Élu démocrate de Californie depuis 2013, Eric Swalwell, chouchou de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le lobby pro-israélien le plus puissant de Washington,a démissionné du Congrès le 13 avril 2026. Encensé par les médias après avoir évincé un vétéran anti-guerre, Eric Swalwell, il quitte aujourd’hui la scène sous le poids d’accusations de viol.Derrière la chute d'un homme, c'est tout un système de cooptation et d'impunité du Deep State qui se révèle.

Eric Swalwell, grand favori pour devenir gouverneur de Californie et protégé historique de l’AIPAC,Depuis des décennies, l'Aipac domine le jeu politique grâce à ses financements et son influence au Congrès. Le démocrate a été contraint à la démission lundi après des accusations de viol sur une ancienne collaboratrice en état d’ébriété avancé. CNN et le San Francisco Chronicle ont révélé vendredi que la jeune femme avait été laissée couverte de bleues et de sang.
Un parcours taillé sur mesure par les lobbies
Tout commence en 2012 : Swalwell, procureur californien de 31 ans, se lance dans une course au Congrès contre Pete Stark, élu depuis 40 ans, vétéran démocrate résolument anti-guerre, honni par le lobby israélien est connu pour son opposition aux interventions en Irak et au Liban.

Soutenu massivement par l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), Big Pharma et des promoteurs immobiliers douteux, Swalwell, alors jeune procureur de 31 ans, a bénéficié d'une complaisance médiatique totale.
Lors de leur unique débat, Stark l'avait traité de "crapule"et d'escroc, prédisant qu’il finirait en prison : « vous irez en prison. » A l'époque, les médias mainstream avaient présenté le vieux législateur comme un sénile aigri. Contrairement à Swalwell, lui, devenait le nouveau protégé.

Une fois installé à Washington, Swalwell a parfaitement rempli son cahier des charges: soutien à l'aide militaire à Israël. Il s'est imposé comme l'un des promoteurs du « Russiagate », cette vaste opération de désinformation visant à paralyser toute détente diplomatique avec Moscou.

En 2019, sa campagne présidentielle fantôme (créditée de 0 % d'intentions de vote) résumait son identité politique. Son programme consistait à désarmer les citoyens américains, pour plus tard signé des chèques en blanc de plusieurs milliards de dollars pour l'armement de l'Ukraine.
Pendant plus d'une décennie, il a contribué pour l’aide militaire inconditionnelle à Israël et l'Ukraine, garantissant le statu quo géopolitique voulu par ses donateurs, loin des préoccupations de la classe ouvrière américaine.
Du scandale personnel à l'effondrement politique
Vendredi dernier, le San Francisco Chronicle puis CNN ont publié des témoignages de plusieurs femmes au moins quatre , détaillant des comportements allant d'avances sexuelles non sollicitées à des accusations de viol.

Une ancienne collaboratrice affirme avoir été agressée à deux reprises alors qu'elle était en état d'ivresse avancée. Le comité d'éthique de la Chambre a ouvert une enquête formelle lundi matin. Swalwell, qui était alors considéré comme favori dans la course au poste de gouverneur de Californie pour succéder à Gavin Newsom a d'abord suspendu sa campagne dimanche, avant d'annoncer sa démission du Congrès le lendemain. Nancy Pelosi elle-même a qualifié la décision de « bonne » et de « la chose à faire ».

Dans son communiqué, le démocrate Swalwell reconnaît des « erreurs de jugement » tout en niant les accusations les plus graves. Plus de cinquante anciens collaborateurs avaient signé un appel à sa démission. Pete Stark avait vu juste dès 2012. Mais dans un système où les lobbies financent les carrières et où la presse choisit ses héros, combien de Swalwell prospèrent encore dans l'ombre ? La vraie question n'est pas de savoir pourquoi il tombe, mais plutôt de comprendre pourquoi il a tenu si longtemps.


