Biden piégé par ses propos sur la fin de la pandémie

Biden piégé par ses propos sur la fin de la pandémie


Partager cet article

Il y a deux mois, Joe Biden affirmait la fin de la pandémie aux États-Unis. Pourtant, il  réclame un nouveau financement de 10 milliards de dollars pour couvrir les dépenses liées à la pandémie du Covid. Les républicains de la Chambre des représentants et du Sénat ont évidemment rejeté cette requête. Selon l’administration Biden, les fonds permettront à l’État de « rester prêts face à un virus imprévisible ».

« La pandémie est terminée », avait affirmé le président Joe Biden lors d’une interview dans l’émission 60 Minutes sur CBS au début du mois de septembre dernier. En effet, le nombre de nouveaux cas d’infection au Covid-19 aux États-Unis a beaucoup diminué depuis la fin du mois d’aout. Selon les données des CDC, le taux d’hospitalisation n’a pas augmenté et le taux de décès est aussi en baisse. Pourtant, il vient de demander des fonds d’un montant de 10 milliards de dollars pour la lutte contre le Covid-19. Les 9 milliards de dollars seront utilisés au niveau national et le reste sera destiné à financer les programmes de lutte à l’étranger.

Biden réclame 10 milliards de dollars

Selon la Maison-Blanche, ce financement serait nécessaire pour mieux se préparer face à une éventuelle poussée hivernale. Dans une lettre adressée à Nancy Pelosi la présidente sortante de la Chambre des représentants, elle a précisé qu’il permettra à l’État de « rester prêts face à un virus imprévisible ». En effet, même si le Covid-19 n’est plus « la force perturbatrice » qu’il était auparavant, de nouveaux variants pourraient toujours émerger et constituer une menace.

Grâce à ce fonds, l’administration pourra faciliter l’accès aux vaccins et aux produits thérapeutiques utiles à la lutte contre cette maladie causée par le SRAS-CoV-2. Toujours dans cette lettre envoyée à Mme Pelosi, le Bureau de gestion et du budget de la Maison-Blanche a expliqué que ce financement servira aussi à accélérer la recherche de traitement pour le Covid long et à financer le développement de « vaccins et traitements de nouvelle génération ».

Une requête rejetée par les républicains

Les principaux républicains de la Chambre des représentants et du Sénat ont rejeté cette demande de financement du président américain. Sur Twitter, le membre de la commission du budget de la Chambre des représentants Jason Smith a déclaré que Biden veut que « le Congrès dépense plus d’argent pour une pandémie qui, selon ses propres mots, était déjà terminée ».

Mr Smith a largement critiqué les nombreux millions de dollars déjà dépensés dans la lutte contre le Covid-19. Il estime que seulement moins de 9% de ce fonds a été utilisé pour améliorer la santé publique durant la pandémie.

Notons que le Congrès est à majorité démocrate et que ces derniers seront les seuls maîtres de décision concernant le déblocage de ce financement de 10 milliards de dollars.

Le sénateur Josh Hawley a déclaré que s’ils approuvent cette requête de l’administration Biden, les républicains du Sénat doivent se battre. Il estime que la Maison-Blanche a déjà dépensé beaucoup d’argent pour « une fausse urgence Covid » et des guerres étrangères.

Pour le sénateur de Floride, Rick Scott, les dépenses « insensées »  de Biden alimentent « la crise inflationniste qui fait rage, et le peuple américain en a assez des jeux de cette administration sur le Covid ».

Par ailleurs, il y a quelques jours,  la Maison-Blanche avait demandé 37 milliards de dollars supplémentaires au Congrès pour l’aide à l’Ukraine.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

Marine Le Pen est l'invitée d'un dîner grand patronal organisé chez Drouant par le discret mais puissant mouvement Entreprise et Cité, proche de la mouvance catholique. Et, comme l'a expliqué l'Opinion, c'était un dîner de con. Ah, le restaurant Drouant! Ses boiseries, son escalier, son prix Goncourt... et maintenant, son « examen de passage » pour la candidate du Rassemblement National. Quel spectacle fascinant, n'est-ce pas? On y a vu la crème du CAC 40 — Bernard Arnault en tête, suivi de sa


CDS

CDS

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Beaucoup croient que "on ne peut rien faire" pour réduire la dette. Ben si ! Pendant que la France et la Belgique s'enfonçaient, la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire. Voici comment. C’est un retournement de l’histoire qui devrait nous faire méditer, mes chers lecteurs. Il n'y a pas si longtemps, les cercles financiers et les chancelleries du Nord n'avaient qu'un acronyme à la bouche pour désigner les "pestiférés" de la zone euro : les PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Ce term


Rédaction

Rédaction

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Ne vous y trompez pas : si le prix du Bitcoin semble s'assoupir dans un tunnel entre $70 000 et $76 000 depuis quelques semaines, nous ne sommes pas face à une stagnation, mais face à une mutation profonde de votre patrimoine numérique. Pour ceux qui, parmi vous, gèrent activement leur épargne salariale ou leur trésorerie d'entreprise, la période actuelle est sans doute la plus critique de ce cycle. Après le sommet euphorique d'octobre 2025 à $126 198, le marché a fait son ménage. Ce que nous o


Rédaction

Rédaction

Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

La récente défaite de Viktor Orban en Hongrie nous place collectivement devant un miroir déformant que beaucoup, dans les rangs souverainistes, refusent encore de regarder. Le débat semble s'être cristallisé autour d'un dilemme binaire et, disons-le, profondément stérile : d’un côté, la soumission aux technocrates de Bruxelles ; de l’autre, l’adhésion aveugle à des figures d’autorité « fortes » — qu’il s’agisse d’Orban, de Poutine ou de Trump. Pourtant, la souveraineté ne peut se réduire à choi


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe