Palestine: face au génocide qui continue les complices occidentaux deviennent fébriles

Palestine: face au génocide qui continue les complices occidentaux deviennent fébriles


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Voir des pays occidentaux commencer, dix-neuf mois après le début du génocide des Palestiniens de Gaza, à condamner le gouvernement Netanyahou suscite un mélange de mépris et de scepticisme: mépris devant la panique que les gouvernements européens ou nord-américains n’arrivent plus à maîtriser quand ils prennent la mesure de ce qu’ils ont couvert depuis un an et demi. Scepticisme car la « solution à deux Etats » est largement dépassée par les événements. Elle ne pourra être qu’une étape en attendant la création d’un seul Etat au sein duquel tous les Palestiniens qui le veulent pourront revenir vivre; et où chrétiens, juifs et musulmans pourront vivre sur un pied d’égalité.

Le 19 mai, les gouvernements britannique, français et canadien ont publié une déclaration commune appelant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à mettre fin à l’invasion militaire en cours à Gaza et à lever le blocus sur les convois d’aide humanitaire .La déclaration indique:

« Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que le gouvernement Netanyahu poursuit ces actions flagrantes. Si Israël ne met pas fin à sa nouvelle offensive militaire et ne lève pas ses restrictions sur l’aide humanitaire, nous prendrons d’autres mesures concrètes en réponse »

Il aura donc fallu dix-neuf mois!

L’indignation hypocrite des Européens et Américains du nord

Les trois nations occidentales ont également exhorté Israël à coopérer avec l’ONU afin de

« garantir le retour de l’acheminement de l’aide conformément aux principes humanitaires »

et ont appelé le mouvement de résistance palestinien Hamas à

« libérer immédiatement les otages qu’il détient si cruellement depuis le 7 octobre 2023 ».

Nous voilà rassurés. il faut bien que les mots soient plus durs avec le Hamas qu’avec le gouvernement israélien!

Après plus d’un an et demi de soutien constant à la campagne israélienne visant à tuer, mutiler et affamer des centaines de milliers de Palestiniens, Londres, Paris et Ottawa ont affirmé lundi que le dernier blocus de l’aide « risquait de violer le droit international humanitaire ». Ce n’est pas de l’humour noir. C’est la déclaration méprisable de politiciens opportunistes qui ont peur de se retrouver devant un tribunal international pour complicité avec les génocideurs.

« Israël a subi une attaque odieuse le 7 octobre. Nous avons toujours soutenu le droit d’Israël à défendre les Israéliens contre le terrorisme. Mais cette escalade est totalement disproportionnée »

, affirme le communiqué, ajoutant que les dirigeants des trois nations

« ne resteront pas les bras croisés pendant que le gouvernement Netanyahu poursuit ces actions flagrantes ».

Les trois pays ont également annoncé leur engagement à « reconnaître un État palestinien » un mois avant la tenue d’un sommet organisé par la France et l’Arabie saoudite qui marquera, selon certaines sources, un « point de non-retour » pour la solution dite « à deux États ».

Les complices deviennent nerveux mais le meurtrier continue

Plus tôt dans la journée, le Washington Post a rapporté que « les proches de Trump » avaient récemment déclaré au gouvernement israélien : « Nous vous abandonnerons si vous ne mettez pas fin à cette guerre. » Cette déclaration intervient une semaine après que les médias occidentaux ont affirmé que le président américain Donald Trump avait « perdu patience » avec Netanyahu.

Malgré ces tensions présumées, l’armée israélienne a poursuivi sa dernière invasion de Gaza, baptisée « Opération Les chars de Gédéon », Netanyahou s’engageant à prendre le contrôle total de l’enclave assiégée.

Les opérations militaires à Gaza interviennent alors qu’Israël a partiellement levé le blocus de l’aide humanitaire, autorisant cinq camions à entrer dans Gaza, dont deux auraient transporté des linceuls au lieu de la nourriture et des médicaments dont la population a tant besoin.

Tel-Aviv avait précédemment annoncé que 30 camions d’aide humanitaire entreraient à Gaza lundi, soit une fraction des plus de 500 camions dont la bande de Gaza aurait besoin pour subvenir aux besoins de sa population avant le début du génocide, selon l’ONU.

« Les citoyens de Gaza recevront un pain pita et une assiette de nourriture, et c’est tout », a déclaré lundi soir le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, ajoutant que les troupes israéliennes « anéantissaient tout ce qui restait dans la bande de Gaza ».

« La population fuira vers le sud, puis vers des pays tiers », a souligné M. Smotrich, approuvant le plan du président Trump visant à nettoyer ethniquement la bande de Gaza afin d’y construire la « Riviera du Moyen-Orient ».

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Trop peu, trop tard

Protestations qui n’obtiennent pas plus que l’entrée de quelques camions à Gaza. Invocations de « principes humanitaires » alors que c’est l’humanité, tout simplement, qui est ébranlée dans ses fondements. Plaidoyer pour « une solution à deux Etats ».

C’est trop peu, trop tard.

Bien entendu, cela finira par profiter aux Palestiniens – après plusieurs centaines de milliers de morts. Mais il faut bien comprendre que les gouvernements d’Europe et d’Amérique du nord ne font que construire une digue précaire pour se protéger de la vague qui pourrait, ils le sentent bien, venir les engloutir.

Pendant que les gouvernements occidentaux se sont faits complices, depuis dix-neuf mois, d’un génocide, pendant que les pays arabes – pour la plupart – se taisaient, partout dans le monde l’opinion mondiale s’est mobilisée. Un mouvement de plus en plus profond se produit, qui emportera non seulement le gouvernement meurtrier et ses agents mais tous ses complices.

C’est une révolution qui a commencé! Et nous devrons veiller à ce qu’elle ne s’arrête ni ne s’enlise. Il ne faudra aucune pitié envers les bourreaux ni leurs complices. Nous ne nous laisserons pas berner par les gesticulations d’un Starmer, d’un Macron ni d’un Carney.

La « solution à deux Etats » était peut-être viable il y a une génération. Aujourd’hui, c’est complètement dépassé. Au bout de la révolution qui a démarré, il y aura à nouveau en Palestine, un seul Etat, où toius les Palestiniens qui le souhaitent reviendront vivre; et où des chrétiens, des juifs et des musulmans pourront vivre sur un pied d’égalité.


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