Nouvelle vague de départs à l’Elysée


Partager cet article

Les départs à l’Elysée seraient massifs selon Le Monde. Une part importante des 44 conseillers officiels du Président devrait quitter son service. Beaucoup seraient déçus du traitement qui leur est réservé par Emmanuel Macron, et peineraient à supporter les court-circuitages organisés du Président.

Les départs de conseillers présidentiels avant la fin du quinquennat ne sont pas une nouveauté, ni une spécificité de l’ère Macron. Ils peuvent même apparaître comme des moments sains pour la démocratie. En revanche on est troublé par leur simultanéité.

Au-delà du départ très symbolique d’Ismaël Emélien, conseiller « spécial » et âme damnée du président lui-même, d’autres conseillers de rang moins visible seraient sur en partance. Sonya Djemni-Wagner, la conseillère justice, Emmanuel Miquel, le conseiller entreprise, attractivité et export, Antoine Pellion, le conseiller énergie, environnement et transports, seraient notamment concernés.

Ces départs à l’Elysée s’ajoutent à ceux déjà survenus ces dernières semaines. On retiendra les propos rapportés par le Monde:

« N’oubliez jamais que Macron génère son confort dans l’inconfort des autres. Avec lui, c’est “je jette les chatons dans la piscine et je vois qui surnage” », ajoute un autre pour expliquer le malaise des équipes.

« C’est très dur de travailler avec le président, il est très exigeant, à toute heure du jour et de la nuit, il n’est jamais satisfait », abonde un poids lourd de la majorité.

Il est probable que l’entourage politique de Macron l’ait poussé à renouveler sans ménagement un personnel très technocratique qui n’avait pas vu venir la crise des Gilets Jaunes. reste à savoir si les nouveaux recrutements éclaireront mieux le Président.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

Pourquoi les libertariens disent que l'encadrement des loyers est un poison lent, par Elise Rochefort

Pourquoi les libertariens disent que l'encadrement des loyers est un poison lent, par Elise Rochefort

À chaque crise du logement, la même vieille lune réapparaît sur le devant de la scène politique : l’encadrement des loyers. Sous couvert de "justice sociale" et de protection des plus démunis, l'État s'immisce dans la relation contractuelle entre deux individus pour dicter un prix. Pourtant, pour quiconque refuse de s'aveugler, cette mesure n'est pas un remède ; c'est un poison lent. Un poison qui, sous prétexte de calmer la douleur à court terme, finit par paralyser tout l'organisme urbain.


Rédaction

Rédaction

L’État face à la cyberguerre: est-il capable de nous protéger ? par Eric Lemaire
Photo by Glen Carrie / Unsplash

L’État face à la cyberguerre: est-il capable de nous protéger ? par Eric Lemaire

Cyber, État, liberté : qui protège vraiment ? Dans ce nouvel article nous évoquons le rôle réel de l’ANSSI, les limites de la CNIL, les illusions autour des prestataires cyber et l’impact de l’IA.Dans le premier article, on a posé le décor : les attaques sont partout, tout le temps, et elles ne vont pas s’arrêter. La question suivante est simple : l’État est-il capable de nous protéger ? Comment est il organisé ? Réponse courte : partiellement. Une vraie montée en puissance… mais silenci


Rédaction

Rédaction

En France, quels risques encourt-on en s'indignant publiquement de la politique israélienne? par Eric Verhaeghe

En France, quels risques encourt-on en s'indignant publiquement de la politique israélienne? par Eric Verhaeghe

Sous couvert d'une lutte — par ailleurs nécessaire — contre l'antisémitisme, le pouvoir macroniste et ses satellites sont en train de bâtir un véritable arsenal de « police de la pensée ». En ce printemps 2026, s'indigner de la politique menée par l'État d'Israël n'est plus seulement un acte militant ; c'est devenu un sport de combat judiciaire et professionnel où l'individu risque sa carrière, sa réputation et, bientôt, sa liberté. L'analyse de la situation révèle un basculement systémique ver


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Louis Sarkozy rémunéré 700€ par émission sur LCI

Louis Sarkozy rémunéré 700€ par émission sur LCI

Battu aux municipales de Menton, le fils Sarkozy retourne à ses plateaux télé. Non sans une pique : «nous ne sommes pas tous rentiers de la vie publique ». Mais à 700 € l’émission sur LCI, entre ironie et inconsistance, Louis Sarkozy incarne le paradoxe d’une élite médiatique qui se rêve en opposant farouche sans jamais avoir connu la « réalité du terrain». Le 30 mars, dans Nice-Matin, Louis Sarkozy enterre ses ambitions municipales. Défait par la députée RN Alexandra Masson (49,58 %), il prome


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany