Selon une étude, le rebond de Covid après le Paxlovid est courant

Selon une étude, le rebond de Covid après le Paxlovid est courant


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Selon une étude récente publiée dans le New England Journal of Medicine, le rebond des symptômes du Covid après le traitement au Paxlovid est un phénomène de plus en plus fréquent. Cela pourrait entraîner une propagation virale.

Après avoir imposé son vaccin et fait un lobbying contre les médicaments existants, Pfizer continue à monopoliser les moyens de lutte contre le Covid avec son traitement oral. Pour rappel, la pilule antivirale Paxlovid avait obtenu l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine des médicaments fin 2021. Le Paxlovid est destiné aux patients non hospitalisés âgés d’au moins 12 ans pesant plus de 40 kg, souffrant de Covid-19 léger ou modéré et présentant un risque élevé de maladie grave. Ce traitement peut être prescrit aux patients âgés de plus de 60 ans, ceux porteurs d’une immunodépression ou ceux présentant une comorbidité à haut risque de forme sévère, quel que soit leur âge. Depuis l’utilisation du médicament antiviral Paxlovid de Pfizer, de plus en plus de patients américains ont signalé le phénomène de rebond de Covid. Le phénomène de rebond se présente comme une réapparition des symptômes du Covid-19 ou l’apparition d’un nouveau test viral positif après un test négatif. Ce phénomène se produit entre deux et huit jours après la guérison initiale. Si lors des essais cliniques réalisées par Pfizer, seulement 2 % des participants traités au Paxlovid avaient été testés positifs au coronavirus après avoir été testés négatifs. Le coordinateur de la réponse au Covid à la Maison-Blanche, Ashish Jha, avait déclaré que le taux de rebond actuel est d’environ 5% selon les données cliniques.

Le rebond de Covid n’est pas un cas rare

Une étude  publiée le 07 septembre dans le New England Journal of Medicine a révélé que le rebond du Covid après Paxlovid est loin d’être un cas rare. Il a été constaté auprès de 13 patients âgés de 29 à 71 ans qui ont reçu ce traitement.

Pour rappel, le conseiller médical en chef de la Maison Blanche, le Dr Anthony Fauci, et le président Joe Biden quadruplement vaccinés, ont déjà été victimes de ce phénomène. Le président aurait souffert de « symptômes très légers », tandis que Dr Anthony Fauci, « monsieur Covid » de la Maison-Blanche, lorsque son état s’est aggravé, aurait suivi un traitement de cinq jours de Paxlovid, puis a connu une récurrence des symptômes de Covid.

Selon les chercheurs, les participants à l’étude n’étaient pas immunodéprimés. En outre, ils étaient entièrement vaccinés. Ils ont également bénéficié d’au moins une dose de rappel du vaccin à ARNm entre 15 jours et 7 sept mois avant le diagnostic.

D’après les tests rapides antigènes, les patients étaient de nouveau diagnostiqués positifs au Covid-19 entre le 9 et 15 eme jour suivant le traitement. Cela dit, ils se sont rétablis sans l’administration d’un autre traitement viral.

Contagieux pendant la période de rebond

Selon les auteurs de cette étude, les patients ayant subi un rebond de Covid continuent à contaminer d’autres personnes. Des données supplémentaires sont bien entendu nécessaires pour identifier la cause, la fréquence et la durée des symptômes de rebond et leur lien avec le traitement au Paxlovid.

Par ailleurs, l’auteur principal de l’étude, Michael Charmess, chef du personnel du VA Boston Healthcare System a indiqué que ces informations ne devraient pas dissuader les gens de prendre le traitement antiviral. (Depuis le début de la crise du Covid, beaucoup de scientifiques ont jeté la logique aux orties).

Il faut aussi souligner que la FDA a déjà obligé Pfizer à mener un essai clinique concernant l’administration d’un second traitement aux personnes touchées par le phénomène de rebond. Une étude des CDC réalisée en juin a montré que moins de 1 % des personnes prenant du Paxlovid ont été admises à l’hôpital ou au service des urgences pour Covid dans les cinq à 15 jours suivant l’arrêt du traitement.

Mais pour Pfizer , le rebond de la charge virale serait une progression naturelle de l’infection virale, qui ne serait pas causée par le traitement par Paxlovid. Aux États-Unis, la pilule de Pfizer est de plus en plus prescrite, selon Pfizer un patient positif sur trois utilise son traitement oral. Au deuxième trimestre, le traitement Paxlovid aurait rapporté à Pfizer 4.5 milliards de dollars contre 1.1 milliard de dollars pour son vaccin à ARNm.


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