Pourquoi Véran cherche à prolonger le passe sanitaire alors que la 4è vague est finie

Pourquoi Véran cherche à prolonger le passe sanitaire alors que la 4è vague est finie


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Olivier Véran a défrayé la chronique hier dans une conférence de presse en ouvrant la possibilité d’une prorogation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre. Comme si nous ne nous attendions pas tous à ce que le pouvoir exécutif, trop heureux de pouvoir gouverner avec « l’urgence » qui rend le maître de tout, cherche par tous les moyens à préserver cette situation d’exception. Mais tout le monde a-t-il bien compris de qui le gouvernement est le prête-nom dans ce dossier ?

La presse a fait mine de s’étonner hier qu’Olivier Véran commençait à préparer les esprits à une prorogation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre. Comme s’il n’était pas dans la nature même du pouvoir que de vouloir faire durer aussi longtemps que possible, et sous des prétextes fallacieux, des régimes d’exception où les contre-pouvoirs sont pour ainsi dire annulés.

Mais ce qu’il faut comprendre, c’est la raison pour laquelle Olivier Véran est en réalité contraint de proposer le renouvellement (pendant plusieurs années, comme l’esquissait hier Bruno Le Maire) des mesures liberticides.

Le prétexte sanitaire de moins en moins crédible

Officiellement, l’argument utilisé pour justifier l’inscription du passe sanitaire dans le marbre est celui de l’épidémie. Tant que le coronavirus existe, on applique des restrictions aux libertés. Voici ce qu’a dit Véran sur le sujet dans sa conférence de presse :

En effet, “ce pass ne peut être prolongé au-delà du 15 novembre, sans quoi il nous faudrait un nouveau texte de loi, qui serait à nouveau débattu au Parlement”, a rappelé le ministre. “Je ne dis pas que ça ne peut pas arriver, ça pourrait arriver si le Covid ne disparaissait pas de nos vies dans les trois prochains mois”, a-t-il ajouté.

Si l’on en croit Véran, grand taliban de l’enfermisme, le passe sanitaire sera prolongé si le virus n’a pas disparu le 15 novembre. Autant annoncer, d’ores et déjà, son utilisation à vie, puisque l’on sait le COVID 19 n’est pas prêt de disparaître.

Simplement, Véran, il y a un an, expliquait que vacciner 70% de la population permettrait de vaincre l’épidémie. Ce chiffre atteint, on découvre qu’il faut finalement une 3è dose (et sans doute une 4è) de vaccin pour limiter les dégâts.

Au demeurant, c’est désormais un secret de polichinelle : les vaccinés meurent plus souvent du virus que les non-vaccinés, comme le montrent les chiffres de Public Health England.

Passe sanitaire et COVID tracking : un projet industriel

La réalité qui explique la position d’Olivier Véran est surtout liée au caractère industriel du passe sanitaire, très bien décrit dans le Great Reset de Klaus Schwab et Thierry Malleret.

Le passe sanitaire est l’un des visages de la société de contact tracking idéalisée par Schwab et le Forum de Davos. Le contact tracking consiste à constituer un immense Big Data centralisé recensant tous les contacts entre les individus. Le prétexte de ce projet est sanitaire, mais ses objectifs sont évidemment policiers et répressifs.

La mise en place de ce projet industriel suppose d’importants investissements que des sociétés privées comme le fabricant d’armes Thalès ont réalisé pour notre « protection ». Il est évidemment hors de question que ces investissements soient réduits à néant par un arrêt subit du passe sanitaire le 15 novembre.

Il faut comprendre ici que, surtout en période électorale, le gouvernement est prisonnier des industries qui développent ses projets et financent les campagnes électorales. Le passe sanitaire en fait partie. Et sans une forte mobilisation collective, le passe sanitaire restera car il est l’un des visages émergés d’un immense projet industriel appelé le capitalisme de surveillance.


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