COVID-19: Véran commande 50 000 doses de molnupiravir sans tenir compte de la potentielle nocivité de cet antiviral

COVID-19: Véran commande 50 000 doses de molnupiravir sans tenir compte de la potentielle nocivité de cet antiviral


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Mardi dernier, au cours d’une audition au Sénat, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que la France a commandé 50.000 doses de la pilule anti-COVID, nommée Molnupiravir, du laboratoire Merck.  En fait, il s'agit d'un médicament déjà existant et jugé comme dangereux par de nombreux scientifiques. Le Ministre de la Santé n'a pas attendu les autorisations de mise sur le marché pour passer commande. Il se comporte comme si le scandale du Remdesivir, en début de COVID, n'avait pas suffi.

Un comprimé pour lutter contre le Covid

Comme nous l’avons déjà évoqué dans nos colonnes, Merck propose un médicament du nom de « molnupiravir » qui est encore une autre piste que les anticorps monoclonaux . Ou plutôt qui n’en est pas car ce médicament est en fait le recyclage d’une molécule déjà connue, envisagée comme traitement de l’hépatite C en 2003, mais rejetée car jugée trop dangereuse: elle est censée bloquer l’ARN des virus mais semble encourager la création de variants.

Pourtant le gouvernement français  a anticipé les choses en commandant 50.000 doses de la pilule antivirale d’après une annonce du

ministre de la Santé Olivier Véran

mardi dernier. Les médicaments seront livrés à partir de la fin novembre ou du début décembre. Vu l’avis assez généralement partagé dans la communauté scientifique sur l’inutilité voir la nocivité de ce médicament, quelles sont les motivations derrière un tel achat?

Un médicament couteux  à 700 dollars la dose

S’agit-il d’une affaire de gros sous, Merck souhaitant avoir sa part de l’argent public qui a jusque-là été orienté vers le remdesivir et les vaccins? Le médicament antiviral de Merck est particulièrement coûteux. Mardi devant le Sénat,  le ministre français de la santé n’a fourni aucun chiffre sur le coût des 50.000 doses de pilules commandées.

Mais à titre d’exemple, on sait que le Département américain de la Santé s’est engagé à acheter pour 1,2 milliard de dollars du produit soit 1.7 million de doses, s’il recevait de la part de la FDA une autorisation de mise sur le marché en procédure accélérée. Le prix d’une dose s’élèverait donc à 700 dollars soit environ 603 euros. Ces 50.000 doses vont donc coûter 35 millions d’euros à la France.

Olivier Véran a essayé de noyer le poisson  en déclarant « Vaccination plus traitement antiviral plus anticorps monoclonaux égale impact sanitaire bien moindre »

Plus les mois passent, plus Olivier Véran perd tout lien avec le bon sens. Il explique sérieusement qu’il veut bourrer les Français de traitements anti-COVID différents et présentés comme complémentaires. Et dans sa liste, deux sur trois (les vaccins et le molnupiravir ont des effets secondaires potentiellement très dangereux.

Mais à quoi joue donc le Ministre français de la Santé.

Quand la santé rime avec business

Depuis le début de cette pandémie, on s’aperçoit de  jour en jour que les bénéfices de la crise sanitaire vont d’abord aux grands laboratoires pharmaceutiques, qui profitent grassement de l’argent public Comme avec les vaccins, le marché des pilules anti-covid n’attend qu’à être conquis. Le laboratoire Merck a une longueur d’avance par rapport à son rival Pfizer qui vient tout juste de débuter les essais cliniques de sa pilule contre le Covid-19.

Comme avec les vaccins et leurs effets secondaires, selon un article scientifique publié en août 2021, le molnupiravir présente des risques cancérigènes, de malformations du foetus ou d’incidences sur la fertilité masculine. En dépit de cette dangerosité, le docteur Patricia Cavazzonu directrice du centre des médicaments de la FDA a déclaré “Nous pensons que, dans ce cas, une discussion publique de ces données avec le comité consultatif de l’agence permettra de garantir une compréhension claire des données et informations scientifiques que la FDA évalue”.

Il est étonnant de s’apercevoir que dans ledit communiqué publié par Merck , il n’est pas mentionné  les risques éventuels de cancer ou de mutation du génome chez la personne traitée.. Le Département américain de la santé a pré-commandé pour plus d’un milliards de dollars du molnupiravir en cas d’obtention d’une AMM accélérée. En Europe, deux semaines après la demande d’autorisation en urgence de commercialisation à la FDA, on est sur cette même lancée, avec l’examen accéléré de la pillule Merck au niveau de l’Agence Européenne des Médicaments, la commercialisation de ce traitement oral  contre le covid devrait débuter très bientôt. Et Olivier Véran a pris les devants.


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