Marché des vaccins COVID en déclin : Novavax obtient l’autorisation d’urgence de la FDA

Marché des vaccins COVID en déclin : Novavax obtient l’autorisation d’urgence de la FDA


Partager cet article

Aux Etats-Unis, Novavax vient d’obtenir l’autorisation d’utilisation d’urgence (EUA) de la FDA (Food and Drug Administration) pour la version actualisée de son vaccin anti-Covid NVX-CoV2705. L’injection peut être administrée aux personnes âgées de 12 ans et plus. Malgré une réticence vaccinale de plus en plus présente chez les américains et le recul du COVID à l’échelle mondiale, la Food and Drug Administration (FDA) a annoncé qu’elle envisage de recommander ce nouveau rappel Covid à l’heure où la variante KP (peu dangereux) se propage aux Etats-Unis.

Novavax a reçu récemment une autorisation d’utilisation d’urgence (EUA) de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour la version mise à jour de son vaccin, NVX-CoV2705. Cette décision permet à Novavax de rejoindre Moderna et Pfizer/BioNTech, qui ont également reçu des approbations similaires pour leurs vaccins actualisés. Novavax n’a pas réussi à se faire une place sur le marché des vaccins contre le Covid-19 pendant la pandémie. Il a été monopolisé par les deux fabricants de vaccins à ARNm, dont Pfizer/BioNTech et Moderna.

Approuvé par la FDA chez les personnes âgées de 12 ans et plus

La FDA a accordé à Novavax une EUA pour son vaccin mis à jour, baptisé NVX-CoV2705permettant son utilisation chez les personnes âgées de 12 ans et plus. Cette approbation suit celle des vaccins à base d’ARNm de Moderna et de Pfizer/BioNTech, qui ont également été approuvés pour une utilisation chez les adolescents et les adultes, avec une extension d’EUA pour les enfants âgés de 6 mois à 11 ans.

Le NVX-CoV2705 comprend un composant monovalent qui cible le variant JN.1, la souche mère des variants en circulation incluant notamment KP.2.3, KP.3, KP.3.1.1 et LB.1 d’après le PDG de Novavax, John C Jacobs.

Notons que lors d’une réunion qui s’est tenue au mois de juin, le Comité consultatif sur les vaccins et produits biologiques connexes de la FDA a voté à l’unanimité pour la production de vaccins monovalents ciblant la lignée JN.1 pour la campagne de vaccination 2024-2025.

Marché du COVID en déclin

Le vaccin de Novavax sera bientôt disponible sur le marché. Il se présente comme une alternative aux vaccins à ARNm mis à jour Spikevax de Moderna et Cominarty de Pfizer/BioNTech, autorisés pour les personnes âgées de 12 ans et plus et pour les enfants âgés de 6 mois à 11 ans.

Notons que la demande de produits contre le Covid a beaucoup diminué. Pfizer et Moderna ont été particulièrement touchés par cette baisse, enregistrant des chutes de revenus significatives en 2023. Pfizer a vu ses revenus diminuer de 42 %, tandis que Moderna a subi une baisse de 64,8 % par rapport à l’année précédente.

Cette tendance a contraint ces entreprises à adopter des mesures d’économie drastiques pour compenser la baisse des ventes. Pour le lancement du NVX-CoV2705, Novavax a signé un accord de licence de 1,2 milliard de dollars avec Sanofi.

Ce contrat donne à ce dernier les droits de commercialiser le vaccin dans le monde entier, sauf, dans les pays ayant déjà conclu des partenariats avec Novavax. Ils incluent notamment l’Inde, le Japon et la Corée du Sud.

Contrairement à la technologie ARN, le sérum Nuvaxovid est à base de protéines et a été utilisé dans la production des vaccins contre la grippe et le zona. Le M Adjuvant est effectivement l’ingrédient qui distingue les produits Novavax des vaccins à ARNm. Nous l’avons évoqué dans nos colonnes, le vaccin Novavax – pas plus que les autres – n’a fait l’objet d’une réelle étude de pharmacovigilance dans la durée et les essais cliniques ne permettent pas de savoir si les adjuvants utilisés.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Par Thibault de Varenne — chronique Voici bientôt quatre ans et demi que la guerre dure à l'est de l'Europe, et nous avons cessé de la comprendre. Non que les faits manquent : ils abondent. Mais nous ne les lisons plus que dans une seule langue, celle d'un camp qui ne raconte que ses espérances. Lue depuis Moscou, Pékin et New Delhi, la carte dit autre chose. Essayons, pour une fois, de la lire avec les yeux des autres. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUI


Rédaction

Rédaction

Faut-il acheter du SpaceX ?

Faut-il acheter du SpaceX ?

Par Vincent Clairmont SpaceX fait son entrée au Nasdaq ce vendredi 12 juin, après un dépôt confidentiel auprès de la SEC le 1er avril : une levée visée jusqu'à 75 milliards de dollars — plus du double du record historique — pour une valorisation d'au moins 1 800 milliards. La question qui sature ma boîte depuis l'annonce tient en quatre mots : faut-il en acheter ? LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'ac


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

AuCOFFRE, VeraCash ou pas ? Et ce que « détenir de l'or » veut dire : réponse à une lectrice

AuCOFFRE, VeraCash ou pas ? Et ce que « détenir de l'or » veut dire : réponse à une lectrice

Par Vincent Clairmont Une lectrice me pose la question en commentaire : pourquoi le Courrier ne conseille-t-il jamais AuCOFFRE ou VeraCash pour les métaux précieux ? La question mérite mieux qu'une réponse de coin de table, parce qu'elle touche au cœur du sujet. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. V


Rédaction

Rédaction

Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Par Vincent Clairmont La Banque centrale européenne a relevé ce jeudi son taux de dépôt de 2 % à 2,25 %, première hausse depuis près de trois ans, sur fond d'inflation remontée à 3,2 % en zone euro en mai, portée par l'énergie. La question qui remplit ma boîte depuis une semaine tient en cinq mots : faut-il bouger mon épargne ? Ma réponse : presque pas — et le « presque » mérite d'être détaillé poste par poste. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE


Rédaction

Rédaction