Sur TikTok, Keir Starmer , le premier ministre britannique s'est moqué du président français en l'imitant, lunettes sur le nez, avec une référence à Top Gun. Macron répond enjoué. Cette anecdote futile domine les réseaux, masquant les crises graves comme l'endettement public et les tensions géopolitiques. Cette comédie des puissants est un mépris orchestré pour le citoyen.

Emmanuel Macron porte des lunettes aviateur depuis le 15 janvier, officiellement pour un problème oculaire bénin. Apparu ainsi à Davos le 20 janvier, il attire moqueries et mèmes sur X et TikTok. Keir Starmer, Premier ministre britannique, enfile des lunettes similaires lors d'un podcast, lançant "Bonjour !" en français et taguant Macron avec "Talk to me Goose", allusion à Top Gun. Macron réplique par "For sure", reprenant son tic verbal viral. Mais derrière la blague, une question sérieuse demeure : pourquoi ce théâtre occupe-t-il l’espace public au détriment des sujets essentiels ?
Une séquence virale, parfaitement maîtrisée
Depuis Davos, les lunettes portées par Emmanuel Macron sont devenues un objet politique malgré elles. Officiellement médicales, elles ont nourri commentaires, moqueries et détournements.
A son tour, Keir Starmer, Premier ministre britannique, a choisi TikTok pour parodier le président français. En reprenant le célèbre « Talk to me Goose » de Top Gun, il transforme la fonction d'État en contenu pour algorithmes. Macron, jamais en reste dès qu'il s'agit de théâtralité, répond par un « For sure » viral.

Les réseaux sociaux amplifient, les médias relaient. La séquence est propre, calibrée, virale.
Rien d’illégal, rien de choquant. Mais tout est là : une communication légère, émotionnelle, qui capte l’attention sans jamais engager le fond.
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Le rideau de fumée de Davos
L’excuse médicale — un problème oculaire bénin — sert de rampe de lancement à une opération de communication millimétrée. Même Donald Trump participe à la pièce de théâtre en moquant le « dur à cuire » de l'Élysée.

Le plus préoccupant n’est pas la plaisanterie en elle-même, mais son traitement. Vidéos en boucle, commentaires légers, analyses psychologiques sur le “style” des dirigeants. Très peu de contextualisation, encore moins de hiérarchisation de l’information.
L’objectif est clair : saturer l'espace mental. On ne parle plus de la dérive des dépenses publiques, de la perte de souveraineté énergétique ou de l'échec des politiques monétaires. Le "buzz" devient l'unique baromètre de l'action politique.
Les médias, avides de clics, deviennent complices en relayant en boucle cette pantomime, confondant l’insignifiance avec l’information. L’anecdotique chasse l’essentiel.
Pour un libertarien, ce spectacle est le symbole d'un État qui, ne pouvant plus garantir la prospérité, se contente de mettre en scène sa propre existence à travers le divertissement.
Cette séquence résume une époque : des dirigeants transformés en marques, des citoyens réduits à des spectateurs. La politique ne se juge plus sur des résultats, mais sur la capacité à occuper l’espace médiatique. Derrière les verres fumés de ces présidents, c’est une absence totale de vision économique et une fuite en avant budgétaire qui se cachent.



