Amnésie, par Lucien Persignac

Amnésie, par Lucien Persignac


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Une seule voix, une même clameur, des bancs de l’Assemblée aux plateaux de télévision, nous abreuve de la même litanie : « La Chambre est introuvable. Il n’y a pas de majorité. La France est ingouvernable ». Pourtant, à s’en tenir aux résultats des élections, à la lettre des institutions, à la composition du Parlement, cette majorité existe, c’est la majorité des carpes et des lapins, la majorité du Front Républicain, une majorité si dérangeante et monstrueuse pour ceux qui la composent, comme pour le président de la République, qu’ils refusent de la voir et affirment qu’elle n’existe pas. Car la reconnaître pour ce qu’elle est reviendrait aussi à constater et finalement à admettre qu’il n’existe qu’une seule opposition. Les conséquences en seraient si dévastatrices pour tous ces élus qui tiennent à leurs places, leurs privilèges, leurs prébendes et se nourrissent grassement sur la bête que nous sommes, qu’ils préfèrent fermer les yeux, taire l’évidence et nous imposent de le faire avec eux.

French far-right Rassemblement National (RN) party President and lead MEP Jordan Bardella (R) speaks next to leader of Les Republicains (LR) right-wing opposition party Eric Ciotti (L) attend a meeting with French employers’ association Movement of the Enterprises of France (MEDEF) gathering party and coalition leaders ahead of legislative elections, in Paris on June 20, 2024. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Imbert à l'Élysée, Moulin à la Banque de France : quand le grand jeu des chaises musicales macronistes s’accélère

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Un décret paru au Journal officiel ce 30 avril officialise le retour de Pierre-André Imbert comme secrétaire général de l'Élysée. Son précédent, Emmanuel Moulin, lorgne la Banque de France. Derrière ces nominations techniques se dessine une stratégie de placement institutionnel en cette fin du deuxième mandat de Macron. Pierre-André Imbert, inspecteur général des finances et ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée de 2020 à 2023, deviendra lundi 4 mai le nouveau secrétaire général de la p


Lalaina Andriamparany

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L'OPEP-monde se meurt, le pétrole s'embrase : vers un Brent à 150$, par Vincent Clairmont

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Le marché pétrolier n'est plus une mécanique de précision, mais une boucherie à ciel ouvert. Le Brent frôle les 120 dollars le baril et, tandis que les chancelleries s'agitent, les faits, eux, sont têtus : nous assistons à la démolition contrôlée de l'ordre énergétique mondial. Ce n'est pas une simple "crise de volatilité", c'est le grand découplage entre la géopolitique de la force et les illusions d'un marché physique en état de mort cérébrale. Pourquoi l’asphyxie mondiale impose une stratég


Rédaction

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La Directive UE sur les rémunérations ou la fin programmée de la liberté contractuelle...

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Plusieurs lecteurs m'ont demandé ce que je pensais de la directive européenne sur les rémunérations, qui va révolutionner ce sujet tabou en France. Voici une première réponse... Sous le vernis moralisateur de l'« égalité femme-homme », la Directive (UE) 2023/970 vient d’achever ce qui restait de l’autonomie de gestion dans nos entreprises. Ce n'est plus du droit social, c'est de l'ingénierie bureaucratique pure, une tentative désespérée de la Caste européenne de substituer le plan à la réalité


Éric Verhaeghe

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Directive rémunérations : quelles sont les surtranspositions françaises qui nuiront aux entreprises? par Elise Rochefort

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Alors que l'échéance du 7 juin 2026 approche, la France s'apprête à transformer son Index de l’égalité professionnelle pour l'aligner sur la directive (UE) 2023/970. Si l'intention de réduire l'écart salarial (toujours de 14,2 % en France) est louable, le projet de loi français choisit d'aller bien au-delà des exigences européennes minimales. Pour les entreprises, ces « surtranspositions » ne sont pas neutres : elles créent une charge administrative et un risque juridique inédit que j'analyse p


Rédaction

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