On vous ment. Depuis des mois, le narratif médiatique dominant vous vend la fable de l'incompétence de l'Etat et des parlementaires, incapables d'être raisonnables et responsables.

On vous explique, trémolos dans la voix, que le dérapage du déficit public à près de 7 % du PIB, l'explosion de la dette à 3 300 milliards d'euros et la chute du gouvernement Barnier sont les fruits d'une "perte de contrôle". On voudrait vous faire croire que l'État français, ce mastodonte technocratique qui prélève plus de la moitié de la richesse nationale, serait soudainement devenu un navire ivre, victime de la fatalité et de l'instabilité parlementaire.
Ne soyez pas dupes. Ce que la presse mainstream qualifie de "chaos budgétaire" n'est ni un accident, ni une erreur. C'est une fonctionnalité du système. C'est même, pour être précis, une opportunité de marché exceptionnelle pour ceux qui savent l'exploiter.

Pour comprendre ce qui se joue réellement dans les coulisses de cette "Loi Spéciale" de 2025 et de ce théâtre d'ombres qu'est devenu le Parlement, il faut jeter aux orties les manuels de droit constitutionnel et rouvrir d'urgence les travaux de George Stigler. Ce prix Nobel d'économie, père de la "Théorie de la Capture", nous a donné dès 1971 la grille de lecture de notre effondrement actuel : la réglementation n'est pas faite pour protéger l'intérêt général. Elle est une marchandise, achetée par des groupes d'intérêts puissants pour verrouiller leurs rentes. Et en temps de crise, les soldes sont ouverts.

Le Courrier des Stratèges brise l'omerta sur ce que beaucoup considèrent comme l'une des plus grandes opérations de kompromat (chantage par le dossier) du siècle.
Pourquoi Jeffrey Epstein, "actif stratégique" protégé par une impunité quasi-magique, recevait-il l'élite mondiale dans des résidences truffées de caméras espionnes? Entre l'ombre de Robert Maxwell, le détournement du logiciel PROMIS et les réseaux de renseignement, nous avons réuni les faits pour vous offrir une grille de lecture sans concession.
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L'État n'est pas incompétent, il est capturé
Le citoyen naïf pense que l'État cherche à réduire le déficit. Le "stratège" sait que l'État est un marché où s'échangent des privilèges. Dans la crise actuelle, l'instabilité politique n'a pas affaibli tout le monde. Elle a créé une "structure d'opportunité" rêvée pour les lobbies les mieux organisés.
Regardez la mécanique de la "Loi Spéciale", ce dispositif d'urgence activé par le gouvernement Bayrou faute de budget voté. Juridiquement, c'est un filet de sécurité pour éviter le shutdown. Économiquement, c'est une prime immense à l'inertie. En reconduisant les crédits et les dispositifs existants, la Loi Spéciale gèle le statu quo. Or, pour un groupe qui bénéficie d'une niche fiscale, le statu quo est une victoire totale. Pendant que la maison France brûle, les rentiers continuent de toucher leurs dividendes législatifs.

J'analyse ici trois cas d'école qui démontrent que la paralysie de l'État est en réalité une gestion très active des privilèges de la caste (le cas CMA-CGM du proche de Macron Saadé, le Crédit Impôt Recherche et le blocage de la fonction publique par les syndicats de fonctionnaires).
Le scandale maritime : la forteresse CMA CGM
L'exemple le plus flagrant de cette capture est sans doute le dossier du transport maritime. Vous avez tous entendu parler de la "taxe au tonnage". Ce régime fiscal d'exception permet aux armateurs, CMA CGM en tête, de payer un impôt forfaitaire ridicule basé sur le volume de leurs navires, plutôt que sur leurs bénéfices réels.





