PSG : Retailleau avait refusé les forces de l’ordre nécessaires au Préfet de Police

PSG : Retailleau avait refusé les forces de l’ordre nécessaires au Préfet de Police


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On lira dans le Parisien l’aveu terrible de Bruno Retailleau : alors que le Préfet de police Nunez avait demandé 40 « unités » de force de l’ordre, Bruno Retailleau n’en a accordé que 36… Un déficit qui a fait cruellement défaut le soir du match. Ministre de l’Intérieur n’est pas qu’un métier de communication où il faut rouler des mécaniques. C’est aussi un métier où il faut être compétent. Le Président de LR en commence le douloureux apprentissage.

L’article du Parisien (journal fortement subventionné appartenant à Bernard Arnault, dont nous parlions hier) sur les coulisses de samedi soir et du « chaos » (expression exagérée selon nous) soulève quelques questions majeures. En particulier, on y lit deux informations :

  • Laurent Nunez aurait demandé 40 « unités » de police (expression mystérieuse) et n’en a obtenu que 36. Selon l’auteur de l’article, il aurait fallu 40 unités pour maintenir l’ordre.
  • Bruno Retailleau était en Vendée et non à Paris ce week-end là.

Ces informations font tache dans le paysage, car elles mettent Bruno Retailleau (dont nous avons déjà dit qu’il limitait le rôle du ministre de l’Intérieur à jeter de l’huile sur le feu des guerres communautaires et partisanes en France) à l’épreuve des faits. Au-delà des petites phrases devant les journalistes, petites phrases qui flattent l’électorat le moins éclairé de la droite, que sait-il faire au juste ?

Nous en avons eu un aperçu samedi soir :

  • pas mieux que ses prédécesseurs
  • et une capacité évidente à expliquer que le problème, c’est les autres : les musulmans, les « barbares », les antisémites, ceux qui ne pensent pas comme lui. Mais lui, il est blanc comme neige.

Notre avis est que, à l’approche des présidentielles, la chasse au Retailleau est désormais ouverte. Le ministre de l’Intérieur est-il équipé pour passer au niveau supérieur ?

L’histoire le dira.


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