Al Baghdadi est-il vraiment mort ?

Al Baghdadi est-il vraiment mort ?


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Donald Trump a annoncé l’élimination d’Al Baghdadi, le « calife » de Daesh, par l’armée américaine. Mais l’information est entourée d’une certaine confusion, et rien ne prouve que l’homme soit réellement mort. Dans tous les cas, cette possible disparition marque l’effondrement militaire majeur de Daesh en Syrie et l’ouverture d’une nouvelle phase dans la guerre qui ravage ce pays depuis de longues années maintenant.

Al Baghdadi est-il vraiment mort durant un raid américano-turc à Idlib, comme l’affirme Donald Trump? Selon les services américains, et diverses sources, cette élimination ne fait aucun doute. Il n’est toutefois pas impossible que les Américains aient un peu abusivement tiré la couverture à eux dans cette opération.

Selon Middle Est Eye, l’opération aurait en effet utilisé les services de plusieurs armées, même si c’est bien un hélicoptère américain qui a traqué la calife en fuite dans la campagne syrienne pendant plus d’une heure. Non seulement les Kurdes auraient prêté main forte à l’armée américaine, mais aussi les Soviétiques et les Syriens eux-mêmes, point que Donald Trump a oublié de préciser.

Les Russes ont-ils été vexés de cet oubli? Toujours est-il que, quelques heures après l’annonce de Donald Trump, le ministre russe de la Défense a commencé à faire état de ses doutes quant à la réalité du décès du calife. Le récit américain contiendrait trop d’invraisemblances ou de contradictions.

Dans la pratique, la mort d’Al Baghdadi a été annoncée plusieurs fois par le passé, comme le rappelle justement le site de BFM. Rien n’exclut donc que, une fois de plus, le leader de l’Etat Islamique au Levant n’ait une fois de plus échappé aux frappes qui visaient à le tuer.

Par prudence, on attendra donc la confirmation de cette mort dans les semaines à venir. Une mauvaise surprise n’est pas impossible dans ce dossier épineux. On soulignera que, selon les Etats-Unis, Al-Baghdadi était caché à Idlib, ville aux mains des Russes et des Syriens, qui ne l’avaient pas trouvé…


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