Face aux bombardements ukrainiens sur la centrale de Zaporijia , Poutine met en garde contre les dangers d’une catastrophe nucléaire – par Lalaina Andriamparany

Face aux bombardements ukrainiens sur la centrale de Zaporijia , Poutine met en garde contre les dangers d’une catastrophe nucléaire – par Lalaina Andriamparany


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Au cours d’un entretien téléphonique avec le président Emmanuel Macron , le président russe Vladimir Poutine a attiré l’attention de son homologue français sur les « conséquences catastrophiques » des attaques lancées par l’armée ukrainienne contre la centrale nucléaire de Zaporijjia.

Le mercredi 17 août lors de sa seconde visite en Ukraine, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait réaffirmé que “tout dégât potentiel à Zaporijjia serait un suicide“. Comme la Russie, Antonio Guterres a soutenu la mise en place d’une inspection de la centrale par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de détecter les éventuels dégâts. Moscou a même accepté que la délégation arrive par Kiev et non par Moscou, comme l’a confirmé l’Élysée après un échange téléphonique entre les présidents russe et français. Monsieur Guterres n’a pas voulu sortir de la fausse ambiguïté selon laquelle la Russie aussi bien que l’Ukraine pourraient être à l’origine des tirs sur la centrale. (il n’y a aucun doute sur le fait que c’est l’armée ukrainienne). En revanche, il a mis le doigt implicitement sur les origines du chantage ukrainien envers l’OTAN et Moscou à la fois: si l’Ukraine n’est plus approvisionnée en électricité par une centrale désormais sous contrôle russe, « nous ferons du dégât ». Une mission de l’AIEA a visité la centrale nucléaire de Zaporijjia. Le 6 septembre, l’Agence internationale de l’énergie atomique a publié un rapport sur la situation à la centrale de Zaporijjia. Les inspecteurs ont enregistré plusieurs dommages – notamment l’installation de stockage du combustible nucléaire usé et frais.

Poutine dénonce les attaques ukrainiennes contre Zaporijjia

Selon un communiqué du Kremlin, Vladimir Poutine a mis en garde Emmanuel Macron contre les « conséquences catastrophiques » des attaques lancées régulièrement par l’armée ukrainienne contre Zaporijjia.

Lors de leur visite en Ukraine, le SG de l’ONU Antonio Gueterres et le président turc Recep Tayyip Erdogan n’ont pas caché leur crainte d’un « nouveau Tchernobyl ». Pour rappel, lors de l’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale Tchernobyl en 1986, un nuage radioactif s’est répandu sur toute l’Europe. Or, la centrale de Zaporijjia (Zaporojie) est la plus grande d’Europe et réunit les réacteurs les plus puissants du continent.

Dans un entretien téléphonique qui a eu lieu le 19 août dernier, le président russe a informé son homologue français de toutes les dispositions adoptées par ses spécialistes en vue de sécuriser les lieux. Actuellement, les sites de Zaporijjia sont occupés par les forces russes.

Lors de cet entretien avec M. Macron, Poutine n’a pas omis de dénoncer le soutien militaire attribué par l’Occident au régime de Kiev. Selon le président russe, l’Ukraine utilise les armes pour cibler des infrastructures civiles dans les villes du Donbass.

Une collaboration franco-russe pour sécuriser la centrale

Le communiqué annonce une éventuelle collaboration entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron pour mieux sécuriser la centrale de Zaporijjia avec l’aide d’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Pour cela, les deux dirigeants estiment qu’il faut dépolitiser la situation.

Poutine a aussi indiqué qu’il faut faire pression sur les autorités ukrainiennes afin que les bombardements aux alentours de la centrale nucléaire cessent immédiatement. A noter que cet entretien a eu lieu à l’initiative du président français, selon le Kremlin.

De son côté, l’Ukraine demande la démilitarisation de la zone autour de la centrale, idée soutenue par les représentants de l’UE et des États-Unis, en particulier par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. La Russie est catégoriquement contre cette démilitarisation, car elle rendrait la centrale encore plus vulnérable, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.


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