????Vendredi, Wall Street a envoyé des signaux annonciateurs d’un krach

????Vendredi, Wall Street a envoyé des signaux annonciateurs d’un krach


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Vendredi, Wall Street a connu une séance de quatre sorcières particulièrement tourmentée. Finalement, quelques investisseurs ont sauvé la mise in extremis, mais plusieurs signaux annonciateurs d’un retournement sont désormais émis. Attention aux désillusions dans les semaines à venir.

Wall Street est au bord du retournement. La journée des 4 sorcières de vendredi, que nous évoquons depuis plusieurs semaines comme test critique, a laissé deviner une inversion des arbitrages sur les contrats à terme qui indique que les investisseurs ne parient pas sur un indice à la hausse dans 3 mois. Autre lecture de la situation : aucun grand investisseur n’a intérêt à porter les cours à bout de bras dans les semaines à venir, ce qui préfigure un possible atterrissage brutal des cours.

En attendant, le Dow Jones a retrouvé son niveau de l’été. Le graphique que nous produisons ci-dessus montre bien comment les cours se sont péniblement maintenus à un niveau de flottaison moyenne en attendant le débouclage des contrats à terme qui a eu lieu vendredi.

Wall Street est passé près du krach vendredi

Vendredi, donc, Wall Street est passé très près de la catastrophe. À 13h40, l’indice tombait à 27.500 points, seuil qui a donné l’alerte et provoqué le retour d’investisseurs bien décidés à sauver, pour ce jour-là, la situation. Des rachats ciblés sur quelques valeurs phares ont permis d’effacer partiellement les pertes.

Le phénomène est important à relever : le maintien des cours est assuré par quelques fonds qui évitent la catastrophe, mais le mouvement naturel de la bourse est porté à la baisse. Toute la question est désormais de savoir si ces quelques investisseurs vont indéfiniment continuer à maintenir les cours très au-dessus de l’activité réelle. Et, pour avoir la réponse à cette question cruciale, rien ne vaut l’avis des initiés.

Ce qui s’est vraiment passé à Wall Street vendredi

Pour bien comprendre le détail des opérations, il faut gratter les informations données par Reuters sur cette journée de débouclage des options. L’agence américaine a donné un détail très instructif des mouvements qui sont à l’oeuvre depuis plusieurs semaines sur les marchés à options, qui est le reflet des anticipations des investisseurs.

Selon Reuters, donc, une « baleine du NASDAQ » a sauvé la situation in extremis vendredi au prix de près de 200.000$. Comme quoi les cours de la bourse tiennent à pas grand chose.

Dans la pratique, l’investisseur en question a largement vendu des options sur Adobe. Il semblerait que ce débouclage soit dû au fonds japonais Soft Bank qui connaît des déconfitures majeures depuis un an.

On le voit, les 4 Sorcières de la semaine dernière ont donc donné le coup d’envoi d’une mise en retrait des investisseurs sur les valeurs technologiques. Concrètement, les grands fonds parient désormais sur la baisse dans les trois prochains mois.

Ceux qui parient sur la baisse à venir

Plusieurs investisseurs parient désormais sur la baisse des cours, notamment dans le secteur technologique. Toujours selon Reuters, un gros investisseur a débouclé, la semaine dernière, des options sur Facebook, Netflix et Salesforce. Vendredi, un autre gros investisseur a débouclé sur Amazon et Alphabet (de Google).

Ces mouvements relevés par des analystes montrent que les « initiés » de Wall Street savent que la tendance est désormais à la baisse, et que les options à trois mois ne parient plus sur une montée des technologiques. La prudence impose d’interpréter ce mouvement comme un signal sérieux envoyé sur un retournement boursier imminent. On peut en tout cas penser que, dans les trois mois, l’escalade des valeurs technologiques sera un lointain souvenir.

The investor closed a position in a bullish call options spread on Adobe Inc ADBE.O at a loss of roughly $200,000. The spread represented around $935 million of notional value. The call spread was originally bought on Aug. 5 among a group of trades that some market analysts have attributed to SoftBank Group Corp 9984.T. Adobe shares ended 1.4% lower at $467.55 as U.S. stocks fell broadly. The investor sold stock at the time of the call spread purchase, then bought back the shares after selling the options, at a loss of roughly $9 a share. Because the options trades were tied to stock, they had minimal impact on market activity, unlike the sell-off earlier this month, said Christopher Murphy, co-head of derivatives strategy at Susquehanna Financial Group.   

Reuters

Bernstein annonce une correction à Wall Street

Pour connaître l’avis des initiés, il faut fouiner dans la littérature américaine consacrée au sujet. Or, on découvre que le fonds d’investissement Bernstein prédit une contraction de l’activité et un choc boursier dans les semaines à venir. La perspective d’une reprise de l’épidémie aux États-Unis, à l’instar de ce qui se produit en Europe, devrait en effet mettre à plat tous les espoirs de reprise rapide outre-Atlantique.

Les craintes de Bernstein sont si sérieuses que le fonds a envoyé une note confidentielle à ses clients pour les prévenir de l’imminence d’un « hit » sur les actions, c’est-à-dire d’un sérieux incident de parcours. L’information a été relayée par CNBC et circule dans les milieux autorisés. On peut voir dans cet avertissement un message d’alerte sérieux à destination des entreprises qui placent leur trésorerie en bourse.

Là encore, il ne faut pas forcément tirer de conclusions trop hâtives. Mais il faut prendre au minimum acte du pessimisme assumé parmi certains investisseurs dans le débat qui s’ouvre sur le caractère durable ou non de la baisse.

À quoi faut-il s’attendre maintenant ?

L’évolution de la bourse est toujours soumise à de nombreuses interrogations et incertitudes. Il n’en demeure pas moins que Wall Street a connu une ascension fulgurante depuis le confinement… ce qui est en décalage complet avec l’activité réelle.

Tout indique que les grands fonds qui dictent les cours avec plus ou moins d’autorité (n’imaginons que la bourse soit une affaire de petits porteurs) ont pris des positions baissières pour les prochains mois. Au titre du principe de précaution, ce n’est donc pas maintenant qu’il faut mettre ses économies dans les marchés actions.


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