À l’approche des municipales de 2026, la France insoumise rallume la mèche mémorielle. À Nantes, William Aucant, sa tête de liste annonce vouloir déboulonner la statue de Louis XVI, jugée incompatible avec l’espace public républicain. Une fois de plus, la gauche radicale instrumentalise l'histoire pour imposer son récit, au mépris de la liberté et de la propriété collective.

La tête de liste de La France insoumise (LFI) à Nantes, William Aucant, a révélé son projet de retirer la statue de Louis XVI surplombant la place du maréchal-Foch en cas de victoire aux élections municipales. Selon ce candidat à la mairie, il s’agit d’un « symbole royaliste, religieux, antirépublicain » et elle « n’a pas sa place dans l’espace public d’une République. Les Insoumis proposent de remplacer la statue par la figure de Marianne et promet également de "féminiser l’espace public " et " le débarrasser des héritages coloniaux et esclavagistes".
"Cancel culture" à la sauce LFI en cas de victoire
A l’approche des élections municipales 2026, William Aucant, la tête de liste de la France Insoumise, compte effectuer un changement monumental dans la ville de Nantes en cas de victoire. Dans un communiqué partagé sur son compte X, il a annoncé son projet de retirer la statue de Louis XVI sur la place du maréchal-Foch le mercredi 21 janvier dernier, la date d’anniversaire de la décapitation de ce roi de France et de Navarre.

Trônant en haut d’une colonne de 28 cm, cette sculpture royale existe depuis plus de deux siècles et elle est considérée comme un patrimoine historique notable de la cité nantaise. Mais pour William Aucant, il s’agit plutôt d’un « symbole royaliste, religieux, antirépublicain ». Selon ce candidat à la mairie, Nantes serait « l’une des dernières villes de France à conserver dans son espace public une statue de Louis XVI ».
👑❌ Symbole royaliste, religieux, anti-républicain :
— William Aucant (@WilliamAucant) January 21, 2026
la statue de Louis XVI domine #Nantes depuis plus de deux siècles.
Le 21 janvier 1793, la Révolution française avait pourtant tranché la question.
👉 Ce #21janvier, la #NouvelleNantes vous propose de tourner cette page. ⬇️ pic.twitter.com/lUlS4XyWXi
Pour les partisans de Jean-Luc Mélenchon, la présence de Louis XVI est une « apologie de la haute trahison ». "La Nouvelle Nantes vous propose de tourner cette page en déboulonnant cette statue", a écrit William Aucant sur X.

Ce narratif omet volontairement la valeur patrimoniale et historique de l’œuvre pour n’y voir qu’un outil politique. En proposant de remplacer le roi par une figure de Marianne, LFI impose une vision binaire de l'histoire.
La lucidité est un luxe qui rapporte. Pour vous permettre de prendre les meilleures décisions avec des idées nettes, nous vous proposons une offre exceptionnelle :
Pour tout abonnement annuel au Courrier des Stratèges souscrit ce week-end (79€/an), le dossier complet "Quelles cryptos acheter en 2026" vous est envoyé GRATUITEMENT.
Ne payez pas cher votre ignorance. Rejoignez la communauté des esprits libres et devenez, enfin, souverain de vous-même
L’audit des rues : une inquisition sémantique
Le projet ne s’arrête pas au déboulonnage. LFI annonce un audit complet des noms de rues pour les « féminiser » et les « décoloniser ». Cette volonté de purger l'espace public des « héritages esclavagistes » relève d'une lecture anachronique de l'histoire.
Derrière le projet de déboulonnement se cache un programme bien plus vaste : un "audit" des noms de rues pour les aligner sur des "valeurs" définies par le pouvoir municipal.
LFI affirme ne pas vouloir "effacer l'Histoire", mais propose précisément de l'expulser de l'espace partagé pour la confiner dans l'espace contrôlé du musée. Cette opération de "contextualisation" n'est qu'un euphémisme pour désigner un révisionnisme actif.

Le vrai débat n'est pas la légitimité de Louis XVI, mais le droit d'une communauté à disposer librement de son patrimoine, sans qu'une élite politique ne décide, par décret idéologique, ce qui est bon ou mauvais pour sa mémoire. Cette statue appartient aux Nantais et non à la LFI.

Cette obsession pour la destruction des symboles rappelle les heures du fanatisme iconoclaste. On ne peut s’empêcher de songer aux Talibans faisant exploser les statues de Bouddha à Bamiyan : quand on ne sait pas bâtir l'avenir, on se venge sur les pierres du passé. Effacer Louis XVI ne détourne pas l'attention des vrais enjeux. Ce n'est pas en effaçant le passé que la LFI ouvrira un avenir radieux aux Français. Une nation confiante n’a pas peur de son passé ; elle s’en sert plutôt pour bâtir, produire et innover.




