Une crise politique qui vire au cirque télévisuel, par Jean Robin

Une crise politique qui vire au cirque télévisuel, par Jean Robin


Partager cet article

Contrairement à la plupart de mes compatriotes, je regarde très peu la télévision. Mais à l’occasion de la démission du 1er ministre Lecornu 12 heures seulement après sa nomination, j’ai décidé d’allumer le poste, et le choc fut traumatisant. On a d’autant plus conscience d’une chose qu’on s’en est éloigné quelques temps.

J’ai vu défiler sur les plateaux de télévision tous ces « responsables politiques », appelés ainsi pour mieux cacher leur irresponsabilité j’imagine, qui s’invectivaient, se coupaient la parole, dans une foire d’empoigne digne du village d’Astérix. C’est une véritable caricature vivante. N’étant plus habitué à ce genre de cirque médiatique, j’en suis venu à me demander s’il était la cause ou la conséquence de la crise politique dans la quelle nous sommes plongés.

Pour prendre un peu de hauteur, je me suis donc replongé dans plusieurs de mes auteurs favoris, à commencer par Jacques Ellul, philosophe de la technique, qui explique que nos sociétés dites modernes se sont enfermées dans le progrès technique comme le dauphin dans le filet de pêche. Et aucun retour en arrière n’est possible car la technique ne sait que progresser, selon son propre vocabulaire de prophétie auto-réalisatrice. Mais parmi toutes les techniques qui nous ont plongé dans cet abîme, il en est une, je crois, qui nous y plonge plus vite et davantage que toutes les autres réunies : la télévision.

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

Marine Le Pen est l'invitée d'un dîner grand patronal organisé chez Drouant par le discret mais puissant mouvement Entreprise et Cité, proche de la mouvance catholique. Et, comme l'a expliqué l'Opinion, c'était un dîner de con. Ah, le restaurant Drouant! Ses boiseries, son escalier, son prix Goncourt... et maintenant, son « examen de passage » pour la candidate du Rassemblement National. Quel spectacle fascinant, n'est-ce pas? On y a vu la crème du CAC 40 — Bernard Arnault en tête, suivi de sa


CDS

CDS

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Dettes publiques : comment la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire quand la France s'enfonçait, par Thibault de Varenne

Beaucoup croient que "on ne peut rien faire" pour réduire la dette. Ben si ! Pendant que la France et la Belgique s'enfonçaient, la Grèce et le Portugal se sont sortis d'affaire. Voici comment. C’est un retournement de l’histoire qui devrait nous faire méditer, mes chers lecteurs. Il n'y a pas si longtemps, les cercles financiers et les chancelleries du Nord n'avaient qu'un acronyme à la bouche pour désigner les "pestiférés" de la zone euro : les PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Ce term


Rédaction

Rédaction

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Bitcoin 2026, l'illusion du calme plat et le grand pivot des stratèges, par Vincent Clairmont

Ne vous y trompez pas : si le prix du Bitcoin semble s'assoupir dans un tunnel entre $70 000 et $76 000 depuis quelques semaines, nous ne sommes pas face à une stagnation, mais face à une mutation profonde de votre patrimoine numérique. Pour ceux qui, parmi vous, gèrent activement leur épargne salariale ou leur trésorerie d'entreprise, la période actuelle est sans doute la plus critique de ce cycle. Après le sommet euphorique d'octobre 2025 à $126 198, le marché a fait son ménage. Ce que nous o


Rédaction

Rédaction

Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

Au-delà d'Orban : retrouver le fil de notre souveraineté intérieure

La récente défaite de Viktor Orban en Hongrie nous place collectivement devant un miroir déformant que beaucoup, dans les rangs souverainistes, refusent encore de regarder. Le débat semble s'être cristallisé autour d'un dilemme binaire et, disons-le, profondément stérile : d’un côté, la soumission aux technocrates de Bruxelles ; de l’autre, l’adhésion aveugle à des figures d’autorité « fortes » — qu’il s’agisse d’Orban, de Poutine ou de Trump. Pourtant, la souveraineté ne peut se réduire à choi


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe