C'est un terrible constat ! Même si la situation était pire en 2023, une part plus importante de Français peine à accéder à de la protéine animale tous les deux jours en 2024 qu'en 2014. Voilà un indicateur qui témoigne du recul du niveau de vie dans notre pays... sans que la caste ne s'en soucie. Il est des chiffres qui, par leur simplicité crue, déchirent le voile des discours officiels et révèlent la réalité matérielle d’un pays. Loin des envolées lyriques sur la « start-up nation » ou des
Éric Verhaeghe
En 2022, j'avais expliqué que Macron n'avait pas la légitimité nécessaire pour imposer une réforme des retraites. Passée à la hussarde, on voit combien cette réforme empoisonne son quinquennat... et comment sa suspension reste une clé de déblocage politique. Il y a des victoires qui ont le goût amer de la défaite. Celle du gouvernement en 2023 sur la réforme des retraites en est l’archétype. Aujourd’hui, l’évocation de sa « suspension » pour sauver ce qu’il reste de stabilité politique n’est ni
Éric Verhaeghe
Depuis plusieurs mois, je butine le modèle psychométrique anglo-saxon OCEAN (aussi appelé Big Five) pour analyser les traits de personnalité appliqués à la politique. Je m'essaye aujourd'hui à la dissection d'un crâne macroniste, après dissolution et démissions multiples de Premiers Ministres. Visiblement, nous ne sommes pas sortis de l'auberge... L'émergence et la relative résilience du macronisme en France constituent un phénomène politique dont l'analyse ne peut se satisfaire des seules gril
Éric Verhaeghe
Personne n'a oublié la morgue de normalien avec laquelle Bruno Le Maire a étalé sa profonde incompétence, pendant sept ans, à la tête de nos finances publiques. Mais il y a quand même une compétence dont l'écrivain peut se targuer : plumer le contribuable en beauté avec des airs de Sainte-Nitouche des beaux quartiers. Bruno Le Maire vient donc de réaliser un nouveau casse de toute beauté sur les caisses de l'Etat. Réglementairement, en effet, il a été nommé ministre dimanche soir par décret. Le
Éric Verhaeghe
La chute du gouvernement de Sébastien Lecornu, succédant à l'intermède d'un gouvernement Bayrou lui-même cantonné à l'expédition des affaires courantes, n'est plus une simple crise politique. C'est une crise de régime, une paralysie institutionnelle qui signe l'échec et mat d'Emmanuel Macron. Acculé, le Président de la République se retrouve face à une impasse totale, incapable de nommer un gouvernement viable, et surtout, confronté à un mur juridique et constitutionnel : l'impossibilité de dot
Éric Verhaeghe
Mal entouré, Sébastien Lecornu a péniblement formé un gouvernement... qui aura tenu 12 heures à peine. Alors que LR s'apprêtait à en sortir, Lecornu a démissionné dès potronminet. Dans la panique, Macron a accepté cette proposition. Une crise institutionnelle (que nous avions annoncée fin août), s'ouvre. La démission de Macron est désormais inévitable. Voici pourquoi... Nouvelle accélération de l'histoire donc ! Hier soir, après une longue période de latence, Sébastien Lecornu, pur produit de
Éric Verhaeghe
La condamnation de Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison ferme constitue une étape supplémentaire dans la normalisation du statut pénal du chef de l'Etat. Et elle ne fait guère les affaires d'Emmanuel Macron, inquiété dans l'affaire Alstom que feu Olivier Marleix avait dénoncée. La Ve République, depuis sa fondation en 1958, a conféré au Président de la République un statut singulier, celui d'une figure institutionnelle placée au sommet de l'État et longtemps perçue comme étant au-delà de la port
Éric Verhaeghe