Virus chinois, argent américain, complicité française: les troubles origines du COVID-19

Virus chinois, argent américain, complicité française: les troubles origines du COVID-19


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Le "Courrier des Stratèges"  a informé ses lecteurs dès le printemps 2021 des enquêtes sérieuses qui avaient été menées pour comprendre l'origine du COVID-19 à Wuhan et qui établissaient comme plausible un accident de laboratoire. Depuis, de nouvelles révélations sont venues étayer le tableau général que nous avions dressé. Nous faisons un rapide point.

Les certitudes que l'on a déjà

Pour comprendre les origines du Sars-Cov2, il y a cinq éléments très simples à retenir, confirmés par les révélations qui se succèdent.

Première certitude: l’épidémie de covid-19 a commencé à Wuhan bien avant décembre 2019. Des photos américaines prises par satellite ont repéré deux fois plus de voitures que d’ordinaire sur les parkings des principaux hôpitaux de Wuhan dès le mois d’août 2019.

Deuxième certitude : le gouvernement chinois, avec les réflexes typiques d’un régime communiste, a dissimulé le plus longtemps possible l’existence de l’épidémie et n’en a parlé au monde que contraint et forcé, en janvier 2020 quand elle n’était plus possible à dissimuler.

Troisième certitude : Le Dr. Anthony Fauci a tout fait pour empêcher Donald Trump de remonter la piste d’un accident de laboratoire au P4 de Wuhan car il avait, directement ou indirectement, autorisé des financements à destination du laboratoire de Wuhan.  Les révélations se sont multipliées à cet égard ces dernières semaines. En bref, les recherches dites de « gain de fonction », consistant à transformer le génome de virus pour les rendre plus dangereux pour l’homme a été interdite aux Etats-Unis entre 2013 et 2017. Des chercheurs américains ont pu néanmoins continuer à faire de telles recherches au laboratoire de Wuhan avec, entre autres ressources, de l’argent du Pentagone transféré par une ONG appelée EcoHealth Alliance.  Le 20 juillet 2021, Anthony Fauci avait encore nié  l’existence de ce type de recherches mais un réseau de chercheurs appelé DRASTIC (Decentralized Radical Autonomous Search Team Investigating COVID-19) ne cesse d’amener des preuves du contraire.

Quatrième certitude: la thèse de la transmission naturelle du virus à l’homme a de moins en moins de partisans. La thèse d’un accident de laboratoire devient majoritaire, d’autant plus que tout le monde s’accorde à dire que les Chinois ont mené avec un niveau de sécurité 2, à Wuhan, des recherches qui demandaient un niveau de sécurité 4.

Cinquième certitude: l’Armée chinoise se serait bien passée de la publicité faite au laboratoire de Wuhan puisqu’elle y menait, en lien avec la recherche civile, une recherche sur les armes biologiques du futur.

Les questions qui restent

3 élements devront être éclaircis:

+ La thèse de la fuite hors du laboratoire d’une ou plusieurs souches de virus étant devenue la plus probable, comment est-elle survenue? La meilleure explication est celle de Joseph Tritto  – trop de gens travaillant sur les mêmes souches virales dans des conditions de sécurité déficientes. Néanmoins, nous ne sommes pas encore capables de retracer les événements.

++ A partir de quand les gouvernements occidentaux ont-ils été informés – en particulier qu’ont rapporté les services secrets? Un certain nombre d’éléments convergents montrent que des influenceurs mondiaux et des hauts-fonctionnaires de randes organisations internationales ont été prompts à voir dans la « pandémie » l’occasion d’un plan de vaccination mondiale et, plus largement, d’une poussée du « capitalisme de surveillance ». Quand ont-ils eu l’information sur un nouveau SRAS venu de Chine? Comment expliquer l’exercice 201, conférence tenue à New York  en octobre 2019 pour imaginer la réponse à une pandémie?

+++ Quel rôle a joué la France dans le déclenchement  d’une réaction en chaîne qui mène à la très vraisemblable catastrophe du laboratoire P4?  En 2015, le laboratoire Mérieux de Lyon se retire de la coopération avec les Chinois de Wuhan car il juge que ces derniers ne respectent pas les protocoles de sécurité pour la construction d’un laboratoire de niveau P4. Or, en février 2017, le Premier Ministre français se trouve à l’inauguration du laboratoire de Wuhan, en compagnie du président de l’INSERM, Yves Lévy. Que s’est-il passé?


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