Un plan de relance pour acheter les élections de 2022

Un plan de relance pour acheter les élections de 2022


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Les allées du pouvoir parisien bruissent des rumeurs d’un nouveau plan de relance de l’économie. Or les personnes vaccinées ne seront visiblement pas exemptes de confinement, si bien que l’économie va rester partiellement fermée de long mois, peut être des années. Dès lors à quoi sert un plan relance d’une économie volontairement castrée ?

L’analyse de la situation économique du pays est assez simple : en empêchant les gens de travailler, de se déplacer, de se réunir, de consommer, de nombreux secteurs économiques  sont en souffrance ou carrément à l’arrêt. Ceux qui ont des sous ne peuvent pas les dépenser, les autres, professionnels et employés, n’en ont pas car ils sont empêchés de gagner leur vie.

L’économie est grippée, aux deux sens du terme.

Or, la période entre les deux premiers confinements l’a démontré, il suffit de laisser les gens vivre normalement pour que l’économie reparte.

Le ministre Véran s’oppose au déconfinement des personnes vaccinées

Nous voici tous reconfinés une troisième fois (même dans les Pyrénées Atlantiques, département pourtant le moins touché de France métropolitaine) mais, si l’on écoute distraitement la propagande officielle, nous serons bientôt tous vaccinés et la vie normale reprendra. Vraiment ?

En fait, non, pas du tout ! En effet, notre ministre de la Santé Olivier Véran s’oppose au déconfinement des personnes vaccinées car, explique-t-il, il n’y a aucune certitude  1/ que le vaccin protège les gens vaccinés et 2/ qu’il empêche la propagation du virus. Question : à quoi sert la politique de vaccination alors ?

Question suivante : si donc le gouvernement va poursuivre sa politique d’étranglement de l’économie marchande traditionnelle, pourquoi envisage-t-il un plan de relance ? A quoi sert de poser une cautère sur une jambe de bois, comme on disait en Quatorze ?

A un an des élections, comment payer sa coalition ?

Nous sommes à un an environ des élections présidentielles. Pour prendre ou conserver le pouvoir, les différents concurrents doivent réunir autour d’eux une coalition d’intérêts. Et pour ça, il faut leur distribuer de l’argent ou promettre de le faire. Sous couvert de l’habillage intellectuel et de la justification politique qui lui conviendra, chaque groupe d’intérêt se ralliera au candidat qui semble le servir le mieux.

Le plan de Mélenchon

Pour sa part, comme expliqué dans nos colonnes, Jean-Luc Mélenchon propose de payer sa coalition avec l’argent (réel ou fantasmé) des « riches ». Il prévoit ouvertement de confisquer le patrimoine des particuliers, de nationaliser les entreprises pour prélever leurs richesses et de le distribuer (ou pas) à ses soutiens. Flatter la jalousie et les bas instincts de chacun est une stratégie de conquête du pouvoir qui a du sens : ça s’appelle le populisme, et sans aucun doute Mélenchon s’y entend.

Macron prévoit un plan de relance de l’économie

Macron a lui aussi besoin de payer sa coalition, et ce d’autant plus qu’il n’est pas certain que sa gestion de la crise sanitaire lui rapporte beaucoup de soutien. Ainsi s’explique la préparation d’un plan de relance : c’est la meilleure méthode pour distribuer de l’argent. D’autant plus que, pour l’instant en tout cas, Emmanuel Macron semble proche de réaliser le rêve de ses prédécesseurs : pouvoir emprunter des sommes faramineuses sur le bilan de la Banque Centrale Européenne et, au moins partiellement, le crédit de l’Allemagne. Même pas besoin d’augmenter les impôts : elle est pas belle la vie !

Rappelons que le cœur de sa coalition est composé de tous ceux que j’appelle les Parisiens, c’est à dire tous les fonctionnaires, élus ou pas, et autres apparatchiks qui détiennent tous les pouvoirs et contre-pouvoirs. En effet, un plan de relance gouvernemental est un plan contrôlé par l’exécutif, ce qui veut dire que les fonds transitent par lui. Or nous l’avons vu, le coût de transaction prélevé par l’Administration pour effectuer son travail est de 32% : pour chaque Euro prélevé par l’impôt ou emprunté, 32 cents servent à nourrir la bête vorace, c’est à dire à payer les frais fixes des improductifs (soit deux à trois fois plus que la norme), le reste servant (peut-être) à quelque chose.

Donc un plan de relance est d’abord et avant tout un moyen de payer l’Administration, les Parisiens, qui forment le socle de sa coalition. Quant au reste du pays, il s’agira de le maintenir sous morphine financière.

Le job d’Emmanuel Macron d’ici Mai 2022 sera de convaincre la personne la plus puissante d’Europe de lui envoyer les fonds de son plan de relance : Christine Lagarde, Présidente de la Banque Centrale Européenne.


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