Je consacre mon "inventaire avant fermeture" de ce jour au sort consternant des retraités qui travaillent jusqu'à 80 ans à Paris parce qu'ils n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Mais comment pouvons-nous préserver un système de retraite aussi injuste, où des gens qui ont cotisé toute leur vie se retrouvent avec rien, ou presque ? Aujourd'hui, je faisais quelques rapides courses au Franprix du coin. Derrière moi, une vieille dame arrive, le regard lumineux, mais fluette, voûtée. Elle a beso
Éric Verhaeghe
L'Assemblée Nationale vient de voter la suspension de la réforme des retraites... Faute d'un possible consensus sur la meilleure façon d'assurer l'avenir de notre Etat-Providence. Nous présentons ici les grandes lignes libertariennes d'une réforme dont nous sommes convaincus qu'elles feraient consensus ! L’acharnement de la caste au pouvoir à vouloir uniformiser le système de retraites est une erreur fondamentale. En cherchant à imposer un "jardin à la française", parfaitement aligné et cen
Éric Verhaeghe
Demain, mercredi 12 novembre 2025, l’Assemblée Nationale s’apprête à accomplir un acte hautement symbolique : voter, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026, la suspension de la réforme des retraites de 2023. Cet événement, qui peut sembler n'être qu'une manœuvre budgétaire initiée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, est en réalité l'épilogue (provisoire) d'un fiasco politique majeur. Il clôt une décennie d'obstination réformatrice qui aura
Éric Verhaeghe
Le rideau tombe sur un nouvel acte de la tragicomédie française, cette pièce interminable où l'État, bouffi d'impuissance et de suffisance, prétend réformer ce qu'il n'ose même plus nommer. La réforme des retraites, ce serpent de mer qui terrorise les gouvernements successifs depuis trente ans, est officiellement "suspendue". Reportée aux calendes grecques, ou plus précisément à 2028. Un soulagement ? Ne vous y trompez pas. C'est un leurre, une manœuvre dilatoire grossière qui masque une opé
Éric Verhaeghe
En 2022, j'avais expliqué que Macron n'avait pas la légitimité nécessaire pour imposer une réforme des retraites. Passée à la hussarde, on voit combien cette réforme empoisonne son quinquennat... et comment sa suspension reste une clé de déblocage politique. Il y a des victoires qui ont le goût amer de la défaite. Celle du gouvernement en 2023 sur la réforme des retraites en est l’archétype. Aujourd’hui, l’évocation de sa « suspension » pour sauver ce qu’il reste de stabilité politique n’est ni
Éric Verhaeghe