Comment la taxe GAFA va exploser à la figure de la France


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La taxe GAFA, qui touche le chiffre d’affaires des grandes entreprises numériques américaines, est un totem des étatistes français. Comme prévu, la mise en place de cette taxe devrait exploser à la figure de la France. L’administration Trump envisage en effet de prendre rapidement des mesures de rétorsion à l’encontre des produits français. Le vin serait particulièrement menacé. Ces représailles, parfaitement anticipables, risquent de coûter bien plus cher que la taxe ne rendra à l’économie française.

La taxe GAFA mise en place en France par un vote enthousiaste du Parlement devrait rapidement coûter très cher à l’économie du pays. L’administration Trump vient en effet d’annoncer l’ouverture d’une enquête pour savoir si cette taxe est discriminatoire vis-à-vis des entreprises américaines. Sans surprise, cette enquête devrait confirmer que cette taxe est effectivement taillée sur mesure pour frapper les géants américains du Net. Elle devrait donner lieu à  des mesures de rétorsion, en particulier une taxation spécifique du vin français.

Cette issue était prévisible de longue date. Taxer le chiffre d’affaires d’entreprises désignées comme fraudeuses a priori ouvre un précédent dangereux, surtout pour les filières agro-alimentaires françaises qui exportent aux Etats-Unis.

On regrettera que la France n’ait pas préféré saisir au vol deux idées bien plus prometteuses. La première consiste à démanteler les GAFA, comme une possible candidate démocrate aux présidentielles américaines a commencé à la suggérer. La deuxième idée consiste à harmoniser progressivement l’assiette de l’impôt sur les sociétés, pour mieux y cibler la création de valeur des GAFA, et mieux les taxer au niveau européen. Ce projet porté depuis plusieurs années par la Commission Européenne était le plus prometteur, mais aussi celui qui permettait le moins à la France (et singulièrement à Bruno Le Maire) de donner le lyrisme héroïque.

Résultat des courses: les sanctions américaines ne devraient pas tarder à coûter très cher aux entreprises françaises qui exportent outre-Atlantique.


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