Starbucks impose la vaccination quasi-obligatoire à ses employés

Starbucks impose la vaccination quasi-obligatoire à ses employés


Partager cet article

Pour se conformer à l'injonction vaccinale de l'administration Biden, Starbucks, la plus grande chaîne de cafés américaine, a mis en place une stratégie pour encourager ses employés  américains à se faire vacciner. Pour pouvoir travailler, Starbucks exige de ses employés, qu’ils soient entièrement vaccinés contre le Covid-19 ou qu'ils subissent un test hebdomadaire.

Stratégie pour faire vacciner ses employés

Dans une lettre envoyée le 27 décembre 2021, John Culver, le directeur de la chaine de cafés Starbucks, a annoncé la nouvelle mesure prise pour limiter la propagation du Covid-19. Il demande à ses quelque 220.000 employés de communiquer leur statut vaccinal avant le 10 janvier 2022.

Ceux qui ne sont pas entièrement vaccinés doivent subir un test de dépistage hebdomadaire. Bien entendu, les dépenses liées à l’achat des tests seront à la charge des employés concernés. Ils sont aussi tenus de se procurer des dispositifs approuvés par le gouvernement fédéral. Enfin, ils s’occupent de l’envoi des résultats.

Le chef de Starbucks a mis en place cette mesure dans le but de se conformer à la nouvelle règle annoncée par l’Occupational Safety and Health Administration. Ce dernier a récemment indiqué que les grands employeurs doivent demander à leurs employés de terminer leur parcours vaccinal ou de réaliser des tests hebdomadaires à compter du 9 février prochain afin de lutter contre la propagation du variant Omicron aux Etats-Unis.

Pour rappel, le mandat de Biden obligerait quelques 84 millions de salariés américains à se faire vacciner contre le Covid-19 avant le 4 janvier 2022. Sinon, ils devraient effectuer un test hebdomadaire,.

Deux heures de congés payés attribuées pour chaque dose injectée

Starbucks a toujours encouragé ses employés à se faire vacciner. Le groupe a déclaré qu’il offrait deux heures de congés payés pour chaque dose de vaccin injectée. Cette offre est donc valable pour les rappels.

Dans sa lettre, M. Culver a indiqué que le groupe veut offrir des choix à leurs collaborateurs. Mais si la situation s’aggrave, la grande chaîne de cafés américaine pourrait prendre des mesures supplémentaires. Le directeur a ajouté « Pour l’instant, mon espoir est que nous ferons tous notre part pour nous protéger les uns les autres ».

Notons qu’à New-York malgré les contestations,  pour inciter les employés municipaux à se soumettre à l’obligation vaccinale, le maire  Bill de Blasio avait annoncé que les vaccinés auraient droit à une prime de 500 dollars.

Aux Etats-Unis, environ 68 % de la population américaine, et 81 % des adultes, ont bénéficié d’au moins une dose de vaccin contre le Covid-19. Depuis l’arrivée du variant Omicron, on recense une augmentation de 126% des nouvelles infections durant les deux dernières semaines, avec 400.000 nouveaux cas au quotidien. Plus de 70 000 personnes sont actuellement hospitalisées pour le Covid.« Nous sommes au milieu d’une très forte vague« , a affirmé le Dr Fauci et d’ajouter que : “Omicron est moins grave que le Delta”.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Nutri-Score A, bedaine XXL : journal d’un bobo en perdition, par Veerle Daens

Nutri-Score A, bedaine XXL : journal d’un bobo en perdition, par Veerle Daens

Ah, quel drame hier soir à l’Assemblée ! Les députés ont osé dire non à l’obligation du Nutri-Score sur tous les emballages. On a frôlé la révolution quinoa-bio. Heureusement, les lobbies du camembert et de la saucisse de Morteau ont tenu bon. La République est sauvée. Mais pensons à lui. À ce pauvre Gaspard, 38 ans, chargé de mission « transition écologique et inclusion » à la Métropole de Lille, qui a vécu la pire soirée de sa vie depuis que son bar à poke a fermé pour cause de trop de g


CDS

CDS

Lecornu a tranché : on sauve la gamelle, on crève les entrepreneurs

Lecornu a tranché : on sauve la gamelle, on crève les entrepreneurs

Évidemment, Sébastien Lecornu a sauvé sa tête. Il fallait s’y attendre : le garçon n’a jamais eu à se lever à 5 h du matin pour ouvrir un rideau de fer, jamais eu à supplier un banquier, jamais eu à choisir entre payer l’Urssaf ou nourrir ses gosses. Sa seule expérience du « privé », c’est le badge d’accès au parking réservé des ministères. Mais pour conserver le volant de la limousine avec chauffeur, il excelle. Et là, il a été magistral. Le deal est simple, et délicieusement pourri : on au


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Dermatose: les éleveurs trahis... abattage de bovins sains malgré la vaccination

Dermatose: les éleveurs trahis... abattage de bovins sains malgré la vaccination

À Pouilley-Français, dans le Doubs, la contradiction est frappante. Un troupeau de 82 vaches, intégralement vaccinées contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a été entièrement abattu le 2 décembre 2025. La raison ? Un seul animal a développé la maladie. Face à la mobilisation de 300 agriculteurs et syndicalistes, l’État a répondu par un arrêté et la force : 175 gendarmes étaient présents pour faire exécuter la décision. Malgré la vaccination et une mobilisation massive d’agriculteurs u


Rédaction

Rédaction

Bébés sucrés, lobbies rassasiés : chronique d’un renoncement sanitaire, par Elise Rochefort

Bébés sucrés, lobbies rassasiés : chronique d’un renoncement sanitaire, par Elise Rochefort

C’est une histoire qui commence par une ambition de santé publique et qui finit, comme souvent, par une victoire comptable et industrielle. L’abandon définitif, lors des débats sur le budget de la Sécurité sociale 2025, de la taxe sur les sucres ajoutés dans les produits alimentaires transformés (et singulièrement ceux destinés aux bébés) est un cas d’école. Il illustre parfaitement comment la puissance des intérêts privés parvient à se faufiler dans les brèches de notre instabilité parlementair


Rédaction

Rédaction