Macron soutiendra Barnier à la présidence de la Commission

1 min de lecture

Partager cet article

La France soutiendra Barnier pour la succession de Jean-Claude Juncker. N’oublions pas que les élections européennes n’appellent pas seulement un changement de Parlement. Elles induisent un renouvellement de la Commission. La France aura-t-elle l’autorité nécessaire pour imposer son candidat, même très légitime? On en doute.

Barnier ne sait pas encore s’il sera candidat, et la France ne sait pas encore si elle le soutiendra. Mais au cas où Barnier serait candidat et aurait une chance de gagner, elle le soutiendra. Cette position courageuse devrait progressivement s’affiner, notamment au vu de la coloration du Parlement qui sortira des urnes.

Les avantages de Barnier

Sur le papier, Barnier est un très bon candidat. Parfait connaisseur des dossiers, son art de la négociation, consommé dans l’affaire du Brexit, le rend tout à fait légitime pour présider la Commission. Qui plus est, son positionnement libéral convient globalement aux autres partenaires de la France, Allemagne en tête.

Les inconvénients de Barnier

Ils sont d’abord d’être Français, et la présidence de la Commission n’a pas vocation à être attribuée une deuxième fois à un Français (le premier ayant été Jacques Delors). Son deuxième inconvénient est de ne pas être affilié à un parti. Il ne peut donc être un Spitzenkandidat, c’est-à-dire le leader d’une liste qui remporterait les élections européennes (ce système de désignation a la préférence de l’Allemagne).

Le risque de Barnier

En outre, la candidature de Michel Barnier présente un risque pour la France: elle pourrait, en cas de succès, appeler une contre-partie allemande. En l’espèce, Merkel pourrait demander à la France de soutenir la candidature de son poulain Weidmann à la tête de la BCE. Et pour une zone euro exsangue, l’arrivée d’un faucon tudesque à ce poste pour être le signal de la fin.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

Le 23 septembre 2026, l’Urssaf a exigé 2,7 millions d’euros de Foodora et de deux anciens dirigeants pour travail dissimulé.L'audience d'indemnisation est renvoyée au 27 janvier. Dans le même temps, les 231 anciens coursiers, eux, patientent toujours. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. Vous restez li


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
Photo by Franck V. / Unsplash

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros

À partir d’avril 2027, louer certains petits logements dans le centre ancien de Rennes ne relèvera plus de la seule décision du propriétaire. Environ 900 logements de moins de 20 m² seront soumis à un « permis de louer », avec dossier administratif, visite municipale et jusqu’à 15 000 euros d’amende en cas de récidive. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Cou


Rédaction

Rédaction