Baisse inquiétante du niveau des élèves de 4ème à cause des confinements COVID

Baisse inquiétante du niveau des élèves de 4ème à cause des confinements COVID


Partager cet article

Comme dans nombreux pays, en France, la crise du Covid-19 a eu des répercussions majeures sur l’enseignement. Les dommages causés par les confinements apparaissent petit à petit. Le rapport publié par le ministère de l’Education nationale le jeudi 7 novembre dernier a révélé une baisse inquiétante du niveau des élèves de 4 ème, que ce soit dans l’enseignement public ou privé. Les responsables pensent que leur difficulté scolaire est liée aux confinements pendant la pandémie du Covid-19. Les élèves ont du mal à remonter la pente sur nombreuses matières, même des années plus tard. En français, la situation est particulièrement alarmante.

French Education and Youth Affairs Minister Jean-Michel Blanquer wearing a mask gestures as he visits a school in Paris on May 11, 2020, on the first day of France’s easing of lockdown measures in place for 55 days to curb the spread of the COVID-19 pandemic, caused by the novel coronavirus. (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Durant la crise COVID, les autorités sanitaires françaises ont fait en sorte que le public se conforme coûte que coûte aux restrictions de confinement en constante évolution. Un rapport publié par le ministère de l’Éducation nationale le 7 novembre pointe une baisse inquiétante du niveau des élèves de 4ème, conséquence directe des confinements liés au Covid-19.

Baisse du niveau en français

Dans un rapport qu’il a publié le 7 novembre dernier, le ministère de l’Education nationale a mis en évidence une conséquence réelle de la pandémie du Covid-19 sur les résultats scolaires des élèves de 4 ème.

https://actu.orange.fr/france/evaluations-scolaires-le-covid-en-partie-responsable-du-niveau-inquietant-des-eleves-de-4eme-magic-CNT000002fMHuu.html

Le rapport révèle que le niveau des élèves de 4ème a chuté entre 2020 et 2024. Cette tendance est observée tant dans l’enseignement public que privé. En français, la situation est particulièrement alarmante : de nombreux élèves peinent à retrouver un niveau acceptable après les années de confinement imposées par la pandémie de Covid-19.

Les évaluations scolaires ont révélé que le niveau en français des élèves est particulièrement faible.  En mathématiques, les résultats sont moins catastrophiques.

Les responsables associent cette baisse du niveau scolaire des élèves aux confinements mis en place pendant la pandémie du Covid-19. Pour rappel, les enfants n’ont pas pu aller à l’école en raison du verrouillage des établissements scolaires, une mesure prise par Macron.

Selon Caroline Pascal, directrice de l’enseignement scolaire, les élèves actuellement en classe de 4ème ont traversé leurs années de CM1 et CM2 en pleine crise sanitaire. « Ils ont vécu le Covid durant les années CM1 et CM2 », explique-t-elle sur BFMTV. L’enseignement à distance et les perturbations ont empêché une préparation optimale à l’entrée au collège, expliquant des résultats en deçà des attentes.

Le niveau plus stable pour les 6 ème

Le rapport du ministère de l’Education nationale a aussi révélé que les résultats des élèves de la classe de 6 ème sont plutôt stables, aussi bien en maths et qu’en français. Les analyses menées par les responsables ont révélé que les  enfants scolarisés en Réseau d’Education Prioritaire Renforcé (REP+) ont un bien meilleur résultat. Leur niveau en mathématiques a connu une hausse. Les politiques mises en place ont à priori payé, mais les résultats sont loin d’être satisfaisants d’après le ministère.

Le ministère a indiqué que les résultats en français sont à la hausse depuis 2017 d’après l’analyse.  En effet, la part des élèves dans les groupes de performances les plus faibles a diminué. Elle est passée de 31,7% à 26,9% entre 2017 et 2024. Toutefois, en dépit de ces résultats jugés « encourageants », le niveau en compréhension écrite des élèves 6 ème reste faible. Seul un élève sur deux a obtenu un score satisfaisant après les évaluations.

Bon nombre des élèves ont également un problème en maths. 43% d’entre eux ne savent même pas que « 0,04 équivaut à quatre centièmes ». Une telle lacune au niveau de la connaissance est jugée très inquiétante.  Le ministère espère que les mesures récentes adoptées pourraient générer des progrès.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Une épidémie d'hantavirus est-elle nécessaire au développement de son vaccin ?

Une épidémie d'hantavirus est-elle nécessaire au développement de son vaccin ?

En mai 2026, l'éclosion de hantavirus à bord du navire MV Hondius a jeté une lumière crue sur un système de financement vaccinal paradoxal : celui-ci ne se déverrouille vraiment qu'une fois l'épidémie "réalisée". Cette chronique explore un dilemme rarement formulé explicitement dans le débat public, mais qui structure silencieusement nos choix collectifs en matière de santé mondiale. Le virus Andes pose un défi classique pour l'industrie biotechnologique : maladie rare, haute létalité (30-40 %)


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Encore une affaire de conflit d'intérêts pour Donald Trump, par Vincent Clairmont

Encore une affaire de conflit d'intérêts pour Donald Trump, par Vincent Clairmont

Le Financial Times révèle que les fils Trump ont investi 1 milliard $ dans un fonds qui se spécialise dans toutes les entreprises qui prospère grâce aux choix politiques de leur père. Une fois de plus, Trump apparaît comme le parangon du capitalisme de connivence. Il y a des moments où la finance ne se contente plus de suivre la politique, elle l’absorbe. Ce que nous observons aujourd'hui avec l'émergence d'American Ventures, ce véhicule d'investissement de 1,04 milliard de dollars dont D


Rédaction

Rédaction

Hantavirus : existe-t-il des vaccins avec ou sans ARN messager? par Elise Rochefort

Hantavirus : existe-t-il des vaccins avec ou sans ARN messager? par Elise Rochefort

Nous plongeons aujourd'hui dans l'ombre d'un ennemi qui ne faisait pas la "une" jusqu'ici, mais qui hante les laboratoires de biosécurité du monde entier depuis longtemps : le hantavirus. Existe-t-il ou non un vaccin pour le contrer ? Transmis par les rongeurs, ce pathogène peut s'avérer foudroyant, avec un taux de létalité approchant les 40% pour les souches américaines comme le virus Andes (celui qui est détecté sur un paquebot au large de l'Afrique). Pourtant, si vous poussez la porte de vot


Rédaction

Rédaction

L'armée française a déjà dépensé un milliard d'impôts dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran, par Thibault de Varenne

L'armée française a déjà dépensé un milliard d'impôts dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran, par Thibault de Varenne

Ni vu ni connu, l'armée française (qui n'est pas partie au conflit, paraît-il) a déjà pioché un milliard dans nos poches de contribuables pour financer ses non-participations à la guerre israélo-américaine. Sans compter les dégâts financiers collatéraux de cette promenade de santé. Le 28 février 2026 restera dans les annales comme le jour où l’illusion de la « paix perpétuelle » européenne s’est fracassée contre les réalités balistiques du Moyen-Orient. Sous le nom de code « Epic Fury », les fr


Rédaction

Rédaction