Brésil : Elon Musk fait marche arrière mais publie la « liste des crimes » du juge Moraes

Brésil : Elon Musk fait marche arrière mais publie la « liste des crimes » du juge Moraes


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Après avoir initialement résisté à une ordonnance de blocage, le milliardaire rebelle et amateur de provocations, Elon Musk  a finalement décidé de se conformer à la décision de la Cour suprême brésilienne concernant la plateforme de médias sociaux X. La Cour suprême brésilienne avait ordonné à l’entreprise de bloquer l’accès à X (ancien Twitter) au Brésil. Cependant, le milliardaire fantasque continue à défier le juge , en publiant sur X une « longue série de crimes » attribués au juge de la Cour suprême brésilienne, Alexandre de Moraes. Musk a lancé un nouveau profil intitulé « Dossiers Alexandre », où il publie quotidiennement des informations qu’il considère comme des preuves des « crimes » ou des « ingérences » du magistrat brésilien.

Le conflit entre Starlink, le service Internet par satellite dirigé par Elon Musk, et les autorités brésiliennes a pris une nouvelle tournure. Après avoir initialement résisté à une ordonnance de blocage, dans un communiqué publié sur X, Starlink a finalement décidé de se conformer à la décision de la Cour suprême brésilienne concernant la plateforme de médias sociaux X, anciennement connue sous le nom de Twitter.

La décision de la Cour suprême brésilienne, émise par le juge Alexandre de Moraes, ordonnait le blocage de X au Brésil, invoquant des préoccupations liées à la désinformation et à la sécurité publique.

Le juge de la Cour suprême brésilienne Alexandre De Moraes a demandé à X de bloquer les utilisateurs brésiliens, notamment les alliés de l’ancien président Jair Bolsonaro et les militants d’extrême droite. Ces derniers sont accusés d’être une menace pour la démocratie brésilienne. X a refusé de se conformer à cette requête.

La semaine dernière, le juge de la Cour suprême a gelé les comptes de Starlink. Il s’agissait d’une manœuvre pour obliger le fournisseur d’accès à Internet par satellite d’Elon Musk de couvrir les amendes de l’entreprise de médias sociaux X qui s’élevaient à plus de 3 millions de dollars. Le juge a stipulé que les deux sociétés appartiennent au même groupe économique. Le cabinet d’avocats Veirano de Starlink a annoncé à l’Associated Press le 30 août que l’entreprise a décidé de faire appel.

Quelques jours plus tard, le juge De Moraes a ordonné la suspension du réseau social X au Brésil. Le motif : refus de la plateforme de désigner un représentant légal local, comme la loi l’exige. Depuis la mise en vigueur de cette ordonnance donc, seuls les clients de Starlink pouvaient donc accéder à X, hormis les utilisateurs d’un VPN bien entendu. Le juge a demandé à l’entreprise de bloquer les utilisateurs brésiliens sur la plateforme.

En réponse, Starlink, qui fournit des services Internet dans des zones reculées, a d’abord affiché une attitude de défi. L’entreprise avait informé le régulateur des télécommunications brésilien, Anatel, qu’elle ne respecterait pas l’ordonnance tant que la décision de Moraes ne serait pas révoquée.

Au départ, Starlink a déclaré de manière informelle au régulateur des télécommunications Anatel son refus de se soumettre à cette décision. Mais mardi soir, Elon Musk a fait marche arrière. Starlink a annoncé, dans un communiqué publié sur X, qu’elle se plierait désormais à l’ordre de la Cour. L’entreprise a exprimé ses réserves quant à la légitimité de l’ordonnance, en soulignant qu’elle continue de chercher des recours juridiques pour contester ce qu’elle considère comme une violation de la constitution brésilienne.

La « liste des crimes » du juge de Moraes publiée sur X

Selon le membre du conseil d’administration d’Anatel, Artur Coimbra, si Starlink n’a pas fait marche arrière, les autorités brésiliennes auraient pu éventuellement saisir les équipements des 23 stations terrestres de l’entreprise. Une telle procédure va nuire à la qualité de son service Internet.

Notons que 17 heures avant que Stralink n’annonce sa décision de respecter l’ordre de la Cour suprême, Elon Musk a publié la « liste des crimes » du magistrat Moraes sur X, ainsi qu’une photo du juge de Moraes avec la légende suivante : « Ce tyran maléfique est une honte pour les juges ». Il a indiqué que X et Stralink sont deux structures d’actionnariat différentes.

Le fait de geler les comptes du fournisseur d’accès Internet constitue une décision illégale. Certains experts juridiques partagent cet avis. Ils ont déjà critiqué les motifs cités par Alexandre de Moraes pour geler les comptes de Stralink.

Le milliardaire libertarien, Elon Musk a ajouté dans le communiqué « nous continuons à poursuivre toutes les voies légales, comme le font d’autres qui conviennent que le récent ordre d’Alexandre viole la constitution brésilienne ».

Selon Musk, ce blocage est « inconstitutionnel » pour cinq raisons, parmi elles la violation de la liberté d’expression qui, « comme l’établit également la Cour suprême du Brésil, permet aux gens de partager des opinions et d’avoir accès à des points de vue différents ».


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