patients.


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