Beaucoup, y compris chez les pseudo-libéraux (mais vrais amoureux de l'ordre conservateur) appellent à lutter contre les fraudes sociales. Vincent Clairmont nous montre comme cette idée sert de cheval de Troie à des mesures autoritaires qui concernent tout le monde...

Sous le prétexte, certes louable, de recouvrer une part des 20 milliards d'euros de fraudes publiques détectées en 2024, le Gouvernement a parachevé un arsenal qui, s'il promet la justice sociale, soulève bien des questions sur la liberté individuelle.
Le panoptique administratif : la fin du cloisonnement
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté en première lecture le 7 avril 2026, marque l'avènement d'une surveillance totale et décloisonnée. Désormais, le secret n'est plus opposable entre les administrations. Les officiers de douane et de fisc se transmettent leurs trouvailles sans détour, tandis que les agents des caisses de sécurité sociale ont désormais l'œil sur les bases de données patrimoniales de la DGFiP.

