Pourquoi les libertariens disent que l'encadrement des loyers est un poison lent, par Elise Rochefort

Pourquoi les libertariens disent que l'encadrement des loyers est un poison lent, par Elise Rochefort

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À chaque crise du logement, la même vieille lune réapparaît sur le devant de la scène politique : l’encadrement des loyers. Sous couvert de "justice sociale" et de protection des plus démunis, l'État s'immisce dans la relation contractuelle entre deux individus pour dicter un prix.

Pourtant, pour quiconque refuse de s'aveugler, cette mesure n'est pas un remède ; c'est un poison lent. Un poison qui, sous prétexte de calmer la douleur à court terme, finit par paralyser tout l'organisme urbain.

Une agression contre la propriété et la liberté

Le premier grief des libertariens est d'ordre moral et juridique. La propriété n'est pas un privilège octroyé par le prince, mais un droit naturel. Comme le soulignait Murray Rothbard, posséder un bien, c'est détenir un « faisceau de droits » : l'utiliser, en disposer, mais aussi en percevoir les fruits. En plafonnant arbitrairement le loyer, l'État procède à une expropriation partielle. C'est une violation flagrante du principe de non-agression (NAP) : on utilise la coercition légale pour forcer un propriétaire à céder l'usage de son bien à un prix qu'il n'a pas consenti.

Libertarianism as a Programmatically Incoherent Social Philosophy | Epoché Magazine
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Pascal Salin, figure de proue du libéralisme français, compare souvent cette entrave au SMIC : en fixant un prix artificiel — qu'il soit plancher pour le travail ou plafond pour le logement — on exclut mécaniquement les profils les plus fragiles du marché. C’est une "vérité interdite" : le prix est un signal de rareté. Le brouiller, c’est condamner les acteurs économiques à l'aveuglement.

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