17 départs simultanés à l’Elysée


Partager cet article

Emmanuel Macron réussit la prouesse d’enregistrer, selon l’Express, 17 départs simultanés de l’Elysée. Ce renouvellement brutal des équipes est en partie consécutif à la crise des Gilets Jaunes, et en partie dû aux nominations récentes (notamment celle de Sibeth Ndiaye). Ils illustrent aussi la difficulté reconnue de travailler avec un Président exigeant et assez peu empathique.

Depuis plusieurs semaines, la presse annonçait des départs massifs à l’Elysée. Ce lundi soir, c’est un pot collectif saluant 17 départs qui a eu lieu au Château. Ce mouvement d’ampleur souligne bien le choc frontal que le Président doit supporter depuis le 17 novembre.

Deux facteurs expliquent cette apparente fuite (en avant).

Le premier facteur tient à l’usure extrême que ce Président hyper-actif et peu empathique fait subir à ses équipes. Exigeant de ses collaborateurs un important engagement horaire, le Président ne semble pas très attentif aux états d’âme que ses méthodes de travail suscitent. En particulier, il semblerait que le Président ait l’habitude d’assez peu gratifier ceux qui s’engagent à ses côtés.

Le second facteur tient au besoin de renouveler politiquement son entourage. Le temps de la conquête de l’Elysée en mode start-up est fini. Il faut désormais gérer et arrondir les angles. Ces exercices demandent un peu plus de souplesse et d’épaisseur que les raids de prédation menés durant la campagne.

Les jours prochains permettront de savoir si ce changement d’équipe suffit à changer de politique.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

L'humeur de Veerle Daens : l'État-maman et le grand retour des « exilés » de Dubaï

L'humeur de Veerle Daens : l'État-maman et le grand retour des « exilés » de Dubaï

Mes chers amis, approchez. Aujourd’hui, nous assistons à une performance artistique d’une rare intensité : le « rapatriement fiscalo-humanitaire ». Il semblerait que le sable doré de Dubaï, si propice aux placements de produits pour des crèmes éclaircissantes et à l'optimisation fiscale décomplexée, soit devenu soudainement... trop brûlant. Face aux bruits de bottes et aux missiles iraniens, nos fiers « sécessionnistes » de la Toile, ces influenceurs qui expliquaient hier encore que la Franc


CDS

CDS

Ukraine vs. Iran : la crise du « deux poids, deux mesures »

Ukraine vs. Iran : la crise du « deux poids, deux mesures »

Pour qui observe avec un tant soit peu de lucidité la comédie du pouvoir, le spectacle est à la fois fascinant et tragique. Nous assistons, en direct, à l’effondrement moral d’une caste politique qui a tenté de faire du « Droit international » une religion universelle en Ukraine, avant de le transformer en variable d’ajustement, voire en absurdité, au Moyen-Orient. Le Droit international : un totem à géométrie variable Depuis février 2022, on nous explique — à juste titre sur le plan formel —


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Moyen-Orient: Madrid qualifie d’« illégales » les frappes israélo-américaines

Moyen-Orient: Madrid qualifie d’« illégales » les frappes israélo-américaines

Au lendemain de la riposte iranienne, les capitales européennes ont rapidement condamné l’escalade militaire et appelé à la retenue. Toutefois, une divergence notable est apparue dans la qualification des événements : si la majorité des dirigeants ont dénoncé l’attaque iranienne, seul le Premier ministre espagnol a, à ce stade, qualifié d’« illégales » les frappes menées par Israël et les États-Unis. Depuis le déclenchement des frappes conjointes d'Israël et des États-Unis contre l'Iran le 28 f


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Iran, guerre régionale aujourd'hui, guerre mondiale demain? par Thibault de Varenne

Iran, guerre régionale aujourd'hui, guerre mondiale demain? par Thibault de Varenne

Le 28 février 2026 restera dans les annales diplomatiques comme le jour où l'illusion de la « frappe chirurgicale » s'est fracassée sur les réalités brûlantes du Levant. En lançant l'opération Epic Fury (ou Rising Lion), Washington et Tel-Aviv n'ont pas seulement visé les centrifugeuses de Natanz ou les centres de commandement de Téhéran ; ils ont, par une réaction en chaîne dont la maîtrise leur échappe déjà, acté la naissance du premier conflit régional total de cette décennie. Mais au-delà de


Rédaction

Rédaction