Ukraine : Poutine traque-t-il un laboratoire de la CIA caché dans l’usine Azovstal de Marioupol ?

Ukraine : Poutine traque-t-il un laboratoire de la CIA caché dans l’usine Azovstal de Marioupol ?


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Depuis plusieurs semaines, l’étau se resserre autour de l’usine Azovstal de Marioupol, où les Russes assiègent désormais une importante concentration de troupes ukrainiennes… et probablement étrangères. De nombreux hélicoptères y ont été abattus dans des missions d’exfiltrations, dont, peut-être des exfiltrations d’officiers français et américains. Une rumeur court désormais, rendue plausible par l’obstination ukrainienne à défendre le lieu : l’usine cacherait en réalité un laboratoire de recherche bio-militaire au service des États-Unis. L’acharnement russe à investir l’usine accrédite l’idée que le régime de Poutine s’attend à y faire des prises de guerre majeures.

Mais que cache au juste l’usine Azovstal à Marioupol ? La presse occidentale, et surtout française, demeure parfaitement muette sur le sujet, alors que toutes les informations Telegram consacrées au conflit russo-ukrainien regorgent d’interrogations et d’informations au moins parcellaires sur ce sujet, comme le soulignait Edouard Husson ce matin encore.

Pour décoder les possibles, voire plausibles dessous cachés de cette affaire, il nous paraissait utile de faire un point global énumérant les différentes hypothèses ou rumeurs émises, notamment du côté russe, sur ce qui est devenu « Azovstal », l’usine métallurgique ouverte à Marioupol en 1933, c’est-à-dire sous le régime de Staline…

Azovstal, l’usine au milieu de la ville

Pour bien comprendre les lignes qui suivent, il faut avoir en tête que l’usine Azovstal se trouve au coeur même de la ville de Marioupol, avec un accès à la mer. Elle est représentée en vert sur la carte ci-dessus, coincée entre les différents quartiers de la ville qui semblent construits autour d’elle.

D’une certaine façon, il s’agit d’une ville dans la ville, difficile à prendre et dotée d’une vaste étendue.

Ces quelques éléments géographiques expliquent pourquoi le bataillon néo-nazi Azov s’y est retranché… et pourquoi Vladimir Poutine y a diligenté les troupes spéciales de Ramzan Kayrov, le Président tchètchène, de confession musulmane… comme ses soldats.

Mais la prise de l’usine est loin d’être une tâche facile, pour des raisons que l’on va voir.

Une usine au coeur de l’oligarchie ukrainienne

Un autre point qui doit être compris avant d’aborder le dossier Azovstal est celui de sa propriété.

L’usine est détenue par une holding appelée Metinvest, depuis 2006. Le propriétaire à un peu plus de 75% de Metinvest est l’homme le plus riche d’Ukraine, Rinat Akhmetov, un milliardaire dont les affaires s’entremêlent à la politique. Il est accessoirement président du club Chaktar Donetsk, Tatar, et musulman sunnite.

Sa fortune s’est constituée après la chute de l’Union Soviétique, dans la grande privatisation des entreprises d’Etat.

Akhmetov fut un soutien du Président « pro-russe » Ianoukovich, dont le nom est cité dans l’une des affaires Mc Kinsey. Il fut également député au titre du Parti des Régions.

Le refuge du bataillon Azov ?

Dès le début du conflit et de l’avancée des troupes russes dans le sud de l’Ukraine, les sources russes ont affirmé que l’usine Azovstal servait de refuge au terrible bataillon Azov, dont la nostalgie néo-nazie est la marque de fabrique.

Début mars, Interfax affirmait que le bataillon Azov était occupé à miner les approches de l’usine et à la faire sauter en cas d’attaque russe… reprenant les propos d’un ministre russe.

Selon les informations courantes, le bataillon s’est ensuite retranché dans l’usine.

Cette présence du bataillon Azov à Marioupol n’est pas en soi surprenante si l’on se souvient que le bataillon alors encore simple unité para-militaire suprémaciste blanche avait été dépêché, en 2014, pour reprendre ce port de la mer… d’Azov tombé aux mains des insurgés.

Selon les informations les plus récentes, la bataillon Azov compterait 5.000 hommes dans ses rangs, depuis son intégration dans la garde nationale ukrainienne et sa désignation comme unité d’élite.

Bataillon Azov et suprémacisme blanc

(Volontairement ?) ignorée en Europe occidentale, l’osmose entre le bataillon Azov et le suprémacisme blanc est une donnée bien connue de tous ceux qui suivent le dossier ukrainien.

Toute la question qui se pose désormais est de savoir si le projet suprémaciste est une simple donnée folklorique (thèse défendue par les médias subventionnés en France, qui voient dans le même temps un Adolf Hitler se cacher dans la peau de Poutine ou de Marine Le Pen), ou s’il est la pierre angulaire d’un projet politique durable sur lequel s’appuie les services occidentaux.

Nous consacrerons un papier spécifique à cette question mais, d’ici là, deux points doivent être soulignés.

D’une part, le ministère ukrainien de l’Intérieur avait annoncé en 2015 que le bataillon Azov serait entraîné par l’armée américaine. Selon les rumeurs persistantes qui circulent, cette collaboration a concerné d’autres pays, dont la Grande-Bretagne et la France, ce qui expliquerait probablement la présence d’officiers étrangers dans l’usine d’Azov aujourd’hui.

D’autre part, des sources russes s’inquiètent régulièrement désormais de l’utilisation par la CIA du bataillon Azov pour jeter les bases d’un « Al Qaida suprémaciste » chargé de déstabiliser la Russie.

Une attention suspecte d’Emmanuel Macron

Cette instrumentalisation du bataillon Azov par les services secrets occidentaux expliquerait, selon les observateurs russes, l’attention particulière qu’Emmanuel Macron a marquée pour l’ouverture d’un couloir humanitaire à Marioupol sous contrôle français avec une assistance grecque et turque.

L’objectif n’aurait pas été de sauver la population civile… mais d’exfiltrer proprement les espions occidentaux cachés dans l’usine, dont, paraît-il, des « gros poissons ».

Des informations non-vérifiées ont ainsi, à plusieurs reprises, comme nous l’avons déjà évoqué, affirmé que l’armée de l’air ukrainienne a perdu plusieurs hélicoptères en tentant d’exfiltrer ces officiers étrangers.

On parle notamment du lieutenant général américain Clothier, qui aurait été récupéré vivant d’un hélicoptère abattu. On parle aussi d’officiers français morts dans ces tirs.

Un laboratoire américain sous l’usine ?

Mais, derrière ces affaires de barbouzes que nous ne sommes pas prêts de connaître en détails tant elles sont « entremêlées » et relèvent de la haute police, une autre affaire se cache peut-être, bien plus grave et bien plus consternante.

Elle est affirmée par un canal militaire russe, dont à prendre avec beaucoup de précautions. Mais elle donne le ton des soupçons qui plannent sur les activités occidentales en Ukraine (nous publions la traduction dans la foulée) :

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Voici la traduction de ce message :

Sous la zone industrielle d’Azovstal, propriété de l’oligarque Rinat Akhmetov, vraisemblablement le fils illégitime de l’ancien président ukrainien Koutchma, se trouvent 24 km de tunnels à une profondeur pouvant atteindre 30 mètres.

Il y a aussi une installation secrète de l’OTAN PIT-404 – et un laboratoire biologique secret de l’OTAN avec des armes biologiques. À l’installation PIT-404, les officiers de l’OTAN sont bloqués. Les tunnels sont équipés d’un système de bunker avec protection blindée.

Il y a environ 240 étrangers à l’intérieur, dont des officiers de l’OTAN et de la Légion étrangère française, ainsi que du personnel du biolab. Leur sécurité, financée par Akhmetov, compte jusqu’à 3 000 personnes.

Le laboratoire biologique sous l’usine d’Azovstal à Marioupol dans l’installation dite PIT-404 a été construit et exploité par Metabiota, une société associée à Hunter Biden, Rinat Akhmetov et Vladimir Zelensky.

Dans les laboratoires de cette installation, des tests ont été effectués pour créer des armes biologiques. Des milliers d’habitants de Marioupol sont devenus des « cobayes » dans ces terribles épreuves. Et la plupart des « spécialistes » occidentaux ont participé à ces expériences inhumaines.

Les officiers français du renseignement et des opérations spéciales n’ont pas pu faire sortir leurs collègues de Marioupol. C’est pourquoi Macron a appelé si souvent le Kremlin et demandé des « couloirs humanitaires ».

Certains officiers du renseignement français sont morts au cours de l’opération de sauvetage. Le chef du renseignement français, Eric Vido, a été démis de ses fonctions le 31 mars 2022 pour les manquements du renseignement français dans la guerre en Ukraine.

Des officiers des États-Unis, du Canada, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Turquie, de Suède, de Pologne et de Grèce sont désormais bloqués dans les cachots d’Azovstal. Le lieutenant-général américain Roger Clothier, capturé par la milice populaire de la RPD l’autre jour depuis un hélicoptère abattu, a été suivi par le GRU de l’état-major général et le SVR de Russie à Marioupol sur la base des résultats de la surveillance externe de sa maîtresse en Turquie à Izmir.

Un citoyen ukrainien, connu des services secrets sous le nom de Klute, accompagnait toujours le général en tant qu’épouse itinérante, confidente et traductrice. Dès qu’il a été signalé que cette dame était arrivée à Marioupol, la Russie a lancé une opération militaire et a bloqué la ville.

Insistons sur le fait qu’il est trop tôt pour démêler le vrai et le faux dans cette affaire. Mais les accusations portées sont précises, elles sont nourries d’informations de terrain, et elles ont le mérite d’expliquer l’étrange focalisation de l’Occident sur l’évacuation de Marioupol.

Nous reviendrons dans les jours à venir sur les autres accusations portées par les Russes contre les Américains.

Mais chacun aura noté que le nom de Hunter Biden est cité dans ce dossier.

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