“Opération Bruxelles”: la planification bureaucratique pousse les médecins à la sécession

“Opération Bruxelles”: la planification bureaucratique pousse les médecins à la sécession


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Dimanche 11 janvier 2026, un convoi de 90 cars a quitté Paris pour Bruxelles, transportant environ plus de 1 500 chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens libéraux. Dénommée « Opération Bruxelles », cet exil protestataire de trois jours, dépasse la simple colère contre un budget. Elle incarne la fracture grandissante entre une profession libérale et un État français qui, par son interventionnisme croissant, confisque la souveraineté du praticien et entrave l’offre de soins.

Après une semaine de grève, plus de 1.500 médecins libéraux ont décidé d’effectuer un exil symbolique à Bruxelles, la capitale de la Belgique, pendant trois jours. Il s’agit d’une mobilisation visant à contester la politique de santé du gouvernement. Selon le président du syndicat "Le Bloc", Philippe Cuq, ils vont « préparer une dizaine de propositions «  à remettre eu Premier ministre » pendant cet exil.  

Une nouvelle étape de la mobilisation

Au cours du dernier trimestre de l’année 2025, les médecins libéraux ont menacé de faire la grève pendant 10 jours, suite aux appels lancés par leurs syndicats. L’objectif de cette mobilisation, c’est de protester contre la politique de santé du gouvernement. Ils ont mis cette menace à exécution depuis le 5 janvier dernier. Samedi, des milliers de médecins ont défilé à Paris.

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Après une semaine de grève, les médecins libéraux ont décidé de passer à une nouvelle étape de la mobilisation. Ils ont choisi d’effectuer un exil symbolique de trois jours en Belgique. Avec leurs calots de bloc, leurs blouses blanches et leurs valises, plus de 1500 anesthésistes, chirurgiens et obstétriciens libéraux se sont donné rendez-vous à la porte Dauphine, à Paris, dimanche, pour le grand départ. « On souhaite que le gouvernement arrête de taper sur la médecine libérale », a déclaré le président du syndicat "Le Bloc", Philippe Cuq.

Cet exil en Bruxelles était organisé depuis des mois. Une plateforme d’inscription a été créée sur la toile en 2025. Selon Philippe Cuq, 1936 médecins se sont inscrits, mais « plusieurs centaines d’entre eux ont été réquisitionnés » et n’ont pas pu prendre la route.  Pendant de ce voyage en Belgique, « nous allons travailler pour préparer une dizaine de propositions que nous voulons remettre au Premier ministre à notre retour », a-t-il annoncé devant la presse.

Budget 2026 : toujours plus de contraintes, jamais plus de moyens

Au cœur de la colère : le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Derrière le discours officiel de maîtrise des dépenses, les praticiens dénoncent une logique purement comptable, déconnectée des réalités du terrain. Limitation des arrêts de travail, contournement des négociations conventionnelles, pression sur les honoraires : la liste des griefs est longue.

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Les médecins de bloc alertent également sur la question des dépassements d’honoraires, présentés non comme un privilège, mais comme une condition de survie économique pour les cliniques privées. Un point que l’État refuse d’assumer, préférant entretenir l’illusion d’un système gratuit et universel.

Conséquence directe du mouvement : Lamine Gharbi, le président de la fédération des cliniques privées (FHP) qui soutient la mobilisation des médecins libéraux, a annoncé que « 80% des blocs opératoires » privés vont fermés leurs portes au cours des trois premiers jours de cette nouvelle semaine. « Ca va être tendu » dans les hôpitaux publics puisqu’ils vont devoir recevoir tous les patients.

Les médecins libéraux attendent « un rendez-vous » avec le Premier ministre Sébastien Lecornu selon Philippe Cuq.

« Le chef du gouvernement s’occupe des agriculteurs qui nourrissent les Français, mais nous nous soignons les Français »

a-t-il ajouté.  En refusant le dialogue, notamment par l'intermédiaire de la ministre Stéphanie Rist, l'exécutif choisit l'épreuve de force.

En refusant le dialogue, notamment par l'intermédiaire de la ministre Stéphanie Rist, l'exécutif choisit l'épreuve de force.


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