[Abonné] Retraites : la chasse à l’Axa est ouverte par la France (In)soumise

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Dans une démarche au complotisme divertissant, la députée LFI Mathilde Panot a durement attaqué son collègue de la République En Marche Jacques Maire, fils d'Edmond Maire et ancien collaborateur d'AXA. Pour elle, le conflit d'intérêts est évident. L'affaire a heurté la majorité.

Le tweet de Mathilde Panot est explicite sur le conflit d’intérêt que la députée reproche à son collègue. Dans la pratique, l’intéressée, jeune députée de la couronne sud de Paris nourrit l’idée que la réforme des retraites serait téléguidée par les assureurs privés, idée jamais argumentée jusqu’ici.

On rappellera en outre que la Fédération Française des Assurances a précisé ses positions de lobbying dans un document confidentiel que nous avons publié il y a un an et demi. Dans celui-ci, il était rappelé que l’enjeu essentiel pour les compagnies d’assurance était de préserver l’âge légal à 62 ans et d’éviter son report à 64 ou 65 ans. Les compagnies craignent en effet de devoir immobiliser d’importants fonds propres en cas de report de l’âge légal pour les bénéficiaires d’une pension d’invalidité.

Cette stratégie explique la mise en avant d’un âge-pivot qui contourne cet effet, à l’image de ce que l’accord AGIRC-ARRCO de 2015, négocié par un autre ancien d’Axa, Claude Tendil, a permis.

Sur le fond, personne n’est parvenu à démontrer en quoi la nationalisation du régime des retraites entre les mains d’un opérateur monopolistique pouvait être une idée sécrétée par les assureurs retraites privés. Mais la majorité ne s’est pas distinguée par son bon sens en confiant la défense de Jacques Maire à un autre député marcheur, Guillaume Goufier Cha, lui-même ancien collaborateur d’Axa, mais qui a dissimulé cette collaboration sur sa fiche Wikipédia. Soyez fiers d’être des amateurs, comme dit Emmanuel Macron !

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