L’Élysée et sa fabrique de fake news pour compte Twitter anonymes


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L’Élysée n’a pas hésité à fabriquer des fake news et à les diffuser sur au moins un compte Twitter anonyme pour disculper ou affaiblir la culpabilité d’Alexandre Benalla. Alors que, de façon quasi-obsessionnelle, Emmanuel Macron dénonce ces techniques douteuses que Poutine utiliserait, selon lui, sans limite, des révélations montrent qu’il en est lui-même un grand amateur!

On lira avec grand intérêt l’article que Le Monde consacre aux tripatouillages du « stratège » d’Emmanuel Macron Ismaël Émélien. Objectivement, c’est le choc! on y découvre en effet qu’Émélien avait créé un compte anonyme sur Twitter (@FrenchPolitic) grâce auquel il a diffusé un montage vidéo destiné à disculper Alexandre Benalla à partir d’images obtenues illégalement de la préfecture de police.

Devant l’Inspection Générale de la Police Nationale, le conseiller du Président a expliqué qu’il avait lui-même procédé au montage vidéo où le manifestant frappé par Alexandre Benalla est d’abord présenté comme s’étant jeté sur les forces de l’ordre une chaise à la main. Petit problème: il s’agit de deux personnes différentes, et le montage visait à présenter une intervention unique contre un manifestant particulièrement violent.

Émélien, qui soutient n’avoir pas eu connaissance ni de l’origine frauduleuse des images, ni du fait qu’il ne s’agissait pas des mêmes personnes, a ensuite procédé lui-même à leur mise en ligne. Dans la foulée, selon Le Monde, l’attachée de presse du presse, Sibeth Ndiaye, l’a diffusée largement auprès des journalistes qu’elle connaissait.

Cette opération de propagande que nous avions déjà signalée pose de sérieuses questions sur les méthodes de désinformation pratiquées par l’Élysée et la caution qu’Emmanuel Macron leur a données. Pour justifier cette méthode, Émélien a simplement expliqué:

Je ne voulais pas que les journalistes fassent le lien avec moi et qu’ils me demandent pourquoi nous défendions M. Benalla

Voilà qui laisse quand même un peu rêveur, et devrait calmer Emmanuel Macron dans ses délires anti-fake news.


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