Atlanticistes contre Mondialistes, par Sviatoslav Kniazev

Atlanticistes contre Mondialistes, par Sviatoslav Kniazev


Partager cet article

Dans la presse européenne, l’on a l’habitude d’opposer les mondialistes aux souverainistes, aux patriotes, aux nationalistes, mais rarement aux « atlanticistes ». Le mot « mondialiste » ne pose a priori pas de problème de définition et il est possible de voir son utilisation dès les années 60, avec, par exemple, un article du Monde d’août 1967, titré : « Le mouvement mondialiste entend lutter contre les démons du nationalisme ». La cible en matière d’antagonisme est donc bien ajustée. Il n’en est pas de même avec le terme « atlanticiste », à ne pas confondre avec « atlantiste ». L’atlantisme est le courant politique, conceptualisé au début de la guerre froide, qui prône une alliance militaire centrée sur les États adjacents à l’océan Atlantique Nord et par extension, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Nous en avons une parfaite illustration avec le conflit Ukro-Otan et la Russie. Mais quid des « atlanticistes » ? Il s’agit en fait d’un courant identitaire, porté par certains historiens franco-américains, et qui aborde l’espace Atlantique – réunissant les États-Unis (ou plutôt les Amériques), la Grande-Bretagne, l’Europe, voire l’Afrique en raison de l’esclavage – sous un angle civilisationnel. Ainsi, l’histoire atlantique entend dégager des caractéristiques qui privilégient l’appréhension analytique d’un espace unitaire et intégré d’où peuvent être observées et décryptées les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques. C’est donc dans ce champ qu’il faut décrypter les idées de cet article : une opposition entre les mondialistes et ceux qui défendent une conception civilisationnelle propre à l’espace atlantique, vu comme socle de l’Occident.

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

Marine Le Pen est l'invitée d'un dîner grand patronal organisé chez Drouant par le discret mais puissant mouvement Entreprise et Cité, proche de la mouvance catholique. Et, comme l'a expliqué l'Opinion, c'était un dîner de con. Ah, le restaurant Drouant! Ses boiseries, son escalier, son prix Goncourt... et maintenant, son « examen de passage » pour la candidate du Rassemblement National. Quel spectacle fascinant, n'est-ce pas? On y a vu la crème du CAC 40 — Bernard Arnault en tête, suivi de sa


CDS

CDS

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Beaucoup croient que "on ne peut rien faire" pour réduire la dette. Ben si ! Pendant que la France et la Belgique s'enfonçaient, la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire. Voici comment. C’est un retournement de l’histoire qui devrait nous faire méditer, mes chers lecteurs. Il n'y a pas si longtemps, les cercles financiers et les chancelleries du Nord n'avaient qu'un acronyme à la bouche pour désigner les "pestiférés" de la zone euro : les PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Ce term


Rédaction

Rédaction

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Ne vous y trompez pas : si le prix du Bitcoin semble s'assoupir dans un tunnel entre $70 000 et $76 000 depuis quelques semaines, nous ne sommes pas face à une stagnation, mais face à une mutation profonde de votre patrimoine numérique. Pour ceux qui, parmi vous, gèrent activement leur épargne salariale ou leur trésorerie d'entreprise, la période actuelle est sans doute la plus critique de ce cycle. Après le sommet euphorique d'octobre 2025 à $126 198, le marché a fait son ménage. Ce que nous o


Rédaction

Rédaction

Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

La récente défaite de Viktor Orban en Hongrie nous place collectivement devant un miroir déformant que beaucoup, dans les rangs souverainistes, refusent encore de regarder. Le débat semble s'être cristallisé autour d'un dilemme binaire et, disons-le, profondément stérile : d’un côté, la soumission aux technocrates de Bruxelles ; de l’autre, l’adhésion aveugle à des figures d’autorité « fortes » — qu’il s’agisse d’Orban, de Poutine ou de Trump. Pourtant, la souveraineté ne peut se réduire à choi


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe