Depuis cinquante ans, être économiste consiste-t-il à parler de tout sauf de la dette américaine?

Depuis cinquante ans, être économiste consiste-t-il à parler de tout sauf de la dette américaine?


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On pourrait définir la science économique, depuis un demi-siècle, comme une discipline où l’on est autorisé à parler de tout sauf de la dette américaine. Quelques graphiques simples qui vous permettent de prendre la mesure de la dette des Etats-Unis et de leur déficit public. Les graphiques permettent de comprendre ce qui s’est passé dans la durée: après la présidence d’Eisenhower, dans les années 1950, le déficit public américain n’a jamais été dans le vert, sauf, brièvement, pendant la présidence de Nixon et, un peu plus longtemps, durant la présidence Clinton. Le ratio toujours croissant dette fédérale/PIB témoigne de la mise en place d’un système de domination consistant à faire financer le déficit américain par le reste du monde et à expulser du territoire américain, autant que faire se pouvait, dans une économie financiarisée, dérégulée, sans barrières commerciales, une création monétaire comme le monde n’en avait jamais connue. Quand on regarde le discours des économistes depuis trois quarts de siècle, on constate que nous ne disposons d’aucune lecture globale du système économique mondial tel qu’il s’est recomposé autour de la dette américaine

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

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Marine Le Pen est l'invitée d'un dîner grand patronal organisé chez Drouant par le discret mais puissant mouvement Entreprise et Cité, proche de la mouvance catholique. Et, comme l'a expliqué l'Opinion, c'était un dîner de con. Ah, le restaurant Drouant! Ses boiseries, son escalier, son prix Goncourt... et maintenant, son « examen de passage » pour la candidate du Rassemblement National. Quel spectacle fascinant, n'est-ce pas? On y a vu la crème du CAC 40 — Bernard Arnault en tête, suivi de sa


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Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

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Beaucoup croient que "on ne peut rien faire" pour réduire la dette. Ben si ! Pendant que la France et la Belgique s'enfonçaient, la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire. Voici comment. C’est un retournement de l’histoire qui devrait nous faire méditer, mes chers lecteurs. Il n'y a pas si longtemps, les cercles financiers et les chancelleries du Nord n'avaient qu'un acronyme à la bouche pour désigner les "pestiférés" de la zone euro : les PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Ce term


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Ne vous y trompez pas : si le prix du Bitcoin semble s'assoupir dans un tunnel entre $70 000 et $76 000 depuis quelques semaines, nous ne sommes pas face à une stagnation, mais face à une mutation profonde de votre patrimoine numérique. Pour ceux qui, parmi vous, gèrent activement leur épargne salariale ou leur trésorerie d'entreprise, la période actuelle est sans doute la plus critique de ce cycle. Après le sommet euphorique d'octobre 2025 à $126 198, le marché a fait son ménage. Ce que nous o


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Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

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La récente défaite de Viktor Orban en Hongrie nous place collectivement devant un miroir déformant que beaucoup, dans les rangs souverainistes, refusent encore de regarder. Le débat semble s'être cristallisé autour d'un dilemme binaire et, disons-le, profondément stérile : d’un côté, la soumission aux technocrates de Bruxelles ; de l’autre, l’adhésion aveugle à des figures d’autorité « fortes » — qu’il s’agisse d’Orban, de Poutine ou de Trump. Pourtant, la souveraineté ne peut se réduire à choi


Éric Verhaeghe

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