Officiellement, bien sûr, nous sommes fâchés avec l’horrible, le méchant Poutine. Dans la réalité, les choses sont un peu différentes, puisque, discrètement, des sociétés occidentales dégagent des profits grandissants grâce à leur commerce avec la Russie. Face à la dégradation militaire de la situation en Ukraine, cette hypocrisie occidentale pose des problèmes grandissants.
Éric Verhaeghe
Nous avons évoqué hier l’impact économique désastreux de la guerre en Ukraine sur nos petits agriculteurs (répétons-le : un accord de paix avec la Russie permettrait une sortie immédiate de la crise agricole). Mais, dans ce conflit que nous entretenons savamment depuis deux ans maintenant, il y a des vainqueurs qui n’ont pas du tout intérêt à ce qu’une paix soit signée. C’est tout particulièrement le cas des groupes pétroliers, dont Total, numéro 2 mondial du gaz naturel liquéfié, qui engrange d
Éric Verhaeghe
Officiellement bien sûr, la guerre d’Ukraine est une guerre sainte menée par l’Occident contre le viol du droit international et de tous les principes humanistes par l’horrible Poutine, ce dangereux fou isolé sur la scène internationale, malade d’un cancer qui aurait dû le tuer dix fois, vicié par le mal nationaliste que la caste mondialisée combat au nom de mille vertus chevaleresques. Emmanuel Macron nous avait même demandé, à l’époque, d’accepter de payer le prix du combat pour la liberté. Ri
Éric Verhaeghe
Issue comme Pap Ndiaye du circuit des grandes universités US, Manon Aubry, quand elle décide de lancer une mode consistant à rebaptiser des vagues de canicule du nom d’un grand pollueur, commence – du fait d’un hasard comparable à celui des « AVC climatiques » fortuitement contemporains de la diffusion du sérum Pfizer – par s’en prendre à une grande entreprise européenne : Total. "Je propose que chaque vague de chaleur, on lui donne le nom de ses responsables à commencer par les entreprises fos
CDS
Pendant que la vie politique française devient une délicatesse pour soviétologues rassis, la lecture de la presse occidentale, comme celle de toute Pravda des années 1970, se transforme – logiquement – en un exercice de traduction. Voici, par exemple, La Tribune (censée relever de la presse financière, relativement sérieuse) rendant compte d’une récente A.G. du groupe Total :
CDS
Nous avons expliqué hier comment les pénuries de carburant s'inscrivaient dans une logique de "transition énergétique" à marche forcée préconisée en filigrane par la "Stratégie bas carbone" que le gouvernement a définie en mars 2020, et qu'il a publiée cet été. Facialement, ces pénuries apparaissent comme le résultat de grèves orchestrées dans les raffineries par la CGT et par FO. Il est important de bien comprendre ici comment ces syndicats sont instrumentalisés assez naturellement pour déroule
Éric Verhaeghe
L’amendement contesté sur l’huile de palme, inspiré par les revendications de Total, illustre une fois de plus le combat intense que le gouvernement profond livre pour conserver le contrôle de la société française, par-delà l’expression populaire. Ainsi, alors que les urnes ont consacré, il y a encore quelques mois, l’importance que les Français accordent à la préservation de l’environnement, la technostructure et le capitalisme de connivence ne lésinent devant aucune manœuvre pour en contrecarr
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