Stratégie de la peur sur fonds de  peur archétypale – par Michel Maffesoli (2/2)

Stratégie de la peur sur fonds de peur archétypale – par Michel Maffesoli (2/2)


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Les périodes de troubles sont des moments dans lesquels s’élaborent, secrètement, de grandes choses. Les fourmillements sociaux en témoignent. Au-delà ou en deçà des institutions officielles, il y a lieu d’être attentif à un grouillement s’exprimant en mezzo vocce dans lequel tente de se dire et de se vivre une authentique transfiguration de la vie en société. Il est, d’ailleurs, intéressant de noter que celle-ci a toujours un aspect apocalyptique. Ne l’oublions pas, en son sens étymologique, l’apocalypse est, tout simplement, une révélation. Révélation de ce qui est en train de cesser et, en même temps, de ce qui est en train de naître

« Les noms sont inséparables des choses » (Blaise Pascal)

Un totalitarisme doux? Non, très dur!

Il faut se souvenir qu’être sans inquiétude, c’est être on ne peut plus diminué et par conséquent soumis. En dépendance absolue. Il est fréquent de se gargariser des termes République et autres valeurs républicaines. Mais qu’est devenue cette République sinon, pour reprendre une expression de Charles Péguy, « un césarisme, un multi-césarisme de comités électoraux » dont la seule préoccupation est leur réélection. Et pour se faire, ils élaborent une stratégie de la peur. Et ce en agitant le sceptre de la mort.

Il ne faut pas oublier que la finitude est notre lot. C’est en refusant cela que l’on crée un monde de zombies. Morts vivants ne sachant plus mourir et donc étant incapables de vivre. De ce point de vue l’absurdité de la politique avachie, sa bassesse repose sur la prétention à vouloir organiser le bonheur à tout prix. Et ainsi à aboutir à un « totalitarisme » que j’avais nommé « doux » et qui est en fait d’une insigne dureté. Dureté à l’égard des enfants, à qui l’on fait sans cesse croire qu’ils seraient un danger pour les adultes qu’ils aiment, dureté pour les tout petits qui vivent privés du sourire rassurant des adultes, dureté extrême pour les adolescents et jeunes adultes à qui l’on vole ces moments essentiels de socialité, d’amours et d’amitiés, constitutifs de leur équilibre adulte.

Ce totalitarisme dur repose essentiellement sur le mensonge. Mais il convient de noter qu’un chef est dupe de lui-même quand il ment. Processus classique du « ressentiment » consistant à projeter à l’extérieur la faiblesse qui essentiellement nous constitue. C’est toujours ce qui se passe à la fin d’un cycle historique.

Comme le note Montaigne (Essais, Ier, ch. XVII et ch. XXII), la propension à la frayeur propre aux faibles consiste à voir des « cuirassiers là où il n’y a qu’un troupeau de brebis », ou encore à prendre « des roseaux pour des lanciers ». Toutes choses étant le fait selon notre auteur de « la canaille la plus vulgaire ».

La domination de « la canaille la plus vulgaire » (Montaigne)

L’expression est forte, mais souligne bien la force de la politique politicienne et de ses divers protagonistes. Ce devenir farce s’exprime dans la parodie, dans la théâtralisation de la chose publique. Et il n’est pas anodin de souligner le nombre d’anciens ministres ou députés achevant leur carrière sur les « plateaux » télévisuels de la plus insigne vulgarité.

On peut d’ailleurs analyser les derniers épisodes électoraux en France de ce point de vue : une mise en scène de la peur : peur du Covid, peur de la Russie, peur d’un parti de droite extrême assimilé à un danger fasciste et puis pour finir, pour tenter de réveiller un électorat quelque peu assoupi, peur du vieux bolchevisme. Tout ceci aboutissant à tout sauf un vote de confiance : une abstention majoritaire et un éparpillement des suffrages exprimés sans vraie conviction. L’ensemble de la parole politique étant devenue parole de scène, la grande représentation est un « four ».

Vers l’embrasement

Tout cela indique le crépuscule des bureaucrates et annonce la saturation du totalitarisme économique. Tout cela marque un tournant. Celui des cycles cosmiques propres aux stoïciens : la destruction cyclique est le prélude à une recréation. Ces philosophes appelaient cela ekpurosis. Oublions le terme et retenons l’idée, celle de conflagration, d’embrasement. La fin d’un monde par le feu.

Mais cet embrasement est le signe, « l’intersigne » de la réconciliation. Réconciliation dans laquelle la peur est remise à sa juste place. Celle où elle est acceptée, mais contrebalancée par son contraire : la joie de vivre. C’est bien cela qui s’annonce dans les séditions populaires. Il n’est pas anodin que nombre de rassemblements « sauvages » voire interdits aient été des fêtes, des rave-parties etc. Certes, la tyrannie sanitaire est bien là, l’épidémie est un moyen mis en œuvre par une élite médiatico-politique en déshérence, mais nombreux sont les indices pointant la saturation d’une telle tyrannie.

On peut alors prévoir la saturation de la tyrannie sanitaire. Mais pour l’immédiat, elle est, on ne peut plus présente. L’élite dont il a été question est tout à la fois cynique et plaintive. Ce qui est, je l’ai souvent indiqué, le propre du ressentiment. Max Scheler en a fait en son temps une analyse des plus lucide.[1]

Le pouvoir énonce des injonctions prétendument scientifiques, alors qu’elles sont la plupart du temps de vulgaires pitreries fournies sur les « plateaux » par des chercheurs de la « série B » ! Au contraire d’une démarche véritablement scientifique, c’est-à-dire attentive aux incertitudes, au doute, ces dits scientifiques, parfois bardés de conflits d’intérêt, proclament des impératifs aussi catégoriques que fugaces. En les écoutant, on ne peut pas ne pas penser à Montaigne lorsqu’il rappelait : « l’homme se pipe ». En la matière, il dupe et est dupe de lui-même.

La logique de leurs actions et de leurs interprétations est, tout simplement, le mensonge. Et leurs fugaces vérités ont l’allure de fantômes mimant le réel. C’est lorsque cela se produit que le réel devient fantomatique et ne correspond plus à rien. Ce qui est la caractéristique même des périodes de décadence.

Simulacres de la caste au pouvoir

Celles-ci, de tous temps voient fleurir les pitreries d’une élite aimant à se repaître de ce que Jean Baudrillard en ses subtiles analyses nommait « simulacres ». Simulacres de la caste au pouvoir, maniant à qui mieux mieux le mensonge. Utilisant des mots ne correspondant plus aux choses. Mensonges à prétentions rationnelles ne sachant pas, ne sachant plus mettre les faits en forme, ce qui est le fondement même de l’intelligence humaine, mais se contentant de déformer les faits.

C’est à partir de là que se fait une totale mise au pas de l’opinion publique. En son sens péjoratif, ou plutôt en sa pente naturelle, ce que les Grecs nommaient « doxa », l’opinion n’avait pas d’oreilles pour entendre. Et rares étaient ceux qui dépassant cette étrange surdité savaient entendre. C’est bien cette structurelle ignorance qui, à partir des délires paranoïaques de la société officielle suscite à certains moments une peur panique.

Et tout est bon pour cela. Ainsi la mobilisation des artistes de tous ordres. Hors de leurs domaines propres, quelle est leur compétence en matière de santé publique ? Pourtant, occupant les médias, chanteurs, comédiens, comiques suscitent une atmosphère obsidionale.  Criant la peur de l’autre aboutissant à la peur de soi. On se prend à rêver à Platon, ou plus près de nous à Pascal bannissant les théâtreux de la cité.

Peur de l’autre, peur de soi aboutissant à la peur du monde. N’est-ce point cela que Baudelaire, dans Spleen et idéal des Fleurs du mal nommait  Heauton timor oumenos. Douleurs masochistes que l’on s’inflige à soi-même ? manipulé par le mensonge dominant, abusé par la déformation des faits, on devient le « bourreau de soi-même ». Et ce parce que l’on a trahi la richesse et la complexité du Réel.

Certes, les artistes tonitruent de concert avec la bienpensance dominante. Mais le cultuel également s’associe au culturel dans une commune veulerie. On a pu ainsi entendre des obédiences maçonniques participer à la mascarade en imposant le port de la muselière et la pratique des gestes barrières au sein de leurs assemblées, quand celles-ci n’étaient pas supprimées ou remplacées par des « visioconférences sans chair ni âme ». Ce qui est la négation même de la fondamentale idée de fraternité.

            Notons bien ceci : pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’Europe, les cultes ont été interdits, les aumôniers n’ont pas pu entrer dans les hôpitaux pour visiter les mourants, ceux-ci n’ont pas pu recevoir le sacrement des malades, leurs proches ont été écartés, et aucun rite funéraire d’aucune sorte n’a pu s’accomplir. Les malades sont morts seuls et des cercueils scellés ont été rendus à leurs familles qui n’ont pas pu partager leur douleur. 

« Un roi illettré est un âne couronne » (Jean de Salisbury)

De manière presque drolatique, certains prêtres, on ne peut plus lâches remplaçaient l’eau bénite par le gel hydro-alcoolique, rationnellement sans doute plus efficace en termes d’hygiène, mais au symbolisme peu présent. Ainsi tel monsignore des Pères du St Esprit arborant une majestueuse croix, symbole de la mort du Christ, tout en imposant aux personnes entrant dans son monastère le fait de se badigeonner les mains avec du gel. Oubliant de ce que fait ce lent chemin vers la mort qu’est une authentique vie chrétienne. A de tels prélats il faudrait rappeler la belle formule de Jean de Salisbury : « un roi illettré n’est qu’un âne couronné » (Rex illiteratus quasi asinus coronatus !)

Il s’agit dans ce dernier cas, comme dans les appels du pape à la vaccination, d’un catholicisme politique de mauvais aloi, se transformant d’une manière dépravée en un politico-spirituel, c’est-à-dire se sécularisant. Et du coup, pour reprendre une formule de Heidegger, « se solidarisant facilement avec les autres pouvoirs ». Pouvoirs maniant la peur et ainsi se désolidarisant de la sagesse populaire sachant de savoir incorporé, c’est-à-dire de longue tradition immémoriale qu’il convient de s’accommoder, tant bien que mal, à la finitude humaine.

C’est en oubliant cette banalité de base que l’on rentre, ce qui fut le cas dans les trois années écoulées dans l’enfer des bons sentiments. Ce que le bon sens formule avec acuité : « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». C’est de tout temps la pratique de ceux que Hegel nommait les « belles âmes », ayant une vision morale intransigeante. Pour celles-ci ce n’est pas le monde tel qu’il est qui importe, mais bien tel qu’il devrait être, tel que l’on aimerait qu’il soit.

Logique du « devoir être » aux effets les plus funestes. Car toutes les dictatures, quelles qu’elles soient, s’élaborent à partir d’un tel postulat, celui ayant la prétention d’améliorer l’humanité. Et pour ce faire la construire, la reconstruire à partir d’un ensemble d’idées abstraitement édictées. En oubliant de ce fait que la grandeur de l’existence repose sur la coïncidence des opposés. Celle des heurs et des malheurs étant le lot de tout un chacun.

En jouant de la peur, en jouant avec la peur, la caste médiatico-politique réinvente ce contre quoi luttait la religion traditionnelle, l’acedia. Cette maladie de l’âme conduisant à la capitulation et à l’indifférence. Ce qui empêchait d’être en relation avec la communauté. Isolement aboutissant à nier l’existence même du primum relationis, autre manière de dire l’être-ensemble.

Il s’agit là d’une conséquence qui est loin d’être négligeable et qui est l’aboutissement logique de la tendance générale au mensonge généralisé. Les tenants du pouvoir sont, de ce point de vue, de véritables « ignorantins » se revendiquant des Lumières quand ils en sont les éteignoirs. Les homélies patelines de l’oligarchie se repaissent de « démocratie », de « valeurs républicaines » alors qu’elles confortent tout simplement le totalitarisme de la technocratie.

Il est non moins intéressant de noter que le despotisme de la santé publique est le propre d’un pouvoir qui ne protège pas le peuple, mais, essentiellement, se protège ! Pouvoir qui au nom d’une illusoire protection devient de fait un prédateur. Je l’ai montré par rapport au système de soins, à l’hôpital notamment dévasté par la logique comptable et productiviste dans les vingt dernières années et par une gestion panique de l’épidémie durant les deux dernières années.

Commentant en son temps le « mythe vertuïste » de Vilfredo Pareto, j’avais montré qu’il n’y a rien de pire que ceux qui veulent faire le bien des autres. De tous temps, l’hygiénisme outrancier, l’aseptisation, ou la « pasteurisation » imposées par le haut aboutissent à des effets pervers. Pervers pour la société dans son ensemble.[2]

Pas OK, boomer!

Il est non moins intéressant de relever que de quelque nom qu’on la nomme, cette attitude prédatrice est, toujours, le fait de ceux qui sont établis, générations de vieux vis-à-vis de celles qui arrivent. Celles-là s’emploient à brider une énergie juvénile leur paraissant dangereuse.

Parmi les nombreux exemples historiques en ce sens, on peut relever l’analyse d’Emmanuel Le Roy-Ladurie à propos de « l’aiguillette ». Expression amusante qui désignait le nœud castrateur qui pourrait brider la zone génitale, si un sort leur était jeté durant le mariage. Il s’agissait là, bien entendu, d’une menace fantasmatique en direction des jeunes couples menacés d’impuissance ou d’infertilité. Menace agitée pour mettre au pas leur passion juvénile et les faire rentrer dans le rang[3].

Dans le même ordre d’idées, Jacques Le Goff rappelle que pour empêcher la jeunesse estudiantine, « milieu remuant, génératrice de délits de mœurs… de tapage, ivresse, chants, chahuts », les sergents royaux, policiers de l’époque utilisent de tous les moyens en leur pouvoir pour brider des pratiques allant contre l’ordre bourgeois. D’où la sécession de cette jeunesse, quittant la colline Ste Geneviève pour d’autres lieux où elle puisse exprimer sa vitalité tout à la fois intellectuelle et existentielle.

On pourrait trouver de multiples exemples en ce sens. Il s’agit là d’une véritable structure anthropologique, c’est-à-dire une constante de l’histoire humaine. Exemples qui éclairent l’attitude contemporaine de ceux qu’il est convenu d’appeler les Boomers. Une génération en son temps, les années 68, contestataire et devenue de nos jours on ne peut plus conformiste. C’est elle qui, en position de pouvoir a mis en place toutes les règles d’hygiénisme aboutissant au totalitarisme que l’on sait.

Ces Boomers jouent en fait au « Père Fouettard » bridant les enfants turbulents. Covidisme, canicularisme, controlisme, anxiogénisme etc. on pourrait multiplier les néologismes de même ordre dont le dénominateur commun est le « nouement de l’aiguillette ». C’est-à-dire châtrer voire conduire à la mort une jeunesse considérée comme dépravée. Conserver la vie nue, débarrassée de tout ce qui en fait la richesse sociétale conduit à la mort. Le nombre de tentatives de suicides d’enfants et de jeunes en témoigne, la caste des vieux au pouvoir n’a que faire des effets délétères de son fantasme hygiéniste. De surcroît, histrions qu’ils sont, ils savent le théâtraliser.

[1] Cf. Max Scheler, L’Homme du ressentiment, Gallimard, 1933

[2] Cf. Maffesoli, La Violence totalitaire (1979), éd. DDB. Cf. aussi La Part du diable. Essai de subversion postmoderne, Flammarion, 2002, p. 11

[3] E. Le Roy-Ladurie, L’aiguillette,  in Europe, 1974, p. 134 sq ; cf. aussi Jacques Le Goff, St Louis, Gallimard, 1996, pp. 113 – 115.

(FIN)


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