Musk retire sa «blague» : «personne n’essaie d’assassiner Biden ou Harris»

Musk retire sa «blague» : «personne n’essaie d’assassiner Biden ou Harris»


Partager cet article

Dimanche soir, le propriétaire de X, Elon Musk s’est interrogé sur le fait que Joe Biden, actuel président, et Kamala Harris, vice-présidente et candidate démocrate pour la prochaine élection, n’ont jamais été visés par des tentatives d’assassinat, alors que Donald Trump, quant à lui, a apparemment été la cible de deux attaques. Ce message a rapidement suscité l’indignation de la deep state, obligeant Musk à clarifier ses intentions en affirmant qu’il s’agissait d’une simple plaisanterie. Beaucoup ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’impact potentiel des propos de Musk sur ses près de 200 millions de followers. Ils  craignent que ses paroles puissent inciter à la violence contre le président et la vice-présidente. En réponse , Musk a rétorqué: «Mon argument ici est que personne n’a même tenté le coup et personne ne va essayer». Musk continue de critiquer « l’élite des médias », qualifiant leur contrôle de l’information « d’oligopole de l’information ».

Dans son post  « Et personne n’essaie même d’assassiner Biden/Kamala », suivi d’un emoji représentant un visage avec un sourcil levé », Musk s’interroge sur les raisons pour lesquelles l’ancien président Donald Trump a fait face à deux tentatives d’assassinat, alors que le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris n’ont pas connu de telles menaces. La publication a rapidement suscité l’indignation des utilisateurs de la plateforme. La Maison Blanche n’a pas tardé à condamner le post de Musk. Face aux critiques, Musk a supprimé son post,  soulignant que sa «réelle intention» pouvait être facilement mal interprétée.

L’ humour mal interprété de Musk

Bien que son commentaire ait provoqué une vague de critiques, Musk a rétorqué: «Mon argument ici est que personne n’a même tenté le coup et personne ne va essayer», en affirmant que son observation était simplement factuelle.

Cependant, après des échanges sur la plateforme, il a finalement supprimé son message, reconnaissant que ses propos pouvaient être mal interprétés et n’avaient pas l’effet humoristique escompté. Il a réitéré que son message n’était pas une incitation à la violence envers Biden ni Harris.

La Maison Blanche a rapidement condamné les propos de Musk, qualifiant ses remarques d’« irresponsables ». Un porte-parole, Andrew Bates, a rappelé que la violence politique n’avait pas sa place dans la société américaine et a souligné l’importance de promouvoir un discours public responsable.

Un porte-parole des services secrets a confirmé à Reuters que l’agence était « au courant du post sur les médias sociaux établi par Elon Musk » mais a refusé de commenter davantage, soulignant que les services secrets « enquêtent sur toutes les menace.Musk, en réponse aux critiques, a insisté sur le fait que son post n’avait pas pour but d’inciter à la violence et l’a qualifié de blague mal comprise. Il a toutefois continué à répondre à des posts similaires en utilisant des emojis ou des commentaires ambigus, ce qui n’a fait qu’alimenter davantage la controverse.

Il affirmé que son message était une plaisanterie mal interprétée. « Eh bien, une leçon que j’ai apprise est que juste parce que je dis quelque chose à un groupe et qu’ils rient, cela ne signifie pas que ce sera aussi hilarant comme post sur X », a-t-il écrit. Il a ajouté que les blagues perdent leur effet lorsqu’elles sortent de leur contexte. «D’accord. Je ne veux pas faire ce qu’ils ont fait, même à la blague», a répondu Musk, et a réitéré qu’il s’agissait d’une simple blague.

Ce n’est pas la première fois que Musk se retrouve au centre de polémiques sur X, plateforme qu’il détient depuis 2022. Son soutien à Donald Trump et ses critiques constantes envers l’administration américaine font craindre son influence. Le milliardaire reste convaincu que X peut devenir l’une des entreprises les plus importante au monde, parce qu’il est capable de divulguer aux utilisateurs des informations alternatives et ne restreindra pas leur liberté d’expression. Et dans le monde numérique d’aujourd’hui, X reste une référence et un produit unique.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Lutter contre l'entrisme islamiste ou restreindre encore la liberté d'expression? par Elise Rochefort

Lutter contre l'entrisme islamiste ou restreindre encore la liberté d'expression? par Elise Rochefort

Saisir les biens des complotistes ou des antisionistes, sous couvert de lutte contre les atteintes à la République ? Voilà une possibilité que les lois sur l'entrisme en discussion aujourd'hui prévoient explicitement. Entre les murs du Palais-Luxembourg et de l’Hôtel de Beauvau, deux visions de la protection républicaine s'affrontent pour neutraliser un ennemi désormais identifié comme "pernicieux" : l’entrisme. Alors que la loi de 2021 sur le séparatisme est jugée insuffisante pour saisir cett


Rédaction

Rédaction

Les nouveaux péages de l’IA: comment les GAFA referment Internet pour nourrir leurs IA, par Eric Lemaire

Les nouveaux péages de l’IA: comment les GAFA referment Internet pour nourrir leurs IA, par Eric Lemaire

Les géants de la tech sont en train de transformer Internet en copropriété privée pour leurs IA. OpenAI verrouille ses modèles, Google privilégie Gemini dans ses services, Apple interdit l’accès profond à iOS sauf pour ses partenaires, Microsoft pousse Copilot partout et Meta réserve ses données sociales à ses propres modèles. Derrière le discours sur la “sécurité” ou la “qualité”, une logique simple : empêcher les concurrents d’accéder aux données, aux outils et aux usages nécessaires pour ent


Rédaction

Rédaction

La guerre d'Ukraine menace Venise, par Thibault de Varenne

La guerre d'Ukraine menace Venise, par Thibault de Varenne

La réouverture du pavillon russe à la Biennale de Venise suscite une intense polémique. Mais fermer ce Pavillon d'autorité est-il conforme à l'état de droit européen ? Il est des jardins que l'on croit protégés par le temps, comme nos vieilles forêts girondines où chaque parcelle raconte une lignée, un droit, une appartenance. Les Giardini de Venise sont de cette trempe. Depuis plus d'un siècle, ce petit bout de terre ferme face au Grand Canal fait office de « condominium » international, une m


Rédaction

Rédaction

Fraude sociale : une nouvelle étape pour généraliser la surveillance des Français, par Élise Rochefort

Fraude sociale : une nouvelle étape pour généraliser la surveillance des Français, par Élise Rochefort

Ce lundi 11 mai 2026, le Sénat s’apprête à clore une séquence législative qui, sous couvert de vertu budgétaire, acte une bascule sans précédent de notre contrat social vers une société de la suspicion et de la surveillance généralisée. Avec un objectif de 1,5 milliard d'euros de recettes annuelles, le gouvernement Lecornu ne se contente pas de traquer les indus ; il installe les services de renseignement au cœur de la gestion des finances publiques et autorise une intrusion capillaire dans la


Rédaction

Rédaction