Projet de loi vigilance sanitaire: le débat s’est déroulé le 19 octobre au soir devant un hémicycle quasi-vide

Projet de loi vigilance sanitaire: le débat s’est déroulé le 19 octobre au soir devant un hémicycle quasi-vide

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Par Julien G. A 18h, ce 19 octobre 2021, débutait, à l’assemblée nationale, l’examen du projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire. Dans un hémicycle clairsemé, l’exécutif, sous la main d’Olivier Véran, propose donc un maintien du pass sanitaire et des mesures liberticides jusqu’à fin juillet 2022, justifiés sur des hypothétiques résurgences. L’opposition, si faible depuis presque 2 ans, a essayé de court-circuiter le gouvernement par une motion de censure, rejetée d’emblée par une majorité aux ordres.

L’hypothèse comme argument sanitaire

Aucun pays d’Europe n’a été aussi longtemps en état d’urgence que la France depuis l’apparition de la Covid. Et bien cela convient bien au gouvernement qui veut prolonger l’état d’exception pendant encore (minimum) 8 mois et demi.

La prise de parole du député Gouffier-Cha (Larem) résume à elle seule la volonté de l’exécutif : garder tous les outils liberticides à disposition, en prévention d’éventuels rebonds de l’épidémie.

Malgré des indicateurs au plus bas, un taux d’incidence très faible et une vaccination de masse, le gouvernement continu de vendre son pass sanitaire comme seul sésame à la liberté  retrouvée et la seule alternative au confinement.

La palme d’or revenant à la députée Coralie Dubost, l’ancienne compagne d’Olivier Véran, qui justifie le maintien du pass par une hypothétique résurgence en autonome et en hiver.

Une motion de rejet balayée d’un revers de main

Une motion de rejet émanant des Républicains a animé la première partie de soirée.

Cette motion portée par le député Gosselin a été soutenue par la quasi majorité des oppositions (LFI, PCF, PS ou encore l’UDI).

Néanmoins, Agir et le Modem, en fidèles soldats de la macronie, n’ont pas voté cette motion, et elle a été rejetée à 101 votes pour contre 153.

Aujourd’hui, c’était la 11e foi que le parlement se prononçait sur la prolongation de l’urgence sanitaire, la rébellion des oppositions arrive un peu tard.

Notons qu’une nouvelle fois, moins de la moitié des députés étaient présents dans l’hémicycle sur une loi aussi liberticide.

Les débats devaient reprendre vers 22h avec quelques 380 amendements déposés.


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