Une étude tente de percer le mystère de John Hollis, cas de ces personnes qui ne développent pas le Covid-19
COVID-19 swab collection kit in doctor hands, nurse holds tube of coronavirus PCR test on black background. Concept of corona virus diagnostics, medical testing and cure during coronavirus pandemic.

Une étude tente de percer le mystère de John Hollis, cas de ces personnes qui ne développent pas le Covid-19


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Si la vaccination n’empêche pas l’infection, il existe cependant des personnes qui sont génétiquement immunisées contre le Covid-19. John Hollis, un publiciste de l’Université George Mason, compte parmi ces personnes naturellement résistantes face au virus, même en y étant très exposé, raconte Seattle Times . Il a participé à une étude sur les anticorps lancés par le scientifique Lance Liotta et son équipe, qui tentent actuellement de percer le mystère.

De plus en plus d’études tentent de comprendre pourquoi certaines personnes ont un niveau d’anticorps particulièrement élevé face au Covid. Selon ces études des patients seraient capables de produire des niveaux élevés d’anticorps, les anticorps deviennent même plus puissants malgré une forte exposition au virus. Cette immunité « spectaculaire » conférerait une protection plus puissante contre le virus. C’est le cas par exemple de John Hollis, qui n’a jamais attrapé le virus. De nombreux rapports dans le monde entier ont révélé que les scientifiques ont identifié peu de personnes ayant une immunité similaire à celle de Hollis.

Les anticorps puissants de John Hollis

Selon le Seattle Times, la rencontre entre John Hollis et le scientifique Lance Liotta a eu lieu au cours de l’été 2020. A l’époque, ce dernier a mené des recherches sur les anticorps Covid-19. Il a demandé à John Hollis d’y prendre part en tant que sujet.

Pour information, Hollis a eu peur d’attraper le virus SARS-CoV-2 comme tout le monde. Lorsque son colocataire a attrapé le Covid-19 en 2020. Il n’a pas été infecté, son corps a parfaitement résisté au virus.

Les chercheurs ont alors analysé l’échantillon de sang d’Hollis. Tout d’abord, ils ont découvert que ce dernier avait le Covid. Mais aussi, il a développé des anticorps ultra-puissants, il disposait d’un plus grand nombre de cellules T. Généralement, ces cellules sont celles développées à la suite d’un simple rhume, une maladie bénigne.

Ainsi, Hollis était complètement immunisé contre le Covid-19. Il ne savait même pas à l’époque qu’il avait contracté le coronavirus.

Un espoir pour la création de nouveaux traitements

Selon Liotta, les tests réalisés ont révélé que même si le sang de John Hollis était dilué des milliers de fois, ses anticorps étaient encore capables de tuer 90% du virus. Ils ont le pouvoir de reconnaître différentes régions du virus, ce qui les rend particulièrement puissants d’après la déclaration du scientifique lors d’une interview à l’AJC. En revanche, ce dernier ignore encore l’origine de cette résistance au virus.

Liotta a aussi déclaré que la valeur des anticorps de Hollis pourrait aider les scientifiques à élaborer de nouvelles stratégies pour combattre le Covid-19 et créer de nouveaux traitements permettant de mieux protéger les personnes immunodéprimées qui ne réagissent pas bien aux vaccins. Il est à noter que M. Hollis a le groupe sanguin O négatif, nommé donneur universel. Pout rappel, en 2020, des chercheurs danois déclaraient dans une étude publiée dans Blood Advances , « que le groupe sanguin O est significativement associé à une sensibilité réduite à l’infection par le Sars-CoV-2 ».

Par ailleurs, en  octobre 2021, un consortium international de chercheurs (France, États-Unis, Brésil, Grèce, Pays-Bas), spécialisés dans les maladies infectieuses, la génétique et l’immunologie a publié un article dans la revue Nature Immunology et a lancé un appel pour identifier et recruter des personnes en bonne santé et naturellement résistantes au Covid.

L’équipe internationale a déjà réussi à recruter 700 participants. Cette étude du COVID Human Genetic Effort tente de déterminer les mystères de ces éventuels boucliers naturels, qui pourraient être liés à des facteurs  génétiques. Ces cas pourraient permettre de trouver un traitement efficace contre le coronavirus.


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