Trump promet une armée US « réformée » et « non vaccinée »

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Lors de son discours d’investiture, le président Donald Trump a promis de rétablir les membres des forces armées démis de leurs fonctions pour avoir refusé le vaccin contre la COVID-19. Ce revirement vise à corriger ce que Trump qualifie d’injustice envers ces militaires. « Les membres du service qui ont été expulsés de nos forces armées pour s’être opposés à l’obligation vaccinale seront réintégrés avec rémunération », a-t-il affirmé.Lors de son audition au Sénat, Pete Hegseth, potentiel ministre de la Défense de Donald Trump, avait déjà annoncé qu’il compte indemniser et réintégrer les soldats non-vaccinés contre le COVID-19. Se positionnant comme un défenseur des droits des militaires, le nouveau président ambitionne une armée dépolitisée, renforcée et centrée sur sa mission première : défendre les intérêts des États-Unis.

Entre août 2021 et janvier 2023, environ 8 000 soldats ont été renvoyés par le Pentagone pour avoir refusé de se conformer à l’obligation vaccinale imposée par l’administration Biden. Bien que des exemptions médicales ou religieuses aient été prévues, de nombreux soldats n’ont pas pu en bénéficier.

Vers un retour des soldats révoqués

Lors de son discours d’investiture au Capitole, Donald Trump a réaffirmé son intention de réintégrer les militaires ayant refusé le vaccin anti-COVID-19.

« Je réintégrerai tout membre du service qui a été injustement expulsé de notre armée pour s’être opposé à la vaccination obligatoire contre le COVID, avec paiement des arriérés »

, a-t-il déclaré, suscitant une salve d’applaudissements d’une foule rassemblée pour les cérémonies.

Pete Hegseth, choisi par Donald Trump comme potentiel ministre de la Défense, avait déjà confirmé cette intention lors de son audition devant le Sénat. Ancien membre de la Garde nationale et ex-présentateur de Fox News, Hegseth a dénoncé les décisions prises par l’administration précédente, qualifiant la politique vaccinale du Pentagone de « discrimination religieuse ».

Il s’est engagé à indemniser les soldats affectés, tout en soulignant que ces renvois, bien qu’ils concernent moins de 1 % des effectifs militaires, ont causé des tensions politiques majeures.

Un calendrier encore flou

Dans son discours, Trump a exprimé son ambition de « construire à nouveau la plus forte armée que le monde ait jamais vue ». Il a souligné que son mandat serait celui d’un « pacificateur et unificateur », insistant sur l’importance de restaurer la confiance et la cohésion au sein des forces armées.Il s’est également engagé à reconstruire l’armée et à éviter les guerres inutiles au cours de son mandat. Trump ambitionne une armée dépolitisée, renforcée et centrée sur sa mission première : défendre les intérêts des États-Unis.

Cette promesse s’inscrit dans un programme politique plus vaste, visant à réformer les institutions et à annuler certaines politiques emblématiques de l’administration Biden. En réintégrant les militaires révoqués, Trump entend renforcer son message de défense des libertés individuelles et de lutte contre les décisions jugées arbitraires. Pour autant, les nouveaux responsables de la Maison Blanche n’ont pas précisé quand les décrets, notamment celui concernant les vaccins militaires, seraient signés. Trump a cependant promis d’agir rapidement, tout en planifiant d’autres mesures pour le même jour, comme des décrets liés à l’immigration.


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