Une étude souligne l’insuffisante réponse des vaccins face au COVID

Une étude souligne l’insuffisante réponse des vaccins face au COVID


Partager cet article

Les vaccins sont-ils efficaces face au variant Omicron ? Une étude menée par les chercheurs de l’université Johns Hopkins souligne l’insuffisante réponse des vaccins face au COVID. L’étude explique que les anticorps produits par les sérums anti-Covid actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre le variant Omicron. L’équipe de recherche a montré qu’on peut toujours être infecté par la souche Omicron même si on est entièrement vacciné.

Fin 2021, avec l’arrivée d’une 5e vague et l’arrivée du variant Omicron, tous les prétextes étaient bons pour la relance de la 3e dose et la mise en place de nouvelles mesures coercitives, dont le passe sanitaire. Face à Omicron, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait annoncé que la dose de rappel était « sûre et efficace ». Pourtant, au même moment, Israël a constaté que l’efficacité de cette 3e dose commençait à décliner et qu’il fallait penser à réfléchir à soumettre la population à une 4e dose. On reste au même constat, les vaccins ne limitent pas la transmission du virus et peuvent même affaiblir le système immunitaire selon l’EMA.

Les réponses des anticorps sont faibles face à la souche Omicron

Les résultats de l’étude réalisée par les chercheurs de l’université Johns Hopkins ont été publiés le 7 avril dernier.  Pour ces travaux, l’équipe de chercheurs a analysé à la fois les réponses immunitaires humorales (anticorps spécifiques du SARS-CoV-2 circulant dans le sang et produits par les lymphocytes B, ou lymphocytes B) et cellulaires (lymphocytes T) chez18 patients vaccinés, atteints de Covid-19 entre fin décembre et mi-janvier. A l’époque, Omicron était le variant dominant aux États-Unis, il représentait plus de 90 % des cas de Covid-19.

Les experts ont examiné ces patients et ont constaté que leur taux d’anticorps est élevé. Autrement dit, ils devraient bénéficier d’une meilleure protection. Pourtant, selon l’auteur principal de l’étude, le Professeur Joel Blankson, MD, Ph.D. les anticorps n’ont pas donné les réponses escomptées face à la souche Omicron. L’étude révèle que ces anticorps « ne remplissaient pas aussi bien cette fonction lorsqu’ils répondaient à la souche omicron par rapport à la souche originale du virus ».

L’étude a également comparé les réponses du système immunitaire des personnes vaccinées et infectées avec un groupe témoin de personnes vaccinées qui n’avaient pas contracté le coronavirus. La comparaison a révélé que les deux groupes présentaient des niveaux d’anticorps identiques.

Infection par le variant Omicron même après une dose de rappel

Par ailleurs, l’étude a aussi révélé que les personnes vaccinées, mais infectées par Omicron produisent de fortes réponses de cellules immunitaires appelées cellules T. Ces cellules sont capables de neutraliser la souche Omicron, ce qui pourrait expliquer pourquoi les personnes vaccinées présentent souvent de légers symptômes de Covid-19.

Toutefois, le professeur de médecine Joel Blankson explique que «lorsque nous avons testé l’inhibition médiée par les anticorps de la liaison de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 à l’ACE2, nous avons constaté que le sérum des participants à l’étude avec une percée COVID-19 – très probablement le résultat d’une infection à omicron – avait des anticorps qui ont fortement cessé de se lier par l’originale souche virale comme prévu, mais n’a pas rempli cette fonction aussi bien lorsqu’il a répondu à la souche Omicron ».

En somme, l’étude explique que si les personnes entièrement vaccinées et ayant reçu une dose de rappel produisent un niveau élevé d’anticorps qui agissent contre la souche originale de SARS-CoV-2, les mêmes minuscules défenseurs ne réussissent pas aussi bien à empêcher la souche omicron d’attaquer les cellules saines.

Ce qui explique qu’une personne  peut toujours être infectée par le variant Omicron, même si elle a reçu une dose de rappel de vaccin contre le Covid. Ainsi même si les personnes entièrement vaccinées produisent un niveau élevé d’anticorps contre la souche originale de coronavirus, elles ne réussissent pas aussi bien à prévenir la souche Omicron.

Les dossiers d’Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation

Je veux lire les dossiers
ESSENTIEL


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

La chute du cours de l'or observée aujourd'hui, le 30 janvier 2026, est directement liée à la nomination de Kevin Warsh par le président Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Cette baisse s'explique par trois mécanismes financiers majeurs déclenchés par ce choix : 1. Le profil "Hawkish" (Faucon) de Kevin Warsh Kevin Warsh est perçu par les marchés comme un "faucon", c'est-à-dire un responsable favorable à une politique monétaire plus stricte po


Rédaction

Rédaction

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

L'actualité nous offre une nouvelle séquence dont la mise en scène frise l'indécence. Arno Klarsfeld, figure médiatique et héritier d'un combat mémoriel nécessaire, a décidé de porter plainte pour « incitation à la haine » suite à des tweets qualifiés d'« abjects ». Au cœur du litige : ses propos sur l'utilisation du terme « rafles » pour qualifier les interpellations d'étrangers en situation irrégulière. Si l'on peut, par principe, condamner la violence numérique des réseaux sociaux, il est


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

En plein regain diplomatique, Bruxelles cherche son salut à Hanoï

En plein regain diplomatique, Bruxelles cherche son salut à Hanoï

L'Union européenne a officialisé un "partenariat stratégique global" avec le Vietnam. Bruxelles se hisse au rang des grandes puissances à Hanoï. Une opération de communication diplomatique qui cache mal une fuite en avant pour tenter de peser dans un monde multipolaire. Alors que les projecteurs étaient braqués sur les tensions commerciales entre Washington et Pékin, l'Union européenne a discrètement procédé, jeudi, à une mise à niveau majeure de ses relations avec le Vietnam.  Le Vietnam et l’


Rédaction

Rédaction

Chronique des craquements dans la caste : les pompiers lillois et les CRS

Chronique des craquements dans la caste : les pompiers lillois et les CRS

Le jeudi 29 janvier 2026, les rues de Lille n'étaient pas le théâtre d'une énième manifestation citoyenne, mais d'une collision frontale entre deux piliers du régime : les soldats du feu et les forces de l'ordre. Plus de 700 pompiers ont forcé les lignes, rappelant une vérité que le pouvoir central feint d'ignorer : lorsque la base n'a plus les moyens de sa mission, c'est l'ordre public qui s'effondre. Le jeudi 29 janvier, plus de 700 pompiers du département du Nord se sont réunis à Lille pour


Rédaction

Rédaction